‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 141 sur 689 · CULTURE SUR MILIEUX GLYCÉRINÉS (NOCARD ET ROUX · texte numérisé non relu

CULTURE SUR MILIEUX GLYCÉRINÉS (NOCARD ET ROUX

mant dans un flacon d'Erlenmeyer dans lequel la couche de bouillon atteignait au plus un centimètre de hauteur. Le liquide demeurait constamment clair; mais au bout de quelques semaines on voyait se former au fond du ballon un dépôt de grains semblables à des grains de sable : c'étaient de petites colonies du bacille de la tuberculose. Kocli essaya également la cultui^e sur la gélose nutritive, mais avec beaucoup moins de succès que sur le sérum gélatinisé.

La culture du bacille de la tuberculose, telle que nous venons de l'exposer, présente un certain nombre de difficultés. La première, la plus grande de toutes et que l'on n'est pas encore arrivé à supprimer, consiste à obtenir une première culture; la seconde consiste dans les lenteurs et les minuties de la préparation du sérum. Un des progrès les plus heureux réalisés depuis, dans l'étude de la tuberculose, a porté sur les procédés de culture du bacille : nous sommes redevables de ce grand progrès à Nocard et Roux.

En 1885, Nocard réussit à obtenir la culture du bacille de la tuberculose de la poule sur du sérum additionné, avant la solidification, d'un peu de peptone (1 p. 100), de chlorure de sodium (0,23 p. 100) et de sucre de canne (0,13 p. 100)'. Bientôt après, Nocard et Roux trouvèrent un perfectionnement beaucoup plus importante Pour éviter le dessèchement trop rapide du sérum gélatinisé, ils avaient pensé à y ajouter, avant la coagulation, une substance hygroscopique, de la glycérine, dans la proportion de 6 à 8 p. 100. Le résultat dépassa toute attente, et ils purent constater que le développement du bacille de la tuberculose s'effectuait ainsi d'une façon beaucoup plus abondante et plus rapide. Nous avons vu que la gélose nutritive est à peine utilisable pour la culture du bacille de Koch; en fadditionnant également de 6 à 8 p. 100 de glycérine, Nocard et Roux la transformèrent au contraire en un milieu de culture très favorable. La gélose glycérinée, qui se prépare et se stérilise avec la plus grande facilité, s'est depuis substituée, d'une

1. Nocard, Recherches expérimentales sur la tuberculose des oiseaux; culture du bacille (C. B.. de la Soc. de biol.,m^, p. 601).

2. Nocard et Roux, Sur la culture du bacille de la tuberculose (Annales de l'Institut Pasteur, 1887, p. 19).

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