UTILITÉ DE CET AGENT RÉVÉLATEUR
s'élève généralement de 1/2 à 3 degrés chez les animaux tuberculeux non fiévreux; on ne devra considérer comme ayant une valeur diagnostique réelle que les réactions supérieures à
1° ou i%r).
Il est prudent de prendre la température rectale des animaux, matin et soir, pendant plusieurs jours avant l'injection; il peut s'en trouver qui, pour des causes passagères, présentent des oscillations notables de la température ; il en résulterait une cause grave d'erreur. Les mensurations thermométriques doivent se faire toutes les 2 heures au moins pendant les 6 premières heures qui suivent l'injection, toutes les heures à partir de la sixième jusqu'à la dix-huitième.
En se conformant à ces préceptes, on aura en mains non pas un agent révélateur infaillible et donnant une certitude absolue, mais un moyen précieux de discerner la tuberculose chez les bovidés. Grâce à l'emploi de la tuberculine, le vétérinaire pourra reconnaître la tuberculose à ses débuts et dans ses formes latentes, qui défient tout diagnostic; il pourrra bannir la phtisie d'une étal)le presque à coup sûr. Quand on n'aura plus, dans une exploitation, que du bétail sain, on n'y admettra aucun animal nouveau sans le soumettre à l'épreuve de la tuberculine; on useradela môme précaution pourles vaches elles taureaux destinés à la reproduction. C'est, dans l'état actuel de nos connaissances, le moyen le plus sûr et le plus efficace pour attaquer le mal à son origine et dans sa source et pour enrayer le progrès toujours croissant de cette redoutable maladie.