‹ La Tunisie et l'œuvre du Protectorat françaisChapitre 27 sur 52 · DÉPENSES ANNUELLES ET DEPENSES CUMULEES · texte numérisé non relu

DÉPENSES ANNUELLES ET DEPENSES CUMULEES

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Itinbre 1882, el elle a pour cher un directeur général assisté d'une administration centrale dont Tori^janisation tient à la fois de celle dun ministère et de celle d'un bureau d'ingénieur en chef. Le per- -( mnel, emprunté aux cadres de la métropole ou recruté sur place,

inpte un nombre d'agents relativement restreint, par cette raison

"im même agent réunit le plus d'attributions possible toutes les Iwis que les nécessités du service le permettent.

En ce qui concerne les Ponts et Chaussées, le territoire tunisien a ôié divisé par décret du '30 avril 1900 en quatre arrondissements confiés à des ingénieurs <lont deux résident à Tunis et les deux I autres à Sousse et à Sfax. Les travaux sont exécutés par payement 'direct sur les fonds du Budget, par prestation et par concession. Ce dernier mode a été employé pour les ports de Bizerte, Tunis, Sousse, Sfax, pour la voie ferrée de Sfax-Gafsa, l'adduction d'eau et l'éclairage à Tunis et à La Gouletfe,la construction des tramways de Tunis. C'est au contraire avec les seules ressources fournies par le Budget qu'on a édifié les bâtiments divers destinés aux services publics, tels que la Résidence Générale, les Contrôles civils, le Palais de Justice, l'hôpital civil, l'hôtel des postes, les écoles, les abattoirs, les douanes, les marchés, etc.

Il n'existait dans la Régence, antérieurement à 1881, aucun éilifice ayant le caractère d'utilité publique, si ce n'est les palais beylicaux qui servaient successivement de résidence aux différents souverains.il n'y avait pour ainsi dire pas d'administrations publiques, pas d'organisation communale et bien peu d'écoles. 11 a fallu, dès le début de l'occupation française, élever de nombreuses constructions pour abriter les divers services publics. Les inuneubles que l'on trouvait, à des prix d'ailleurs très élevés, n'offraient aucune convenance à leur destination nouvelle, aucune hygiène et souvent même présentaient une solidité douteuse.

Au fur et à mesure que les administrations du Protectorat, d'abord assez rudimentaires, se développaient en même temps que le pays, les besoins devenaient de plus en plus impérieux, et la Direction générale des Travaux publics a eu, surtout depuis di'x ans, un effort sérieux à faire pour leur donner satisfaction.

Elle a construit, presque entièrement dans celle, période, plus

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