PAR PHTISIE CROIT AVEC L'AGE
différents âges de la vie, il faut chercher le rapport qui existe entre la mortalité par phtisie à un âge déterminé et le nombre des vivants du môme âge. Wiirzburg a utilisé, dans son travail, la statistique officielle du royaume de Prusse pendant la période quinquennale de 1875 à 1879. Ildivise la population en catégories et suivant les âges. Chaque catégorie est ramenée à 10000 individus vivants, du sexe masculin et du sexe féminin, puis on rapporte la mortalité causée par la phtisie au chiffre des vivants, dans chaque catégorie, d'abord pour l'ensemblede la population du royaume, puis pour la population des villes, puis pour celle des campagnes.
Le graphique (fig. 63) ci-contre emprunté à Wiirzburg donne la mortalité selon les âges , pour l'ensemble des deux sexes : ce graphique montre que la mortalité la plus forte appartient aux âges avancés et qu'elle se répartit, par ordre de fréquence décroissante, de la façon suivante :
Cas de morts par tuberculose sur 10000 ■vivants du même âge.
L'âge de 60 à 70 ans donne 93,18
Audelàde 80 — 25,80
L'âge de 0 à 1 — 23,45
— Ià2 — 20,41
On voit par ces chiffres que l'époque de la vie humaine où la mortalité par phtisie est le plus rare est entre 5 et 10 ans; elle est plus fréquente dans les premières années de la vie, sauf chez le nourrisson, on elle est rare; à partir de 10 ans jusqu'à la vieillesse, elle suit une marche graduellement ascendante, dont le point culminant correspond à la période de 60 à 70 ans; puis se manifeste une descente rapide correspondant à l'extrême vieillesse (de 70 à 80 ans et au delà). En d'autres termes, la fréquence de la maladie augmente avec le nombre des années. Nous avons déjàvu que, pour la tuberculose bovine,