Livre sterling
Napoléon
Roupie (monnaie indienne).
Kran (monnaie persane) . .
COUBS LOCAL
153 piastres 00 pm
il — 10 - 4 — 20 —
VALEUR RÉBLLK
piastres or.
francs.
Poids et mesures. — Les poids et mesures sont les mêmes que ceux du vilayet de Bagdad, à Texception du kara^ poids de compte pour les dattes, égal à 2,000 okes, soit 2,565 kilogrammes 900 grammes.
Dîmes et impôts. — Le budget orBciel des recettes du vilayet de Bassorah, pour Tannée 1305(1889-1890), a été établi comme suit :
Emlak ou impôt foncier
Bédel-iniskérié, exonération militaire . .
Dîme des céréales
Aghnam-dévé ^ taxe sur les moulons, chameaux, etc
A reporter. . . 16,999,219 piastres
462,581 piastres 11,723 — 13,644,047 —
Report, . . 16,999,219 piastres
Loyer annuel d'immeubles 12,715 —
Droits divers 1,550,911 —
Béii/é du lumbéki, permis de chasse, de
pêche, elc 115,069 —
Receltes des tribunaux 155,870 —
— de renregjslrement 455,100 —
Total .... 19,288,884 piastres
Soit environ 4,436,000 francs.
Localités remarquables, antiquités. — Le vilayet de Bassorah est spécialement remarquable par un très grand nombre de places dont plusieurs ont été déjà fouillées avec succès et ont donné lieu à d'intéressantes trouvailles, tandis qu'habituellement les habitants se servent des briques antiques pour la construction de leurs maisons.
Ce n'est pas ici le lieu de décrire les fouilles pratiquées à diverses reprises par le consul de France, M. de Sarzec, à Tello, dans le caza de Chaltra, et dont s'est enrichi le Musée du Louvre. On connaît assez aussi dans le monde savant, les beaux résultats des fouilles de M. Teller, consul anglais, à Abou-Châhrèn, et de celles des Allemands à Zorgol, toutes dans ce même caza, dépendant du sandjak de Munléfik. D'autres places semblables se rencontrent à chaque pas dans ce sandjak et dans celui d'Amara. On reconnaît les endroits favorables aux recherches archéologiques à leur niveau plus élevé que celui de la plaine, ce qui indique, comme l'expérience Ta démontré, la présence d'antiques constructions à peine recouvertes de terre. 11 en existe notamment à el-Sunguré, aux environs deNassériyè, et à el-Mogariyè, dans le nahié de el-Batha, l'une des dépendances de cette ville.
A Béled-Seïd Ahmed-el-Réfaï, localité située entre Amara, chef-lieu du sandjak de ce nom et el-Hammar, caza qui dépend de MuntéBk, on a trouvé, en mai 1890, en creusant les fondadations d'une mosquée, un vase rempli d'une grande quantité
de pièces d'or et d'argenl, très anciennes, qui furent envoyées au Musée impérial de Gonslanlinople. On a découvert en même temps des restes de vastes édifices.
Après les fortes pluies, les Arabes des tribus de Béni-Lam cherchent et trouvent fréquemment des monnaies koufîques, romaines et autres, en remuant la terre de leurs cultures partout où elle s'élève un peu au-dessus du niveau général.
Les ruines sises à Féléflé, localité distante de 20 kilomètres environ delà ville d'Amara, fournissent sans cesse aux populations des briques antiques beaucoup plus grandes que celles des fabriques actuelles de Bagdad, et qui sont enduites de bitume, signe certain de Tépoque reculée de leur fabrication.
Parmi les autres places qui n*ont pas encore été fouillées et où les Arabes font souvent d'heureuses trouvailles à la suite des fortes pluies, on cite el-Haba, Tel-cl-Soffer, 0mm el-Akarèb et el-Zédjih, ainsi que Beled-el-Kliarab^ toutes situées dans les sandjaks de Munléfik et d'Amara.
Quant au sandjak de Nèdjd qui semble aussi devoir être très riche en antiquités, il a été impossible jusqu'à présent à tout chrétien, soit étranger, soit indigène, d'y pénétrer. Il faut donc s'en rapporter au dire des musulmans, suivant lesquels il y a, à 11 kilomètres environ de Houfouf, une grande forteresse où Ton voit des statues de pierres encastrées dans les murs. A 20 kilomètres plus loin, on rencontre une ville en ruines autour de laquelle sont des tombes monumentales qu'on dit être celles des ashab de Mahomet.