MES
FEMMES
TOTAL
4,891 h il).
Total.
9,494 hah.
Ce chiffre de 9,494 hab. comprend la population de Béicos^ Riva^ Fanaraki^ Borias ou Pdiras-limani ^ AnatoU-Kavak, Sèkè'dèrè^ Aq-haha, Mir-Châh-Mehned, Yali-keiii, Indjirkeiiï et de 8 autres villages plus (éloignés à Tintérieur et pour la plupart forestiers, parmi lesquels il y a lieu de citer Eiimerli et Mouradiij villages de charbonniers et de bûcherons qui approvisionnent Sculari.
Chef-lieu. — Béicos, chef-lieu du caza de même nom, résidence officielle du cdimakam, sous-gouverneur, siège du tribunal de première instance du chèr'i (droit musulman) et du bédaïèt (droit moderne) présidé par le ndib^ et des divers services publics, station postale et télégraphique de service intérieur (langue turque), etc., est situé dans le golfe appelé Cydamicos ou golfe d'Amycus , roi des Bébryces, qui faisait sa résidence à cet endroit du temps de l'expédition des Argonautes, suivant la plupart des savants. Le tombeau que les Turcs croient être celui de Josué, ainsi qu'il a été dit plus haut, page 617, au sujet du mont du Géant ou de Josué (Youcha-daghi), est généralement considéré comme le tombeau de ce roi.
En effet, comme on le sait, Amycus, roi des Bébryces, fils de Poséidon ou Neptune et de la nymphe Mélie ou Bithynis, défiait au combat du ceste tous les étrangers qui arrivaient dans ses étals, et ce combat se terminait toujours par la mort de l'étranger.
Il n'en fut pas ainsi lors du passage des Argonautes, car ce fut Pollux, provoqué par Amycus, qui tua ce dernier. Ses sujets lui élevèrent une tombe sur le mont du Géant, tandis que les Argonautes, dédiaient, de leur côté, sur le sommet voisin, un temple au dieu qui leur avait donné la victoire.
YILAYET DE CONSTANTINOPLE
Quoi qu'il en soit de Tidentilé de ces divers emplacements, celui que Béicos occupe au fond du susdit golfe auquel il donne aujourd'hui son nom, est situé entre Yali-keuï au nord-ouesl^la plaine de Sullaniyè et Indjir-keuï, au sud-est ; il est contigu au premier de ces villages, et distant de 1 S 300 du second. Le mont du Géant se trouve à 3 S 500 au nord-ouest de Béicos et la pointe du Mégar-bournou, qui termine le golfe à l'ouest, est à 2 kil. de ce même bburg. L'ancien Nymphe du Bosphore, actuellement Hvnkiar^iskèlèsi (échelle du Grand-Seigneur), donne accès près de là à la charmante « vallée du Grand-Seigneur » arrosée par la rivière de Béicos et son principal affluent, le Tokat-sou^ ainsi appelé du nom d'un kiosque avec belvédère et bain, élevé sur sa rive droite par Sultan Suléiman P' el-Qanouni, après la conquête du Kurdistan et de la Géorgie. Ce cours d'eau donnait la force motrice nécessaire à l'exploitation d'une grande papeterie que Sultan Sélim III avait établi à Yali-keuï en 1805, et qui fut, un peu plus tard, abandonnée après avoir été convertie d'abord en fabrique de gros drap [aba).
Population du chef-lieu. — La population du bourg de Béicos et des hameaux environnants, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza, est de 4,363 hab., comme suit :
Grccî^ orthodoxes ....
Divers (pomak et ichèrk^s)
lOTAL.
HOMMES
FEMMES
TOTAL
2,107 bab.
4,363 bab.
Dans le chiffre ci-dessus de 1^() pnmak (Bulgares musulmans et tchèrkès) sont compris les colons du tchiftlik situé entre Sèkkè-dèrè-keuï et la source A(t Kara-qoulaq ^ exploitée par ces mohâdjir (réfugiés, immigrants). Ces industrieux colons ont créé des dépôts dans plusieurs quartiers de Stamboul et de Péra, pour la vente et la distribution à domicile des eaux renommées de cette source que le comle Andréossy croyait être minéralei, ce qui n'a encore été démontré par aucune analyse.
Ecoles. — Les écoles des bourg et caza de Béicos sont au nombre de 61, dont 5 secondaires fréquentées par 218 élèves, 135 garçons et 83 filles, cl 56 primaires fréquentées par 1,518 élèves, 978 garçons et 540 filles, soit, en totalité, 1,7:^6 élèves dont 1,113 garçons et 623 filles, comme suit :
COiMMUNAUTKS
DEGBKS D'ENSEIGNEMENT
Musuluiaus
Grecs orliiodoxcs
ArménieDs grégoriens.
1 lycée à Béicos
31 écoles primaires {:\ à Béicos, 2 û Aq-baba et 23 dans i6 autres villages. .
2 écoles secondaires à Béicos
2 d® primairej d^ .
