Basilique de Oratien
Basilique de Saint-Paul.
U'Honorius.
— de la Vierge.
de Théodore.
— de Sainte-Prime.
Théoprépienne.
— du Palais.
Tricillarium.
— de Saint-Cyprien.
de la Seconde-Région
— de SaintJulien.
de Saint-Pierre.
Dans rétat actuel, il serait bien difficile de préciser les emplacements de ces basiliques. Je dois donc me contenter (le réunir ici les indications que Ton trouve éparses dans les divers auteurs anciens et modernes. ^
Basilique de la Vierge. — Elle était dans le palais du proconsul à Byrsa.
Basiliques de Saint-Cyprien, — Saint Cyprien eut deux basiliques, l'une, dans le lieu où il subit le martyre, l'ailtre, dans la rue des Mappales, à la maison de Macrobe, où son corps fut enseveli. Procope prétend que, plus tard, sur le bord de la mer et assez près des citernes, on éleva une troisième basilique à la mémoire du saint évêque. Le lieu de , la sépulture de saint Cyprien s'appelait l'Ager Sextii, et la position de ce domaine est déterminée; car l'acte procon-' sulaire de la passion de saint Cyprien nous dit que le corps du martyr fut, après sa décollation, enterré dans la cour intérieure du procurateur Macrobius Candidus, qui donne sur la rue des Mappales près des piscines. L'emplacement dé l'église où fut déposé le corps de saint Cyprien est désigné avec précision par ce passage du martyre de saint Maximilien, décapité à Theveste : Ëé ita passus est. Pom^ peiana matrona corpus ejus de judice meruit, et, impqsito in dormitorio suo, perduxit ad Carthaginem et sub monticulo, Juœta Cyprianum martyrem secus palatium^
condidit. Quant à la basilique élevée au lieu où saint Cyprien subit le martyre, rien aujourd'hui n'en marque remplacement. Il doit se trouver, non loin de l'amphithéâtre, dans le bas quartier de Mcgara. Je ne saurais mieux le préciser qu'en indiquant au lecteur les puits arabes situés entre le lac de Tunis et la Malka, et en le priant de reporter son regard à 500 m. environ de ces puits, dans la direction du N.-O. (Voir, à la fin du volume, le plan de Garthage.)
Basiliqite Perpétua Kestituta. — C'était l'église cathédrale de Carthage. Elle était placée sur le forum^ près du palais occupé aujourd'hui par Mustapha ben Ismaïl, ministre de la marine. Si, comme plusieurs auteu)*s le supposent, le temple d'ÂpoUon était sur l'emplacement de ce palais, on pourrait admettre que le temple fut ensuite consacré à Dieu sous le nom de Basilica Perpétua Restituta. La patronne de cette église me semble être sainte Restitute, dame noble de Carthage convertie au christianisme vers l'an 301 . Je ne pense pas qu'il s'agisse ici de sainte Perpétue, martyrisée en 204 avec sainte Félicité ; car elle ne portait pas le nom de Restituta : elle était appelée Vivia ^Perpétua. Il y a une autre sainte Restitute, que l'Église d'Afrique honore le 17 mai, et qui était originaire de Byzerte ; mais elle n'a été la patronne d'aucune église de Carthage.
Basilique de Sainte-Cétérine. — La bienheureuse Celérine, grand'mère du martyr Emilien, supplicié en 20B avec Gastus, versa son sang^ elle aussi et la même année, pour confesser sa foi. Une basilique lui fut élevée. Il est impossible aujourd'hui de rien savoir sur son emplace*
ment.
La basilique des Martyrs Scillitains et la basilique nom^
mée Tricillarium retentirent souvent de la voix de saint Augustin.
Les Pères de l'Église parlent des basiliques de Théodore^ à' Honoritis , de Gratien^ de Novarum, et de la basilique Théoprépienne, mais sans indiquer leurs positions. Â l'époque où ils écrivaient, ils ne pensaient pas que ces basi liques disparaîtraient comme les monuments païens de Carthage, et ils n'ont pas songé h nous renseigner sur la topographie de ces lieux sacrés.
Victor de Vite prétend que les corps de sainte Félicité et de sainte Perpétue avaient été déposés dans la basilique ad Alajorum où ils furent longtemps vénérés. En somme, il lègne forcément une grande obscurité sur cette question, et des fouilles ne la dissiperont que difficilement ; car c'est surtout la Carthage chrétienne qui a disparu. D'un côté, les païens, pendant les persécutions, ont détruit tout ce qu'ils ont pu du culte chrétien, et, de l'autre, les Arabes conquérants ont eu principalement à cœur de démolir, dès leur entrée en Tunisie, tout édifice consacré à Jésus-Christ. Aussi, en fait d'antiquités chrétiennes, citerai-je seulement quelques rares inscriptions funéraires, et devrai-je me borner à donner des dessins de lampes que j'ai trouvées à Carthage.
Dans l'intérieur de la chapelle de Saint-Louis de Carthage, sur le mur de la galerie gaucho, on lit, en entrant, l'inscription suivante :
C'est très -probablement la pierre tumulaire de Victorina, martyre dont il est parlé dans l'ouvrage de Mgr Dupuch. Au couvent des Capucins à Tunis, il existe deux inscriptions chrétiennes, trouvées en 1850 dans les fondations d'une des ailes de l'ancien palais du bey, à la Mohammédia, village situé à deux heures au S.-E.*Ë. de Tunis. Je les transcris
HOMANUSEPISCO
kVSIlOISE PKCOP V5 IN PAGE 0*1
Cette inscription se lit sur une dalle tumulaire qui a d'abord recouvert les restes de l'évêque Romanus ; puis
1 Ces deux inscriplions ont été gravées diaprés UQ estampage de M. V. Guèrin.
révêque Rûsticus a été déposé dans le même tombeau ; et enfin l'évèque Exitiosus est venu y attendre la résurrection à côté de ses deux prédécesseurs. M0rcelli fait mention d'un évêché ayant existé à lu Mohammédia.
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M. Espina, vice-consul de France à Sousse, a découvert à El-Djem (ancienne Thjsdrus), entre Sousse et Sfax, une épitaphe chrétienne très-curieuse à mentionner :
KOSATVX PIDEMSBI XTTfNPA CCANNOS
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1 liotatut fidelis vixit in pace annot IllI nveases JI deposims pridiè kalendas aprilis indictionii VU.
J'ai relevé cette inscription à La Goulette, chez M. Cubisol, où elle a été déposée.
M. V. Guérin, qui a écrit un ouvrage en deux volumes sur répigraphie romaine en Tunisie S n'a trouvé que cinq inscriptions chrétiennes. Les voici :
!• A Mateur (Oppidum Matarense), sous l'entrée voûtée d'un fondouk :
2® A Béja ( Vaga), sur une pierre tumulaire encastrée dans le mur d'une zaouïa *