‹ La tuberculose, maladie du peuple [microforme]Chapitre 46 sur 52 · En faisant un ra ditions de la maison du patient · texte numérisé non relu

En faisant un ra ditions de la maison du patient

5. En déterminant Jes conditions financières : si le patient est capable ou non de Payer ; si la famille perdra ou non son soutien, quand le malade sera placé dans une institution. Alors il sera créé un comité spécial, ou ajouté au dispensaire un département de secours.

Si le patient est trouvé indigent, municipalité prenne soin de sa famille, quête auprès du médecin recherches du comité.

Tout individu devrait avoir le droit de se présenter pour un examen, et tout médecin devrait obtenir pour n'importe quelle Personne un examen at bureau de son quartier.

S'il y a plusieurs dispensaires

il est nécessaire que la Souvent une petite enqui le soignait, aidera beaucoup les

, ils s’entendront Pour ne pas soigner le même patient. Une grande ville serait par exemple, Partagée en quartiers, et l’on traiterait les malades au dispensairc le plus rapproché de leur demeure.

On s'y maladie, |

On y recevra tous les malades au lit, et x le médecin sera en état de dire s'il est demeurer ow d'aller à un sanatorium d

Ce dernier doit être situé à

maison, à une plus grande alti au sud,

près quelque temps, mieux pour le patient d'y e campagne.

une plus grande distance de la tude, s'il est possible, et exposé

Au sanatorium des montagnes, on attachera un service pour les enfants tuberculeux avec une école.

Pour les Convalescents, une ferme Y sera annexée, afin qu'ils

puissent travailler graduellement et se préparer à reprendre leurs ancier nes occupations.

Si la ville est située au bord de la mer, il ÿ aura avantage d'avoir un sanatorium marin pour les enfants scrofuleux et tuberculeux.

A l'intérieur des terres, ce sanatorium devra être construit où l'air est le plus pur et le plus vivifiant,

Bien que les sanatoriums pour adultes soient l'idéal, tant que leur nombre sera limité, les campements de jour, c'est-à-dire

FIG. 54.—Premier Préventorium pour adultes, Brehmer Rest de Ste-Agathe des Monts,

les endroits où les tuberculeux peuvent suivre la cure de repos pendant le jour, seront certainement très utiles. On peut dire la même chose des campemerts de nuit, où le malade encore capable de travailler mais dont le quartier est insalubre, bénéficie d'un repos pris dans un endroit hygiénique et d’un bon repas, le soir et le matin.

Pour donner une éducation pratique à ceux qui sont fortement prédisposés à la tuberculose ou aux tuberculeux de la première période, un sanatorium éducationnel, où le malade peut “rester un certain temps pour s'entraîner aux moyens de prévention, et se soigner pour hâter sa guérison complète, est une

LOSE, MALADIE Du PEUPLE

force incalculuble

dans Ja lutte contre la tuberculose des masses,

, maladie

Le premier Préventorium Agathe es Monts, par Je Dr Brehmer Rest, en souvenir de mands,

des enfants prédis- 250 pensionnaires

nombreux sont nécessaires pour emts prédisposés de devenir des adultes tuberculeux.

Elles y Pourraient rester qu'en éloignant de leurs la surveillance constante On parviendra à diminuer

8 qui meurent après la * On n’estimera Jamais assez |’

Ce n'est plaçant sous itutions, que |’ tuberculeuse

Les sanatoriums mat très éloignés de la ville, édifiés sur un bon terrain, droit où l'air est très pur.

Les constructions seront ment maternel,

» C'est qu'ils soient draîné, plutôt élevé, et dans un en-

Sa Coopération ou plut, il faut des as8ocia-

par les expositions passagères ou permanentes : par leur collaboration à l'œuvre d'enquêtes poursuivie par les dispensaires, aux œuvres de bienfaisance sociale, et au placement des tuberculeux guéris, Ceux-ci. ayant quitté une institution. pourraient s'adresser à ces associations ou aux dispensaires pour être guidés, ou pour recommencer un traitem nt en cas de rechute.

Un autre travail important, pour à: oudre le problème tuberculeux ajouté aux mesures législative. et qui peut être accompli par les Souvernemenuts et les initiatives privées, ensemble, c'est

Fic. 55.—Préventorium St-Victor de Belæil, des Sœurs de la Providence. Fondation de l'Institut Bruchési,.

la multiplication des logis modèles, surtout dans les centres populeux. Partout la législation devrait rendre impossible Ja Construction de maisons autres que les maisons modèles, et la loi devrait en même temps donner aux autorités sanitaires le droit d'inspecter tout logis existant et de Je condamner, s'il est inhabitable à cause du manque de lumière où de ventilation. Comme nous l'avons dit déjà, si les réparations ne peuvent le rendre habitable, i] n'y a qu'un remède : l'abattre!

