‹ La Tuberculose Pulmonaire SénileChapitre 8 sur 55 · COMMENT SE RÉALISE LA CONTAGION · texte numérisé non relu

COMMENT SE RÉALISE LA CONTAGION

Quel que soit son mécanisme intime : inhalation ou ingestion de particules émises directement par le malade pendant la toux (gouttelettes de Flügge) ou des poussières bacillifères provenant des crachats desséchés, nous n'avons pas à démontrer que l'apport bacillaire le pius important se trouve dans le milieu où vit le semeur de germes. Puisque la densité de la matière infectante dans l’air est nécessairement maxima dans le local occupé par le malade « la contagion est el doit être familiale ». (CHAUSSÉ). De plus, il est prouvé que si le bacille de Koch perd tres rapidement sa virulence sous Finfluence de-l’air et de la lumière, ce qui explique le faible danger des poussières de la rue et des Jardins publics (sauf peut-être dans ce dernier cas pour le petit enfant), .il peut la conserver plusieurs jours au contraire dans un local peu éclairé et mal aéré. Selon que le malade crache plus ou moins ou qu'il prenne des précautions anti-bacillaires, sciemment ou non il deviendra un agent plus ou moins redoutable de diffusion. Ce n’est donc pas uniquement dans l'habitation du malade, mais encore dans tout local où il séjourne et où la destruction voulue ou automatique des bacilles n’est pas effectuée que les risques de contagion sont les plus grands. E& c’est, l'être le plus vulnérable à la tuberculose : l'enfant, qui subira surtout cette infection, parce que les soins incessants dont il a besoin rendent plus intimes et plus fréquents les contacts avec le parent, le domestique porteur de germes, parce que au moment de ses premiers pas il rencontre à tout instant le bacille : sur le parquet où il se traîne, sur les objets qu'ii porte à sa bouche, sur le mouchoir avec lequel -on le mouche. Au fur et à mesure qu'il grandit et qu'il acquiert de l'indépendance, les contacts sont.moins intimes el moins prolongés et la dose infectante arrive à un seuil où elle crée l’immunité.

Mais là ne s’arrètent pas les méfaits de la contagion familiale que l’on doit entendre dans le sens large de « contagion qui s'exerce à la maison » et qui peut venir par conséquent non seulement des co-habitants, mais des visiteurs plus où moins assidus. (CCMBY).

Tous les co-habitants y sont plus où moins exposés parce que, chez l'adulte, l'infection secondaire peut être d'origine exogène. Ceci nous explique la tuberculose conjugale, celle, des compagnons, célle des ateliers, prisons et couvents. Ainsi comprise, la contagion familiale joue un rôle énorme et l'on comprend que la prophylaxie doit exercer avant tout à l'égard du tuberculeux porteur el disséminateur du virus.

nn.

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