‹ La Tunisie de début de XXme siècleChapitre 2 sur 39 · PREFACE VU · texte numérisé non relu

PREFACE VU

location, et mettrait à la disposition des conférenciers les divers objets qui pourraient être utiles à leurs démonstrations Une pareille proposition était à la fois trop avantageuse et trop libérale pour quilfut possible d hésiter : f acceptai avec reconnaissance la proposition de M. Perrier » et cest ainsi que les conférences se firent au Muséum.

Du 5 janvier au 23 février i90i, eurent lieu 15 conférences sur Madagascar ; du i 5 février au 20 mars 1902, eurent lieu 1^ conférences sur la Tunisie. Au mois de décembre de la même année 1902, une première série de 15 conférences sur r Indo-Chine était toute prête et les affiches allaient être apposées, quand je reçus de t Administration du Muséum ravis que T amphithéâtre ne pourrait plus être mis à ma disposition. J'ignore encore pour quel motif.

Trouver un autre amphithéâtre n était pas chose facile, à cette époque de Vannée, alors que partout les cours étaient commencés et quil n était plus possible de combiner des heures favorables. Trouver la somme nécessaire pour louer un local approprié n'était pas chose plus aisée; FUnion coloniale Jrançaise m'avait signifié que les conférences sur la Tunisie lui avaient coûté beaucoup [environ 700 francs); il ne fallait donc pas lui demander plus quelle n avait consenti à payer. Persuadé que, mal^é tout, t œuvre ainsi paralysée était patriotique et dune absolue nécessité, je frappai à diverses portes : les bonnes paroles ne me manquèrent point, mais seul le Président de la Chambre de commerce, M. le D' FuMOLZE, me donna plus qu'un encouragement banal. Il me remit un chèque de 500 francs, au nom de la Chambre de commerce. Ce fut la seule subvention que je pus recueillir; elle ne me permit pas de poursuivre mon entreprise : elle était néanmoins assez importante pour que je fasse connaître ici t intelligente décision du D' Fimolze et pour que je lui exprime, avec mes sentiments de très amicale déférence, ma sincère et profonde gratitude.

Et maintenant, TEnseignement colonial libre est désemparé. Une institution utile entre toutes, consacrée par deux années dun succès éclatant et destinée à rendre les plus grands services à la cause coloniale française, est arrêtée dans son essor, alors qdil suffirait de sommes assez peu considérables pour lui assurer r existence. Voilà à quelle amère et déconcertante constatation ont abouti mes efforts et le zèle enthousiaste de mes collaborateurs ! Malgré tout, nous avons foi en F avenir et nous croyons fermement que le grain semé par nous, fauché en sa fleur par une saute de vent imprévue, pourra être semé derechef sur un

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