‹ La Tunisie et l'œuvre du Protectorat françaisChapitre 33 sur 52 · IO · texte numérisé non relu

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Puis, l'Office postal chercha et réussit, yràce à des dispositifs ingénieux, à utiliser pour les communications téléplioniques échangées de ville à ville les conducteurs télégraphiques déjà existants. C'est ainsi que furent reliés à Tunis : Sousse, Monastir, Msaken, Moknine, Kairouan, Bizerte, Sfax et d'autres localités moins importantes.

Bientôt, il fallut envisager la substitution, aux procédés du début, devenus insuffisants, de circuits téléphoniques spéciaux. Cette substitution est aujourd'hui réalisée entre Tunis et les villes les plus importantes, telles que Bizerte, Sousse, Sfax, Kairouan, Ferryville, Maleur, Grombalia, Nabeul, Hammam-Lif, Maxula-Radès, La Manouba, Soliman, etc.

Dans le Sud, où le nombre des communications ne justifie pas l'établissement de circuits téléphoniques spéciaux, un système d'alternat, adopté récemment, permet d'utiliser successivement les (ils uniques pour l'échange des télégrammes et des conversations téléphoniques.

Ce mode d'exploitation «lonne des résultats sui'prenanls ; il est particulièrement apprécié des indigènes, pour lescjuels le téléphone constitue l'appareil idéal, ne nécessitant ni trailuction ni écriture.

Le décret du 41 février 1902 a accordé de grandes facilités au public pour l'abonnement au téléphone : les frais de premier établissement de la ligne et des appareils ont été fixés à forfait à 150 francs, payables en quatre annuités; les taxes unitaires de conversation ont été revisées et l'éduites; un service de télégrammes téléphonés a été créé; l'appel téléphonique à domicile a été autorisé et réglementé.

Enfin, le décret du 21 mai 1904 a organisé un service de communications à heure fixe et à tarif réduit de 50<' o, qui rond particulièrement de grands services à la presse.

(!es diverses réformes ont provoqué un accroissement rapide dans le nombre des échanges de communications ])ar téléphone.

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Kidiri, le Icital des communications ('changi'es (inolidicnncnicnt

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atteignait 1 .880 en 1005, après avoir été de 030 en 1000 et de 200 en 1801.

Aux nombreuses attributions qui viennent d'être énumérées, le Directeur de TOffice Postal joint encore celles de Commissaire du Gouvernement français près les Compagnies maritimes subventionnées. A ce titre, il est chargé du contrôle de l'exécution du ca-

rOSTIi DK TliLIXIRAl'HIE SANS l'IL DU CAP BON

hier des charges et de l'étude, pour la Tunisie, des questions multiples qui se rallaclioiit à l'organisation des Iransporls pai- mer.

I.'fJffice Postal possède «les Ih'iIcIs à Tunis, lîi/erte, Sousse, Sfax, Le Kef, et des bureaux dans ini grand nombre (le localités de moiiiilre importance. Tous ces immeubles onl (''!(' conslrnils eu égard aux conditions spéciales auxquelles ils devaienl répondrez dans chaque cas p.irlicnliei-.

I/ln)lel des P(jstes île Tunis, dii à r/'mineni .ircliileele Siiladiii, est comparable coirun»^ dimension el (onnne agencement inl(''i-ieiu' aux plus beau.x hôtels similaii'cs. Malgré dcïs agrandissements suc-

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MOUVEMIÎNT DES PRODUITS DE L UKl'lCE DE 1888 A 1905

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