Ëquivaleut de madame ( signe, ra ), en grec moderne
2. Quartier de Constantinople habité par l’élite de la nation
grecque.
lonnes, les superbes mosaïques qui ornaient le dôme ont disparu pendant plusieurs siècles sous d’épaisses couches de plâtre , et ce n’est que depuis quelques années, grâce aux travaux de réparation exécutés par MM. Fossati dans l’intérieur de la basilique , que ces précieux restes de l’art byzantin ont revu la lumière.
C’est à la Sublime-Porte que le divan tient ses séances , sous la présidence du grand vizir. Divan , en persan, veut dire conseil, du mot dive (fée, génie). Un jour, un roi persan, passant devant ses ministres assemblés , les désigna à l’un de ses familiers en disant : Inan divan end (ceux-là sont des génies), et depuis ce jour, le nom de divan est resté au conseil des ministres. Il fut affecté par analogie aux recueils de poésie , pour montrer que le génie doit aussi bien inspirer le poète que l’homme d’État.
C’est encore à la Sublime-Porte que sont réunis les bureaux des divers ministères, à l’exception des bureaux de la guerre, de la marine et de l’artillerie.
L’accès de tous ces bureaux est libre. L’entrée , donnant sur de vastes couloirs parfaitement aérés et garnis de nattes, est fermée par de simples tapisseries en guise de portes. La salle a , suivant l’usage, un sofa qui règne sur trois des côtés, et où chacun des efendis (employés) a sa place at-
CONSTANTINOPLE
titrée. C’est assis sur ce sofa , à l’orientale , c’est-àdire la jambe droite pliée en deux et la jambe gauche relevée pour servir de pupille, qu’ils exécutent lu besogne que leur chef leur a distribuée. Leur écriloire, garnie de tous ses ustensiles, et le peu de livres à l’usage des fonctionnaires ottomans, sont à côté d’eux sur le sofa. N’oublions pas le tchibouk , compagnon obligé, dont le bouquin repose sur leur genou, et dont ils aspirent de temps à autre une bouffée en interrompant leur travail.
J’étais lié avec le premier interprète de la Porte, Emin-Muklis efendi , et j’ai souvent été témoin de la manière dont il donnait ses audiences. Comme je l’ai dit, l’entrée de son bureau était libre ; l’arrivant soulevait la tapisserie et pénétrait dans la salle. D’un coup d’œil il avait jugé la place qu’il lui convenait d’occuper sur le sofa, et il allait droit à celte place, sans attendre qu’on la lui désignât ou qu’on l’y invitât.
Arrivé là et installé à sa convenance, après avoir soigneusement renfermé ses jambes et ses pieds dans les basques de sa redingote , il promenait ses regards sur les assistants, en leur adressant le salut d’usage, connu sous le nom de temena \ puis attendait paisiblement que l’efendi, occupé de son travail, tournât les yeux de son côté et lui adressât la