Communiquée par M. le D' Morax
ÉTUDE ANALYTIQUE DE NOS OBSERVATIONS 6x
Dans les antécédents personnels du malade, bien portant jusqu’à il y a un an, on retrouve une affection de l'appareil respiratoire, qui s'est d’abord manifestée en janvier 1906 par une pleurésie séro-fibrineuse qui nécessita une ponction évacuatrice de 1!,500 de liquide séreux. Au cours de cette pleurésie il aurait présenté des réactions thermiques violentes, La convalescence fut longue, très amaigri, ne retrouvant pas son appétit, il fut réformé en mars 1906 pour « bronchite chronique ».
Il n’y a rien à noter dans ses antécédents héréditaires ou collatéraux : père etmère bien portants. Il est le troisième d’une famille de dix enfants, dont huit sont en bonne santé.
Enuclée le 17 janvier.
Bonnes suites opératoires locales. |
EXAMEN ANATOMO-PATHOLOGIQUE (Pièce, n° 270).
Ce qui frappe d'abord sur cette préparation, c’est l'existence d’une tuberculose rétinienne. |
La rétine est, en effet, décollée en fourreau de parapluie. Ce décollement est provoqué par un abondant exsudat amorphe, sans structure, analogue à celui que l’on
rencontre dans certaines tumeurs choroïdiennes (sarcome). En un point se trouve le reliquat d’une hémorragie en partie résorbée.
L'entonnoir rétinien, dans sa moitié postérieure, est occupé par le vitré, rétracté, en voie d’organisation fibreuse, et la rétine à ce niveau est amincie, étirée, en voie d’atrophie, au point qu'on ne distingue plus ses
diverses couches.
Dans sa moitié antérieure il est occupé par la masse tuberculeuse qui s'étend, en hauteur, de l’ora serrata d’un côté de la préparation jusqu'à l’ora serrata du côté opposé. Elle tapisse la cristalloïde postérieure (qui a résisté en tous ses points), la région libre de la zonule et la portion postérieure des procès et de la rétine ciliaires.
Cette masse tuberculeuse a dissocié, étiré, détruit
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les éléments rétiniens qui ont fait place à de nombreux amas de lymphocytes, de plasmocytes, de cellules granulomateuses. Il y a de nombreuses cellules géantes et quelques follicules bien dessinés surtout à la pone
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Fig. 16 (Obs, VIN).
postérieure. En quelques points on remarque une tendance à la nécrose et à la caséification. La masse néopla- -sique est plus dense, plus jeune, en voie de prolifération sur les couches antérieures, notamment contre le cristallin et la face postérieure de son appareil suspenseur. |