STATISTIQUES SUR LA FRÉQUENCE DE LA PHTISIE
proportion reste à peu près stationnaire depuis 186S; elle est plus forte qu'à Londres et que pour la plupart des capitales de l'Europe. En France, le Havre est à peu près la seule ville où la pthisie soit plus fréquente qu'à Paris.
J. Bertillon a représenté, dans le graphique suivant (fig. 60), pour la période quinquennale 188(5-1890, la fréquence annuelle moyenne, à Paris, des décès par phtisie, pour 100000 habitants de chaque âge et pour chacun des sexes. On voit par ce diagramme que la mortalité par phtisie, très notable de 0 à S ans, présente son minimum de 5 à 10 ans; elle se relève de IS à 20 ans, atteint son maximum entre 30 et 45 ans; la mortalité par phtisie est encore très forte de SO à 60 ans ; à partir de 60 ans, elle diminue lentement. Ce diagramme montre en outre qu'à Paris la phtisie est beaucoup plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. Cette ditl'érence se retrouve dans toutes les grandes villes de France'.
Holti a publié une statistique sur la mortalité par tuberculose des habitants de Helsingfors et des communes environnantes qui renferme des documents intéressants ^ Pendant les années 1882-1889, 1771 personnes y moururent de tuberculose. Cette mortalité se répartit de la façon suivante :
AGKS.