PROTECTION NATURELLE DE L'HOMME SAIN CONTRE L'INFECTION TUBERCULEUSE
Jusqu'ici nous avons parlé de la contagion de la tuberculose et nous avons donné les différents modes de contamination. De cet exposé, il ne faut pas conclure qu'une personne en santé devient fatalement tuberculeuse s'il lui arrive par hasard de respirer de l'air contaminé, de boire du Juit contenant quelques bacilles ou de se blesser légèrement sur un crachoir ébréché.
Nous l'avons vu, les germes sont respirés avec la poussière. Or, il y a dans les cavités nasales une multitude de petits poils qui dans les conditions ordinaires arrêtent les poussières que l'on rejette en se mouchant.
Supposant le cas où les bacilles n’ont pas été arrêtés par le système pileux, il y a encore les sécrétions nasales, qui douées d'un pouvoir bactéricide peuvent les rendre inoffensife, Au surplus, supposons que les microbes ont franchi ces deux barrières, qu’ils ont pénétré plus profondément dans l'arbre respi- - ratoire et jusque dans les bronches. Les cils vibratiles (petits poils toujours en mouvement) qui recouvrent ces dernières Jes repousseront à l'extérieur avec les sécrétions bronchiques, Même
arrivé dans le tissu du poumon, le microbe a encore à lutter :
contre les globules du sang qui sont vainqueurs lorsqu'ils sont en nombre suffisant.
Les sécrétions de l'estomac possèdent aussi un pouvoir bactéricide. Le suc gastrique tue le microbe en peu de temps. Ainsi donc une personne en santé ne doit Pas avoir une peur exagérée de la tuberculose. D'un autre côté, il. ne faut pas commettre l'imprudence de s’exposer inutilement aux dangers de l'infection.