‹ La tuberculose et son bacilleChapitre 342 sur 689 · EXPÉRIENCES SUR LES LAPINS · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES SUR LES LAPINS

I. — On injecte dans la veine de l'oreille d'un lapin 3 ce. d'une émulsion filtrée sur toile fine, à peine louche, d'une culture de tuberculose humaine sur gélose glycérinée. 11 succombe quinze jours après. Rate grande et rouge; poumons criblés de granulations tuberculeuses.

II. — On injecte à un lapin, dans le bout central de l'artère carotide, vers le cœur, 2 ce. d'une émulsion fine de culture humaine sur gélose glycérinée. Le lapin meurt dix jours après. Le poumon est parsemé de petites granulations extrêmement fines. A l'examen microscopique on s'assure qu'il s'agit de tubercules, sans cellules géantes, remplis de bacilles.

III. — 10 ce. d'une émulsion d'une culture humaine sur gélose glycérinée sont injectés dans le péritoine d'un lapin. Il meurt neuf jours après. Masses jaunes, fibro-caséeuses dans le péritoine, agglutinant les anses intestinales; des masses analogues sont incrustées à la surface du foie et de la rate. Petits tubercules disséminés dans le foie; pas de tubercules dans les poumons.

IV. — On introduit par piqûre dans la trachée d'un lapin 2 ce. de l'éraulsion d'une culture humaine sur gélose glycérinée. Il meurt au bout de ■ dix jours. Pneumonie caséeuse, par foyers disséminés, dans les deux poumons; ces foyers sont entourés d'une zone de tubercules jaunâtres, abondants et volumineux. Rate petite, ne contenant pas de bacilles, non plus que le foie; le poumon en renfermait un grand nombre.

V. — On inocule dans la chambre antérieure de l'œil droit d'un lapin quelques gouttes d'une émulsion dense de culture humaine. Il meurt soi-

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