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Les gouverneurs généraux placés à la tête des éyalets peuvent être assimilés à nos préfets quant à la nature de leurs fonctions et à l’étendue de leur pouvoir. Ce rapprochement admis, les caïmacams (lieutenants), qui résident dans les subdivisions, seront alors nos sous-préfets.

Les cazas sont administrés par des mudirs , assistés d’un conseil de notables ; les nahiyès par des mouktars ou kodja bachis, élus par les habitants et faisant en même temps l'office de maires et celui de percepteurs.

Finances. — L’organisation financière est la même que l’organisation administrative. Dans chaque gouvernement général on trouve un defterdar (receveur et payeur général);

i. Littéralement, le sanctuaire du Prophète ou le lieu de son tombeau.

INTRODUCTION

dans chaque subdivision un mal-mudiri (payeur et receveur particulier). Les mudirs, dans les districts, dirigent en même temps la partie administrative et la partie financière.

Pour ce qui est des revenus ordinaires de l’empire ottoman, ils varient depuis quelques années de 450 à 472 millions de francs. Ses recettes et ses dépenses s’établissent ainsi qu’il suit :

nECETTES.

Dîmes 50 600 000 fr.

Impôt foncier . 46 000 000

Kharadj (capitation) 9 200 000

Douanes 49 760 000

Impôts indirects 34 000 000

Tribut de l’Égypte 6 900 000

— de la Valachie 460 000

— de la Moldavie. . . 230 000

— de la Serbie 460 000

Total 467 640 000 fr.

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