"i d* do dans 8 au..
très localités ....
1 école secondaire à Béico?, coQiptée deux fois (Nighohozlàn)
4 écoles primaires dans 4 autres loculilés, comptées 2 fois
ÉCOLES
ELEVES
(JAUCONS
Total I
FILLES
Localités remarquables. — Outre Eumerli et Mouradlij villages forestiers cités plus liaut pour les fournitures considérables de bois et charbon qu'ils font par chariots [araba), chaque vendredi et chaque dimanche, à la ville de Sculari (ix" cercle de Constanlinople), plusieurs autres bourgs, villages et sites divers faisant partie du caza de Béicos doivent être mentionnés.
Aq-Baba, ainsi appelée du nom d'un saint musulman, le derviche Aq-Baba, le père blanc, dont on y vient vénérer le tombeau, couvert de riches tapis, tout entouré de grandes lanternes en cuivre jaune à curieuses découpures, où brûlent perpétuellement des lampes d'argent, est un charmant petit village situé
694 YILAYET DE CONSTANTINOPLE
Quoi qu'il en soit de Tidentité de ces divers emplacements, celui que Béicos occupe au fond du susdit golfe auquel il donne aujourd'hui son nom, est situé entre Yali-keuï au nord-ouest, la plaine de Sultaniyè et Indjir-keuï, au sud-est ; il est contigu au premier de ces villages, et distant de i ^^ 300 du second. Le mont du Géant se trouve à 3^500 au nord-ouest de Béicos et la pointe du Mégar-bournou, qui termine le golfe à l'ouest, est à 2 kil. de ce môme bourg. L'ancien Nymphe du Bosphore, actuellement Hunkiar^iskèlèsi (échelle du Grand-Seigneur), donne accès près de là à la charmante « vallée du Grand-Seigneur » arrosée par la rivière de Béicos et son principal affluent, le Tokat-sou^ ainsi appelé du nom d'un kiosque avec belvédère et bain, élevé sur sa rive droite par Sultan Suléiman I**" el-Qanouni, après la conquête du Kurdistan et de la Géorgie. Ce cours d'eau donnait la force motrice nécessaire à l'exploitation d'une grande papeterie que Sultan Sélim III avait établi à Yali-keuï en 1805, et qui fut, un peu plus tard, abandonnée après avoir été convertie d'abord en fabrique de gros drap [abà).
Population du chef-lieu. — La population du bourg de Béicos et des hameaux environnants, comprise dans le chiffre ci-dessus de celle du caza, est de 4,363 hab., comme suit :
HUaiMEà FEUMBS TOTAL
Musulmaas . . . • 1,107 1,000 2,107 hab.
(ireca orthodoxes 561) 53T 1,106
Ârménieus grégoriens 410 490 900
Divers (pomàk et Ichèrkès) ... 150 100 250
Total. , . 2,236 2,127 4,363 hab.
Dans le chiffre ci-dessus de l^Opnmak (Bulgares musulmans et tchèrkès) sont compris les colons du tchiftUk situé entre Sèkkè-dèrè-keuï et la source de Kara-goidaq^ exploitée par ces mohâdjir (réfugiés, immigrants). Ces industrieux colons ont créé des dépôts dans plusieurs quartiers de Stamboul et de Péra, pour la vente et la distribution à domicile des eaux renommées de cette source que le comte Andréossy croyait être minérale, ce qui n'a encore été démontré par aucune analyse.
Ecoles. — Les écoles des bourg et caza de Béicos sont au nombre de 61, dont 5 secondaires fréquentées par 218 élèves, 135 garçons et 83 filles, cl 56 primaires fréquentées par 1,518 élèves, 978 garçons et 540 filles, soil, en tolalilé, 1,7:^6 élèves dont 1,1 13 garçons et 623 filles, comme suit :
CO.MMUNAUTKS
DEGRKS D'ENSEIGNEMENT
Musuluiaus
Grecs orthoiJoxca
Arméniens grégoriens!
1 lycée à Béicos
31 écoles prioQaires {'.\ à Béicos, 2 à Aq-baba et 26 dans i6 autres villages. .
2 écoles secondaires à Béicos 2 d<» primaires d*» .
0 d* do dans 8 au., très localités ....
1 école secondaire à Béicos, coçiçlée deux fois (Nighohoziàn)
4 écoles priuiaires dans 4 autres localilés, coinplées 2 fols
ÉCOLES
ELEVES
«iAlACONS
Total I
FILLES
Localités remarquables. — Outre Eumerli et Monradli, villages forestiers cités plus liaut pour les fournitures considérables de bois el charbon qu'ils font par chariots (araba)^ chaque vendredi el chaque dimanche, à la ville de Sculari (ix" cercle de Constantinople), plusieurs autres bourgs, villages cl siles divers faisant partie du caza de Béicos doivent être mentionnés.