Le surpeuplement des maisons devraient être considéré com-

don cran ra

me un crinre, et la responsabilité en devrait retomber sur les propriétaires, Une famille de six ou de dix vivant dans trois chambres dont une seule peut-être reçoit directement du dehors l'air et la lumière, ne peut pas demeurer longtemps en bonne santé. C'est la tristesse et le morose du logis qui poussent l'ouvrier à l'hôtel. Il y trouve de Ja lumière et de la vie et devient indifférent aux conditions de sa maison. Donnez au travail.

leur une maison gaie, conf: table, propre et salubre, et le bar aura moins d'attraction.

Il deviendra meilleur mari, meilleur père et meilleur citoyen. L'argent dépensé autrefois pour le whisky prendra le chemin de la boucherie et de la boulangerie, pour le plus grand bien de la famille, et l'alimentation insuffisante, autre agent important qui prépare le terrain tuberculeux, sera matériellement diminuée.

Un noble mouvement en ce sens a été inauguré récemment à New-York par la création d'une Commission des habitations, dont le programm: est l'amélioration du logis du pauvre, par la promulgation de lois plus sévères et Par une application plus rigoureuse.

Le surpeuplement des prisons, des asiles, des hospices, des écoles, des barraquements, des refuges de nuit, des maisons de pension, devrait attirer l'attention des autorités sanitaires, Elles ne devraient pas se désintéresser’ des maisons de pension pour les marins, très souvent surpeuplées et malpropres. Il faudrait imposer un cubage d'air suffisant pour chaque individu, une ventilation mécanique, et l'isolement des tuberculeux.

Les constructeurs de navires, les propriétaires et les capitaines devraient se souvenir que les quartiers surpeuplés où les marins sont entassés pendant les heures de repos et de sommeil, sont réellement funestes et que même le travail au grand air ne peut compenser l'influence mauvaise qu'exerce sur la santé du marin, l'air empuanti des dortoirs.

Sans doute nous savons que l’espace attribué à chaque individu à bord d'un navire, est nécessairement limité, cependant les conditions peuvent être améliorées et la ventilation perfectionnée,

Par ce fait que les marins doivent vivre dans des quartiers

surpeuplés, le danger de la contamination est très grand sur les navirés.

COMMYF:{T LA COMBATTRE 8:

Un marin tuberculeux, encore à l'ouvrage, contamine presque à coup sûr ses camarades.

Mais le bateau n'est pas le seul endroit où Jes hommes d'équ'rage sont exposés à la maladie. À terre, ils vivent et couchent dans des chambres où l'ameublement consiste en un lit de paille ct où l'hygiène est si négligée qu'ils courent là un dan- 8er encore plus grand de s'infecter.

Le seul remède Pour prévenir la contamination tuberculeuse chez les marins, c'est l'examen périodique de chaque homme . d'équipage et le renvoi de tout individu tuberculeux.

Enfin, les médecins, les hommes d'Etat, les Philantrophes intéressés dans la soiution du problème tuberculeux, ont encore une autre oeuvre à accomplir à côté de l'amélioration du logis ouvrier et de la création d'institutions spéciales pour ‘:3 consomptifs : c'est d'enray-sr la marche de l'émigration des campagnes.

Quand la tuberculose aura fait son apparition dans une famille d'une grande ville, que le médecin use de toute son influ-

ence pour décider les plus jeunes membres à retourner à la campagne et à y prendre un travail en plein air.

Les hommes d'Etat protégeront les intérêts du cultivateur, afin que cette occupation soit plus attrayante pour la génération qui grandit qu’elle ne l’a été pour la génération précédente.

Les philantrophes, eux, aideront aux hommes d'Etat en créant des oeuvres pour enseigner au cultivateur des méthodes plus rationnelles et plus profitables, pour lui procurer des récréations saines, de bonnes lectures, pour former le Caractère de la jeunesse des campagnes et rendre sa vie plus agréable et plus intéressante; en un mot, lui inculquer l'amour de la nature et la vie au grand air. En proportion des efforts que l’on tentera, la tuberculose ira décroissante. ÉR

La création d'écoles forestières dans le but de conserver et de reboiser les forêts que dans certains Etats l’on exploite d’une façon insensée, procurerait à beaucoup de monde un emploi utile et sain, en même temps qu'elle rendrait la région plus salubre. Ainsi s’ouvrirait Pour des jeunes gens désireux de vaincre une prédisposition héréditaire -ou acquise, une carrière pleine d’attraits.

Un bureau de santé fédéral, inspirant, dirigeant et aidant

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les initiatives des bureaux de santé locaux, dans la prévention et la cure de la tuberculose humaine et animale, serait un précieux auxiliaire dans la solution du problème tuberculeux. Et la preuve en est donnée par le Bureau de santé impérial d’Allemagne. C'est lui qui a permis à Koch de mener à bien ses recherches et de découvrir le bacille tuberculeux, et qui l’aida, comme directeur de l'Institut d'hygiène, et membre du Bureau de santé impérial, de faire à la tuberculose une lutte eff. cace et de réduire sa mortalité de moitié.

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