EFFETS DES DEUX TUBERCULOSES CHEZ LES OISEAUX
connus depuis les expériences de Cohnheim et Salomonsen, de Baumgarten et enfin celles de Koch qui employait des cultures pures. Comme ce dernier, nous avons constaté que, si l'on injecte la culture en quantité un peu notable, on provoque une phtisie rapide de l'œil, la caséification des ganglions du cou, l'amaigrissement rapide et la mort au bout de deux mois environ, avec d'innombrables tubercules dans le poumon et la rate. Ces résultats s'observent, que la culture humaine ait été faite sur sérum à l'exemple de Koch, ou bien sur gélose glycérinée.
Les choses se passent différemment avec la tuberculose aviaire. L'injection intra-oculaire de quantités très notables de culture aviaire détermine aussi la destruction caséeuse de l'œil. Mais les animaux ne maigrissent généralement pas ; leur poids souvent augmente, ils sont des mois entiers en pleine santé apparente. Quand on les sacrifie, on constate la suppuration ou la fonte caséeuse de l'œil, les ganglions du cou sont tuméfiés, mais rarement caséeux. Le plus souvent les autres organes, foie, rate, poumons sont sains en apparence. Exceptionnellementon rencontre quelques tubercules solitaires, ordinairement fibreux, dans les poumons. En multipliant les recherches, on peut déceler la présence de quelques rares bacilles dans la rate. Quelquefois les lapins inoculés dans l'œil avec la tuberculose aviaire succombent au bout de plusieurs mois ; on ne trouve pas alors de tubercules dans les organes, mais ceux-ci renferment des bacilles peu nombreux.
Expériences sur les chieas. — On a vu, p. 349, au paragraphe consacré à la tuberculose du chien, le résumé de nos expériences comparatives sur les eftets de l'inoculation au chien des cultures humaine et aviaire. Ces expériences montrent qu'il n'est pas d'espèce animale plus propre que le chien à mettre en évidence les différences qui séparent les deux tuberculoses.
Expériences sur les poules et les pigeons. — Nous avons injecté, en quantité notable, de la culture de tuberculose hvimaine, sous la peau, dans le muscle pectoral, dans le péritoine et dans la veine axillaire de poules et de pigeons. Dans aucune de ces expériences nous n'avons obtenu d'effet appréciable. Les animaux conservés pendant de longs mois ne paraissaient nullement affectés. Chez les poules auxquelles on avait inoculé, à dose considérable, de la culture humaine sous la peau, dans