INTRODUCTION
La tuberculose du nourrisson est la question d'hygiène sociale à laquelle se sont arrêtés le plus les médecins d’enfants, ces dernières années. Après les auteurs qui ont admis successivement, les uns, l’hérédité d'infection, d’autres, l’hérédité de terrain seulement, actuellement, à la suite des travaux du professeur Hutinel, du professeur Nobécourt, de Comby, de Marfan, l’on admet que la tuberculose du nourrisson est une maladie contractée; sont venus corroborer ces assertions de nouveaux travaux cliniques, anatomo-pathologiques, et de laboratoire dont nous parlerons au cours de notre thèse, et qui permettent de saisir la tuberculose à son début. De là, tous les pédiâtres ont préconisé l'isolement immédiat de l’enfant, à sa naissance, si possible, loin du milieu de contamination. Le nourrisson doit être hospitalisé, aussitôt que chez lui on trouve la moindre trace de tuberculisation; mais alors que l'on
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isole dans des services spéciaux les enfants atteints
de rougeole, de scarlatine, de diphtérie dont la contamination se fait par contagé et se voit, pour ainsi
dire; tandis que pour l'adulte on a commencé à
créer des salles d'isolement de tuberculeux, il n’existe encore rien pour le nourrisson tuberculeux. Dans la salle commune, le nourrisson tuberculeux voisine avec ceux qui sont indemnes de toute tuberculose. Il se passe en sourdine une contagion des berceaux. M. le professeur Nobécourt en 1920 a aitiré l’atten-
tion sur ces faits en collaboration avec son interne
Paraf, C'est à la suite de la communication qu'il a faite el dont nous reproduisons le résumé que nous avons écrit notre thèse sur ce sujet :
« Deux enfants de nourrices qui n’avaient jamais «quitté la Maternité se sont tuberculisés dans la, « crèche : l’un a présenté à douze mois, des signes « d’adénopathie trachéo-bronchique, l’autre a eu, à «six mois, une broncho-pneumonie tuberculeuse
« avec présence de bacilles de Koch dans les crachats
« prélevés dans le pharynx, dont il est mort rapide-
« ment. Leurs cuti-réactions à la tuberculine étaient « positives.
« Les mères qui les allaitaient étaient bien por-
{lantes, malgré des cuti-réactions positives. Il ne.
€ pouvail s'agir d'infections bacillaires congénitales.
« D'autre part, le personnel de la crèche était « sain. Mais un certain nombre de bébés étaient morts de tuberculose pendant les mois précédents. « Ces tuberculoses ont donc été contractées dans le
D De di d'à à
F4 et Hosbituiér contaminé... Elles montrent que « les risques de contagion hospitalière, si grands « dans les services d’adultes et même dans les ser-
« vices d’enfants, se rencontrent également dans les « crèches.
« Bien qu’ils ne crachent pas, les bébés porteurs de « tuberculoses ouvertes répandent autour d’eux des
« bacilles quand ils crient et toussent,
€ Il est nécessaire d'isoler ces malades » (Nobécourt).
Dans la première partie, nous rappellerons rapi-
dement le rôle de l’hérédité, mais surtout le rôle de
la contagion dans la tuberculose pulmonaire du
nourrisson. : :
Dans une deuxième partie, à l’appuitdles travaux
récents, nous étudierons les différentes formes anatomiques qui nous permettent de saisir la tuberculose à son début — ou en cours d'évolution, au moment où creusée, elle devient contagieuse.
Dans une troisième partie,les formes cliniques — le gros appoint apporté à la clinique par le laboratoire et la radiologie.
Dans une quatrième barbe: le nourrisson contagieux qu’il faut isoler de ceux qui sont indemnes de tuberculose.
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