La Tunisie au début du 20me siècle
Le prcscnl ouvivKje csl le '(euxièrue d'une série dans kujueUe. aree la collaboration des savants les plus qualijiés, je nie proposais d'cjposer Fêtât de nos connaissances scientijif/ues sur les colonies Jranraises. au dêhui du .VA' siècle.
Le premier volume, consacré à Madagascar (i), a obtenu le plus (jrand succès Je souhaite «jue celui-ci trouve un pareil accueil auprès de tous ceux qui, à des degrés divers, s'intéressent à notre belle colonie .\ord-Africaine. La part que j'y ai prise personnellement est assez petite et assez négligeable pour que je me sente autorisé à émettre un tel vtru. dont la réalisation ne sérail t/ue la consécration légitime du lalenl dont mes collaborateurs ont fait preuve.
.l'ai dit. dans lu préface du précédent volume, tjuelle idée commune avait rassemblé, en vue d'une œuvre patriolique qu'ils croyaient J'éconde e/i heureux résultats. îles hommes qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas auparavant ; il n est pas inutile de le rappeler ici. Il m'a semblé i/ue naus n'avions sur l'ensenddc de nos colonies, et spécialement siir l'immense <l(imaine acquis par nous depuis vingt-cinq ans. que des notions très msuj/isantes : vu l'inlensilé du mouveme/it colonial t/ui se mnnijeste ilans notre pays, j'ai cm ipi'ilélail utile il' organiser un enseugnement scientijique élevé, passant en revue successivemetit toutes nos rolonies et consistant en conférences avec projections, faites par les personnes que leur notoriété, leurs travaux ou leur expérience rendaient les
1) Maiiagiiscnr au ilébiil ./n .VA' siècle. Pari*, F H de Rmleval. in v de VII- 4o6p. avec 2ol lip. dans le lexle, un portrii -i nno .-..n.- h..rs Ifxl.v \W-2. Prix: 20 francs.
VI l'HKIACK
j>his it/ilis à ilrrf/i)j)/nr Irs ilijfrrrnls snjrls nvre une nnlorité inconteshih/r.
Celte iilt'i-, sniimise jini- lum Imil linlmril à l'éniuirtil l'rcsùlenl de la Snriélé lie (it^fujniphie, M. \. (iiixmudii n. Membre de llnslilul. ainsi ifuHii très re(/rellr hireeleiir du Miisriiiit. M. le l'rojesseiir A. Mil>e- Ki)\\ MU». /'<// haiileiut'iil njiiinnirrr pur eii.r. Jr lu soumis ensuite à l'I'niim ctilotiitile J'nuirnise et nu (jj/nilé de MmOujasear, tjui Fnpfinnirèrenl é./tilemenl et consenlirenl à se ehanjer des dépenses qui jKiiirrdirnl rrsii/ler île l'e.rériilion de nimi jirnjel : toutefois, le (lomité île Madai/nsear ne s'enijnijeail i/ac jiniir In srrie de conjérences concernant la ijrande île africaine.
Ainsi est né /'K\sf;i(;m:mi:.nt (Xjlomai, iihhi; Passant à f exécution, j'élaldis mon iinn/ramme i/énéral et je sollicitai la collaboration de nombreux sarants : tous comprirent l'importance de mon entreprise et ni assurèrent de leur concours le plus dévoué. On a pu voir par le volume sur Madin/ascar, on pourra ro/r par celui-ci (pie ce n'était pas, de leur part, une vaine promesse et ipt'ils oui eu à mur d'apporter à notre umvre commune le meilleur de leur inlelliijenee et de leur talent. Je leur suis projondément recn/inaissant de la confiance ipi'ils m'ont témoirpiée, de l'empressement aviu- lequel ils ont répondu à mon appel et du traitait considérable qu'ils n'ont pas craint d accomplir pour préparer une conférence que (/V/</r»//.s-, moins pénétrés de l'importance de Fanivre poursuivie en commun, auraient pu considérer comme une causerie sans conséquence. Le succès a été consiilérable : le nombre des auditeurs n'a cessé de s'accroître it'une conférence à Paulre et s'est fi/ialement maintenu aux environs de r>'>0, chiJJ're qui a même été légèrement dépassé. Ce succh indique asse: l intérêt que trouvaient i) nos conférences les auditeurs d'élite qui s'y portaient enfouie : il me suffit de le constater, pour rendre à mes savants et dévoués collaborateurs riiommarfc de reconnaissance dont Je leur suis redevable.
