‹ La Tuberculose du Tractus UVÉAL Infection et SuperinfectionChapitre 54 sur 65 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

Lapin n° 208 : poids : 1“8430.

O. D. Injection sous-conjonctivale.

3 jours après, très léger œdème au point d’inoculation. | 9 jours après, petit peloton jaunâtre bien recouvert par la conjonctive, blanc, au fond du cul-de-sac supérieur. 14 jours après, poids : 1“8,400.

21, jours après, poids : 15,260. Petite masse Jaune sans réaction au

niveau de la conjonctive.

40 jours après, la néoplasie conjonctivale est en voie de diminution. 70 jours après, l’animal amaigri (poids, 1“,220) est sacrifié. A l’autopsie, rien dans l'abdomen, ni dans le thorax; on trouve deux ganglions à droite au niveau du confluent des jugulaires (Ziehl positif).

OBSERVATION XXV Lapin n° 205 : poids : 1X8,600.

O. D. Inoculation sous-conjonctivale.

3 jours après, légère sécrétion, chémosis.

9 jours après, localement, très minime réaction, petite saillie blanche, jaunâtre, quelques vaisseaux néoformés à la partie supérieure au fond du cul-de-sac.

14 jours après, poids : 1“6,580.

24 jours après, petite saillie jaune, mobile, souple au point d'inoculation, léger amaigrissement. Poids : 1“8,450.

40 jours après, état stationnaire.

70 jours après, animal amaigri. Poids : 1“,050.

Sacrifié, il présente des ganglions nombreux dans la région cervicale, au confluent jugulaire, pas de ganglions bronchiques, ni de tuberculose pulmonaire. Examen de ganglions (Ziehl positif).

On trouvera enfin dans les observations 1, Il, II, IV et V{p. 133 et suiv.) le détail des réactions positives obtenues par injection dans la chambre antérieure de tuberculine sur les animaux n° 199, 293, 202, 204 et 207.

Ainsi nous avons pu réaliser très facilement l’inoculation de la tuberculose par injection sous-conjonctivale de bacilles de Koch. Ce fait de constatation banale n’a d'intérêt qu'en ce qu'il nous à permis de voir que, demème que dans les inoculations par instillations dans le cul-desac conjonctival, la dissémination de l'infection bacillaire se fait ici par la voie lymphatique. D'autre part, ceci nous permet de constituer des documents susceptibles d’être comparés aux inoculations de bacilles de Koch que nous avons été amené à faire dans d’autres conditions.

En effet, il est permis de penser que dans les formes d'irido-kératite, d’épisclérites bacillaires, il s’agit de lésions secondaires survenant chez des sujets en état

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d'allergie bacillaire. Les expérimentations faites jusqu'ici pouvaient apparaître comme s'étant tenues pour ainsi dire en dehors de la question, elles n’ont logiquement pu donner que des images très lointaines des lésions observées en pathologie humaine, puisqu'elles ont négligé les conditions que réalise l'allergie tuberculeuse.

III. SUPERINFECTION PAR INJECTION SOUS-CONJONCTIVALE. — Il fallait donc expérimenter sur des animaux allergiques en considération des travaux si suggestifs de BEzancon et B. pe Sersonnes*, de Risr, Léon KinpBerG et RozLanp *. En effet, nous avons vu que Besançon et B. DE SERBONNES pensent que les phénomènes observés à la suite de la superinfection expérimentale peuvent expliquer l'installation des séquelles fibreuses indélébiles de la tuberculose pulmonaire, tout comme les formes caséeuses à expulsion massive. Risr, Léon KinpserG et RozLanD, dans leur étude du phénomène de Koch, ont dégagé les caractères très particuliers de la lésion de superinfection ; celle-ci, nous le savons, est très différente du chancre de première inoculation. Toujours plus rapide et plus bruyante dans son mode de constitution, très variable dans son évolution, elle a parfois une tendance à l’extension que ne possède pas le chancre tuberculeux de première inoculation qui, comme le chancre syphilitique, semble jouer le rôle de porte d'entrée et de première zone de multiplication pour un germe dont la dissémination se fait par la voie lymphatique :

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