EXAMEN CHIMIQUE DES SÉCRÉTIONS
A)Albumino-Réaction. -- Cette méthode proposée par ROGER et
LÉVY-VALENSI (82). peut rendre des services. Mais, chez le vieillard, c'est seulement à une réaction négative que nous accorderons un
certain crédit — positive, elle est d'une interprétation délicate. Nous savons, en effet, que cette réaction est positive dans l’œdème du poumon et dans les pneumopathies aiguës. Elle n’est donc pas d’un
grand secours dans les formes aiguës. De plus, nous connaissons la :
fréquence des lésions cardio-rénales chez le vieillard qui, lorsqu "elles se compliquent de bronchite, entraînent la présence d' albumine dans l’expectoration (OppENHEmM et LE Co7).
Dans les formes chroniques et particulièrement les formes bros
. chitiques, où nous aurions tant besoin de l’aide du laboratoire, une
réäction positive est donc de peu de valeur. Cependant, d’après MonGoUR (63), la réaction serait toujours beaucoup HU intense dans les formes bronchitiques nettement tuberculeuses. Pour SALoMon (86), il est même rare qu’en dehors des poussées aiguës la réaction soit positive, et il est surtout exceptionnel que ce résultat se maintienne longtemps positif. « Ici encore sa constatation persistante doit donc inviter l'observateur à multiplier ses investigalions et à ne pas éliminer la bacillose avant d’avoir fait de nom-
breux examens bactérioscopiques s’il n’a pas trouvé au niveau des
reins où du Cœur, sinon au niveau des poumons, l’explication de la
réaction positive. -— Négative, elle permet d'éliminer très vite les
sujebs que l’on considère comme suspects » (SALOMON, 86).
B) Recherche des Alhumoses et des peptones.-— Cette réaction a été étudiée récemment par M'° KRONGoLD (48), comparativement avec l’albumino-réaction. L'auteur lui accorde une valeur plus grande qu'a
l’albumino-réaction. Nous ne croyons pas qu’elle ait été expérimentée
chez le vieillard.
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.SouRD en 1901, comporte de nombreux procédés techniques. Elle a
EDR es | raci 4° LA RÉACTION DE FIXATION <
Cette méthode, appliquée pour la première fois par Wipaz et Le
été expérimentée récemment chez le vieillard par IcHok (46), qui a Le utilisé la technique proposée par BESREDKA sue 1912 et étudiée a depuis par de nombreux auteurs (PELLIER, 67)
Ichok a prélevé du sang chez cent malades Me la Salpétrière, âgés de 50 à 88 ans. Sur ce nombre, il y eut 52 tuberculeux répartis de * la façon suivante :
< EÉSIOBS ÉpUmMonaes one. LUE Le er 18 pus er -inberculides. 22 2%. VE Coxalgie, osteomyélite et arthrite........... 6 Ma des PORT Re A AUS 3 DCE SES FEOIGIS ess ER E"r e PR er er SA ee 1
et 48 non tuberculeux :
OS nn ne UM dE. UN PR ee et 1 ï AMFECHONS Der VeLSOS AS eme eee den et 11 Hémiplégie.:......... TORRES SR RES 4 NEA AE CURE 2. SU in 4 A RIS TE CT ee mn 2e eee annee ; 2
à PO RE EE bon MANN ee. 2 < CR TG OR ST DURS EE D RER ET PAP NE ASE 2 Bronchite. chronique........... ANSE RE SEE 2
A l'exception de six sérums pour lesquels la réaction de Bordet- Wassermann se montra positive tous les sérums provenant des sujets non buberculeux ont donné une réaction négative.
Sur les 52 sérums de tuberculeux, l’auteur enregistre 46 réactions positives et 6 négatives. Ces dernières se décomposent ainsi :
Léstonsalupiques. tnt ARE re 4 Mabecie Pol irés era Mes. ent x Tuberculose puimonaire cachectique........
« Ayant acquis de la sorte la conviction que la spécificité de la séro-réaction chez le vieillard ne le cède en rien à celle observée dans : les autres cas, nous procédâmes à l'étude spéciale de la tuberculose chez le vieillard, si protéiforme et si difficile à reconnaître.
Cette étude a porté sur vingt pensionnaires de la Salpétrière, dont l’âge variait de 64 à 82 ans et chez lesquels les antécédents nous fai- VE saient supposer des lésions tuberculeuses. Au demeurant, leur étaf 4
général était bon dans la grande majorité des cas, ils se promenaient
tous les jours et vaquaient régulièrement à leurs menues occupations.
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Presque tous toussaient depuis de longues années, mais n'y attachaient aucune importance. Chez huit, nous avons pu trouver dans les crachats des bacilles tuberculeux. La séro-réaction, pratiquée au moyen de l’antisène de Besredka, nous donna sur l’ensemble (vingt) des malades examinés 17 réactions positives et 3 négatives.
Les résultats de «es recherches confirment la thèse de Calmette, | d'après laquelle la bronchite chronique à laquelle succombent si
‘souvent les vieillards, est, dans la plupart des cas, tributaire des:
bacilles tuberculeux ; ils montrent, en même temps, combien le dépistage des tuberculeux au moyen de la réaction de fixation est de nature à faciliter l’œuvre de la prophylaxie antituberculeuse ».
Si l’on en juge var les résultats obtenus dans la première série d'expériences, il est probable que des examens de crachats répétés .en série auraient fini par mettre en évidence le bacille de Koch chez nresque tous les malades porteurs d’une réaction de fixation positive. :
. Daris le diagnostic des formes pulmonaires — mis à part l'état cachectique, comme pour toutes les réactions spécifiques dans la
sûrement la tuberculose active. Klle ne coïncide, en effet, ni avec la sons-c:iti — ni avec l’intradermo-réaction : nombre d'individus,
- réagissant à la tuberculine, montrent une réaction de fixation néga-
tive (RÉNON, 77).
. Une réaction positive constituerait une indication impérative de persévérer dans la recherche des bacilles en série, surtout si l’on ‘admet la loi de Rist qui veut que toute tuberculose évolutive s’ accompagne d'une expectoration bacillifère.