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426 VILAYET DK SMYRNE
Bétail. — Les animaux domestiques nourris et élevés dans le merkez-sandjak de Smyrne, ainsi qu'il a été au chapitre du vilayel, représentent un total de 587,625 lêtes.
Le tableau ci-dessus montre, par races et par espèces, le nombre afférent à chaque caza.
Mines et minières. — Les gisements d'émeri du caza de Tirèh, actuellement en exploitation et plus haut décrits, ainsi que la mine d'antimoine d'Eudémich, appartiennent également au merkez-sandjak de Smyrne. Leurs produits sont exportés par cette ville.
Forêts. — Les forêts de ce merkez-sandjak s'étendent sur une superficie de 1,156 kilomètres carrés. Elles sont peuplées de pins d'Alep, de chênes et de pistachiers, dont l'exploitation produit, année moyenne :
Coupes de bois pour divers iisar/es : 13,220 mètres cubes. Er or ces pour tanneries : 4,250 quintaux métriques.
Salines. — A l'exception de la saline du sandjak de Mentéchë (golfe de Mendélia), toutes les salines du vilayet d'Aïdin sont situées dans le merkez-sandjak de Smyrne. Elles sont au nombre de 6, actuellement exploitées par l'administration de la Dette publique ottomane et forment un groupe connu sous le nom collectif de « salines de Phocée ».
Il en est extrait annuellement, en moyenne, une quantité totale de sel montant à 74,000,000 de kilogrammes.
Leur revenu brut est de 31,500,000 piastres, soit environ 7,045,000 francs.
On trouve les autres détails concernant ces salines au chapitre spécial du vilayet.
Tabacs. — Les qualités de tabac dites d' « Ayasolouk » et de (( Smyrne » sont cultivées, la première dans 5 cazas du merkez-sandjak qui sont ceux de Smyrne, Scala-nuova, Tirèh, Baïndir et Eudémich; la qualité dite de « Smyrne « n'est cul-
tivée qu'à Pergame. Le mode de culture et les parlicularilés relatives à ces tabacs se trouvent, avec les chiffres concernant la production annuelle, au chapitre spécial du vilayel.
Eaux minérales. — Au chapitre spécial des eaux minérales de ce même vilayet, se trouvent également diverses notions au sujet des eaux thermales des cazas de Tchesmé, de Pergame et de Kouch-Adassi (Scala-nuova) dépendants du merkez-sandjak, ainsi que de celles de Lidja près de la ville de Smyrne.
Agriculture. — 11 n'y a rien à ajouter ici à ce qui a été déjà dit sur l'agriculture dans le chapitre spécial du vilayet.
Fleuves, rivières. — Les principaux fleuves et rivières qui arrosent le merkez-saudjak de Smyrne ont été décrits plus haut ; il suffira d'en rappeler ici les noms. En suivant du nord au sud les contours du littoral, leurs emhouchures se présentent comme ci-dessous :
W Ayazmend-khai^ près d'Ayazmend.
2" Le Madara-tchai, à 8 kilomètres nord-ouest de Dikili.
3" Le Balàr-tchal (Caïcus) à 6 kilomètres est de Tchandarli.
4" Le Guédiz (Hermus) nouvelle embouchure à 10 kilomètres sud-est de Phocée.
5o Le Kutchiik-mendérès (Caïstre) à 9 kilomètres nord de Scala-nuova.
6^ Enfin le Mélès^ près Smyrne, faible cours d'eau coulant à l'est du mont Pagus et ne méritant d'être cité que pour le nom de Mélèsigme donné à Homère.
Lacs, marais. — Il n'y a point de lac dans le merkezsandjak de Smyrne.
Routes, chemins. — Les chemins de fer, tramways, chaussées carrossables, etc, du merkez-sandjak de Smyrne ont été décrits au chapitre spécial du vilayet.
Ports et rades. — On compte dans le merkez-sandjak de Smyrne plusieurs bons ports naturels, parmi lesquels on doit cîlerceux de Phocée, de Tchesmé et de Sighadjik. On n'y rencontre qu'un seul port artificiel, sur lequel nous reviendrons plus loin : celui de Smyrne.
