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FORMES DU BACILLE DE LA TUBERCULOSE

en question, offrant les mêmes réactions colorantes que le bacille lui-même. Ce caséum, on le sait, est très virulent, et il doit probablement cette virulence à ces débris persistants des bacilles. Toute cette question des formes durables du bacille de la tuberculose n'est encore qu'esquissée ; elle est cependant de la plus haute importance, si nous voulons être renseignés sur la façon dont le virus se maintient et se perpétue dans les vieux foyers et dans les cas latents de tuberculose.

La description que j'ai donnée jusqu'ici du bacille de la tuberculose se rapporte principalement à celle qui a été faite dès le début par Koch et qui a trait à l'aspect du microbe dans les produits tuberculeux ou dans les cultures jeunes de la tuberculose des mammifères. Dans ces derniers temps, les caractères morphologiques du microbe se sont montrés plus variables et plus compliqués.

Quand on étudie le bacille de la tuberculose dans le corps des animaux, il apparaît constamment sous la forme d'un bacille, continu ou interrompu dans sa longueur par des vacuoles, ou sous la forme de grains, représentant les détritus du bacille, mais ayant encore la réaction colorante spécifique. Dans les cultures, surtout dans les cultures âgées, et surtout dans les cultures aviaires, d'autres formes se manifestent, très intéressantes, quoique nos notions sur ce point soient encore insuffisantes. Il se passe pour le bacille de la tuberculose quelque chose d'analogue à ce que l'on connaît pour le bacille du charbon : on sait que dans le corps des animaux le bacille du charbon n'apparaît que sous la forme d'un bâtonnet, simple ou articulé, plus ou moins long, mais qui n'affecte jamais le développement filamenteux que l'on observe dans les cultures. Jamais non plus il ne donne de spores dans le corps de l'animal. 11 existe donc, pour ce bacille, des différences morphologiques considérables selon qu'il se développe en parasite dans le corps des animaux ou qu'il est cultivé sur des milieux inertes. Nous allons voir que pour le bacille de la tuberculose les choses se passent, dans une certaine mesure, de la même façon.

C'estàMetchnikoff* surtout que l'on doit d'avoir appelé l'at-

1. Mhtcunikofk, Ueljcrdiephagocytare Rolle der ïiiberkelriesenzcllcn {Virchow's Arch., 1888, Bd 113, p. 63).

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