‹ La Tuberculose du Tractus UVÉAL Infection et SuperinfectionChapitre 8 sur 65 · IT INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IT INTRODUCTION

constater que si les lapins sains ne sont pas sensibles à l'injection de bacilles tuberculeux morts, les lapins allerpiques qui reçoivent une injection de ces corps bacillaires dans la chambre antérieure, réagissent avec une extrême violence. Cette réaction qui rappelle celle que l’on obtient par l'injection de tuberculine, pouvait être comparée à celle que donne chez le lapin alergique l'injection dans la chambre antérieure de bacilles vivants. À insi, aux réactions légères produites par l'inoculation avec des corps bacillaires vivants dans la chambre antérieure du lapin sain, on pouvait comparer la très minime et très fugace réaction qui suit l'injection dans la chambre antérieure d'une goutte de tuberculine À T K; aux réactions extrémement violentes que provoque l'injection de tuberculine À T K chez le lapin allergique, on pouvait comparer celles des superinfections réalisées par inoculation de corps bacillaires vivants dans la chambre antérieure du lapin allergique.

Or, dans ce dernier cas, il s'agissait d'un phénomène de Koch. L'étude comparative des lésions de première inoculation et des lésions ainsi obtenues nous a paru intéressante parce que la conception actuelle de l’infection tuberculeuse autorise à envisager les altérations tuberculeuses de l'uvée comme étant presque toujours réalisées par superinfection sur un terrain modifié par une première atteinte. Le motde Superinfection, que nous avons employé, est emprunté aux auteurs qui l'ont consacré à désigner ce que constitue le germe tuberculeux lorsqu'il est inoculé à un sujet qui a déjà subi quelque part les effets d’une première atteinte bacillaire, et il doit étre pris ici dans son sens le plus large car il sert à désigner un phénomène dans lequel l'atteinte d'un point, jusque-là indemne d'un

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