Transports. — C'est avec la même facilité et la même économie de temps et d'argent que dans les pays les plus avancés dans la voie du progrès matériel, que s'effectuent les transports par chemins de fer et chaussées carrossables dans le merkezsandjak de Smyrne. Les ports et rades de son littoral lui ouvrent largement les routes maritimes ; mais les transports fluviaux sont loin d'avoir à leur disposition les ressources précieuses qu'ils trouvent ailleurs. La plupart des cours d'eau ne sont qu'en partie navigables, et plusieurs même ne sauraient rendre, en leur état actuel, aucun service aux relations commerciales intérieures, privées ainsi d'un des moyens les plus commodes et les moins coûteux pour les petits centres producteurs éloignés des marchés intermédiaires et des chemins de fer.
Montagnes. — Les montagnes que Ton rencontre dans le merkez-sandjak de Smyrne sont, en partant de sa limite nord pour se diriger vers le sud : le Madara-dagh (1 ,220 mètres) et le Djiirven-dagh (caza de Pergame) ; le Yamanlar-dagh (980 mètres) sur la lisière du sandjak de Saroukhan, (près Magnésie du Sipyle) et le Tahtali-dagh, dernier chaînon de la chaîne du Tmolus, a laquelle appartient aussi le Mahmoud-dagh situé plus à l'est encore, au bord du sandjak de Saroukhan. Cette chaîne borne au nord la belle vallée du Caïstre (Kulchuk- Mendérès).
Au sud de cette même vallée, s'étend en sens contraire, l'entourant ainsi comme une ceinture, la chaîne du Messogis, à laquelle se relie la précédente par le Boz-dagh^ qui rejoint dans le sandjak de Saroukhan celle-ci au Kestané-4agh, Les principaux sommets de la chaîne du Messogis dans le merkezsandjak de Smyrne sont, d'est en ouesl, VEdjéné-dagh^ YArs^
lati'dagh^ le Djoumaa-dagh el le Sarmoun-dagh (mont Mycale), où commence en remontant vers le nord une autre chaîne transversale qui s'avance par Ephèse (Scala-nuova) el Vourla vers Smyrne et Tancienne presqu'île d'Erythrée, complétant la ceinture de la vallée du Caïstre à l'ouest.
Les principaux sommets de cette dernière chaîne sont : XAlaman-dagh, Pactyas des anciens (900 mètres d'altitude) ; les Deux Mamelles, en turc Iki-kardach (les deux frères), et en grec Adelphi ; et le mont Pagm dont l'altitude est de 1 30 mètres. C'est sur les pentes du mont Pagus que fut bâtie par Antigone et Lysimaque l'ancienne Smyrne d'Alexandre dont on voit encore quelques restes.
Dans la presqu'île même, sur le cap noir (Kara-Bournou) s'élève le Boz-dagh (1,190 mètres d'altitude) qui clôt la nomenclature du système orographique du merkez-sandjak de Smyrne.
Produits industriels. — L'industrie est assez développée dans le merkez-sandjak, mais le principal produit sur lequel se fonde sa haute réputation, c'est-à-dire le tapis de Smyrne, ne lui appartient pas. Les quatre grands centres de fabrication de ce merveilleux tapis sont : Ouchak, bourg situé dans le vilayet de Brousse, Gueurdèz, Koula et Démirdji, dans le sandjak de Saroukhan ; mais la place de Smyrne est leur commun marché d'exportation.
On fabrique dans le merkez-sandjak de Smyrne beaucoup de belles et fort solides étolTes d'ameublement et d'habillements, en soie, argent et or, soie pure, soie et coton, coton pur, laine pure et chanvre, ainsi que de belles broderies en fil d'or et quantité de passementeries variées, qui donnent lieu à des exportations. La part de valeur de ces divers articles revenant directement aux fabriques de ce merkez-sandjak peut être estimée pour le moins à 1,300,000 francs, représentant la moitié de la valeur totale des produits de ce genre fabriqués dans le vilayet entier.
La ville de Smyrne a des fabriques de meubles qui suffisent à ulimenler la consommation locale.
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