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MESURES A PRENDRE EN CAS DE DIAGNOSTIC POSITIF

Elles sont très variables suivant les cas :

A l'hôpital, on isolera si possible le vieux tuberculeux. Malgré les demandes réitérées du corps médical des hôpitaux, cet isolement est rarement réalisé (Kuss et Courcoux, 51). A défaut on s’efforcera de dimintier les chances de contagion par l'entourage de. rideaux et en évitant le voisinage avec de jeunes malades.

Dans les asiles, maisons de retraite, hospices, les médecins insisteront pour que l’on crée des quartiers de tuberculeux, ainsi que le demandait à Marseille M. Arnaud dès 1905 et tout récemment M Ribadeau-Dumas (voir page 69). Outre qu'il est. de la - plus élémentaire moralité d'éviter aux vieux hospitalisés la contagion nosocomiale si répandue, il est de bonne lutte anti-tuberculeuse de tarir les sources bacillifères partout où on les découvre, d'autant plus qu’il y a là un personnel iifiemier à protéger.

Au foyer familial. — Les mesures à prendre varient naturellement selon la Condition sociale, l’état du logement, etc., mais surtout selon la présence ou non de jeunes enfants.

Dans le cas où il y a des enfants, la prophylaxie doit être très rigoureuse. On pourra parfois obtenir la cessation de la cohabitation. (Obs. : I). Ou bien on placera le vieillard dans un sanatorium si da cure peut l’améliorer (obs. I, IV), dans un asile de retraite dans le cas contraire.

On pourra être amené à placer les enfants à la campagne (Œuvre Grancher ou similaire) s'ils ne sont pas contaminés, dans un préventorium ou établissement analogue s'ils le sont.

Enfin si toutes les mesures sont refusées par la famille, ce qui en réalité sera rare, et en l'absence de la DÉCLARATION OBLIGA- TOIRE, il faudra s'efforcer d’inculquer au tuberculeux et à l’entourage, les mesures prophylactiques de rigueur. Mais ce ne sera là qu'un pis aller car à ce point de vue le vieillard n’est généralement pas éducable.

En cas de mort, la désinfection devra être TR ae bien conduite, Car ainsi que l’écrivait le Professeur Landouzy : « Dans la collectivité familiale, il suffit d’une seule personne atteinte pour allumer un foyer de tuberculose qui, si la désinfection n "intervient. pas, menace de ne s’éteindre jamais ».

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