.l/o/\sw/H(' / K\si:i(.M.Mi,M t:()i.()M \i I iiuii: était à la veille de .^t'ouvrir, f avais em/ai/é des pourparlers avec iéminent et reijretté lieeteurde ri'niversité de IMris, M. (). (iiucviu), */ l'effet d'obtenir en location Fun des amphithéâtres de la Sorbonne. L'affaire était à peu près conclue, quand M. le Prof ' K. Pkuuikh. membre île rinstitut. tout récemment nommé l)irecteur du Muséum d'histoire naturelle, me proposa spontanément l'un des amphithéâtres du .Muséum : il accueillerait volontiers les conférences coloniales que Je renais iTorganiser. sans nou.'^ demander aucune
PRÉFACE y,,
location, et mettrait à la disposition des conférenciers les dirers objets qui pourraient être utiles à leurs démonstrations Une pareille proposition était à la fois trop avantageuse et trop liln'rale pour qu'il fût possible d hésiter :f acceptai avec reconnaissance la proposition de ]/. I>i:,uui ., et c'est ainsi (pie les conférences se firent au Muséum.
Du 5 Janvier au -23 février 1901, eurent lieu 1.1 conférences sur Madagascar; du 15févrierau20mars 190'2, eurent lieu 1^, conférences sur la Tunisie. Au mois de décembre de la même année Hm. une première série de lô conférences sur rindo-Chtne était toute prête et le^ affiches allaient être apposées, quand je reçus de l Administration du Muséum ravis que f amphithéâtre ne pourrait plus être misa ma disposition. J'ignore encore pour quel motif
Trouver un autre amphithéâtre n était pas chose facile, à cette époque de Fannée, alors que partout les cours étaient commencés cl qu'il n était plus possible de combiner des heures favoraf^es. Trouver la somme nécessaire pour louer un local approprié notait pas cho.^e plus aisee; r Union coloniale française m'avait .signifié que les conférences sur la Tunisie lui avaient coûté beaucoup [environ 7 00 franc sj : il ne fallait donc pas lui demander plus quelle n avait consenti à payer. Persuadé que, malgré tout, F œuvre ainsi paralysée était patriotique et d'une <^f^solue nécessité, je frappai à diverses portes; les bonnes paroles ne me manquèrent point, mais seul le Président de la Chambre de commerce. M. le D' Flmolze. me donna plus qu'un encouragement banal. Il me remit un chèque de 500 francs, au nom de la Chambre de commerce. Ce Jutla seule subvention que je pus recueillir; elle ne me permit pas de poursuivre monehtreprise ; elle était néanmoins assez importante pour que je fasse connaître ici l'intelligente décision du D^ Fi moizk et pour que je lui exprime, avec mes sentiments de très amicale déférence, ma sincère etprojonde gratitude.
El maintenant, /-Enseioement colo.mal liuke est désemparé. Une institution utile entre toutes, consacrée par deux années d'un succè. éclatant et destinée à rendre les plus grands services à la cau.se coloniale française, est arrêtée dans son essor, alors qu'il suffirait de sommes assez peu considérables pour lui assurer l'crislence. Voilà à quelle nmère et déconcertante constatation ont abouti mes efforts et le -èle enthousiaste de mes collalxjrateurs ! Malgré tout, nous avons foi en l'avenir et nous croyons J'ermement que le grain semé par nous, fauché en .va /leur par une .s-aiitc de vent imprévue, pourra être semé derechef .sur un
\lll IMil.lAC.K
Ifrruiii jilus J'nrornhlc. l'ciil-cirr, mes /n/rli-s i nl/n/inralciirs ri moi. iic srnms-intiis fins /rs itrlisniis île rclli' iiDUVcllr i-iilrrjirisr, car on nlli'nd i/ll'llll ciThlili Iriii/is s'rcnii/i- i-l i/lir iioiri' irlirif soil oilh/it'-f. ai'fUil i/r
Il c/iiiiisscr fiirs holles » de mol n'est jKis de moi). \ous nnron.'i du moins f'honnenr iTnvoir eompris les firemiers l'un des hcsoins de r heure firésenle el le mérile d'nroir monirr île (juelle manière on doil y réfiofidre.
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