Aq-Baba, ainsi appelée du nom d'un saint musulman, le derviche Aq-Baba, le père blanc, dont on y vient vénérer le tombeau, couvert de riches tapis, loul entouré de grandes lanternes en cuivre jaune à curieuses découpures, où brûlent perpéluellemenl des lampes d'argent, est un charmant pelil village silué
"Sur la route de VAlèm-dagh ^ entre Béicos el Sèkkè-dèrè keuï, à 4 kil. nord-esl de la première de ces deux localités et à 1*^,500 sud-ouesl de la seconde. Le tèkkè ou couvent de derviches d'Aq-Baba possède une belle mosquée, un bain public et des jardins délicieux arrosés par d'excellente eau d'un cru tenu en grande estime. Aux environs, les plus jolies promenades du monde sont égayées, au printemps et en automne, par de nombreuses compagnies d'amateurs de la belle campagne, qui viennent y passer la saison des cerises et celles des châlaignes.
Riva, l'ancienne Bhébas des Argonautes, est située sur la rivière de même nom, à son embouchure dans la mer Noire et à 6'' .500 du fort Poïras qui garde l'entrée du Bosphore du côté d'Asie. H y a aussi un fort à Riva, mais 20 soldats seulement y sont casernes sous le commandement d'un officier. Le village, autrefois beaucoup plus important, n'a qu'environ 30 maisons et 171 hab. Entre le cap de Riva, sur lequel s'élève une batterie, et le grand rocher nommé en turc Soghan-ada et en grec Krommyon^ probablement parce que sa forme est celle d'un oignon, la distance est de 1,500 m. Ce rocher qui, dans les gros temps, sert de refuge aux pêcheurs, a été cité par Apollonius sous le nom de Colone,
On trouve à Riva des plantations de rosiers à grandes fleurs, fort belles, mais sans odeur, et des jardins maraîchers bien tenus et de bon rapport.
L'embouchure du Rwa-dèrèssi est constamment sillonnée de bateaux-transports de construction spéciale qui, sans cesse, descendent chargés de bois et remontent à vide pour prendre de nouveaux chargements le long du rivage, dans les forêts qui bordent le parcours tout entier de cette rivière.
YouM-BouRNou, Vulgairement et improprement nommé Qûiim-hournou (le cap de sable) est l'ancien cap ''AYxupaiov, oîi, pour obéir à l'oracle, les Argonautes prirent une ancre en pierre et abandonnèrent celle qu'ils avaient emportée de Cyzique. Le cap Youm-bournou, composé de basaltes, a, sur sa face qui regarde l'ouest, dans le golfe Kabakos, un cirque ba-
sallique semblable à la grotte de Fingal, en Irlande. L^aulre moitié du golfe Kabakos est formée par la face nord d'un aulre cap, à Texlrémilé duquel s'élève la tour de Médée, aujourd'hui Fanaraki (TAsie. Au sud de ce dernier cap, sur le penchant de la colline très escarpée, on remarque des batteries construites en 1 769. Derrière ces ouvrages, au sommet de la colline, se trouvent àdemi cachées les maisons du village, auquel conduit un sentier fort pénible à gravir. L'aspect de ce village est assez triste, la verdure manque, la vue est bornée par les fortifications; il y existe une ancienne caserne de yéni-tchèri (janissaires) assez belle, et une fontaine à façade en marbre avec inscription en lettres d'or.
A PoiRAS LiMANi, aucicu port Hilon^ sur d'énormes rochers dont la masse semble former une base indestructible, se dresse avec majesté la plus imposante de toutes les forteresses de la côte d'Asie ; vis-à-vis, sur la côte d'Europe, le fort Karipdjé se tient prêt à croiser ses feux, tandis qu'un peu plus loin, vers le sud, à Fil hournou (cap de l'Éléphant), ancien korakmi akrotérion (cap des Corbeaux), les forteresses de Toit font face aux batteries construites par Lafilte et Mounier à Buyuk'Uman (le grand port), ancienne rade des Éphésiens.
CAZA DE RARTAL
Orientation, limites. — Le caza de Karlal est situé au sud-ouest du « cordon d'Asie ». Il est limité : au nord, par le viir cercle municipal de la ville de Constantinople (Kanlidja et le caza de Béicos ; à l'est, par la mer de Marmara. Le ix° cercle municipal de la ville de Constantinople (Scutari) et le xe (Cadi-keuï) se trouvent enclavés dans ce caza vers l'ouest.
Division administrative. — Ce caza n'a point de
nahié ; on y compte 24 bourgs et villages ; les principaux sont : Kartal^ Pènd'ik el Maliopc.
Autorités. — 11 est administré par 1 caïmaA-twij sousgouverneur, relevant de la préfecture de la ville de Constantinople. Ce fonctionnaire est assisté d'un Conseil formé suivant la règle générale.
Population du caza. — La population totale du caza de Kartal, est de 18,300 hab., comme suit :
II0MMB8 FEMMBS TOTAL
Musulmaus 5,260 5,240 10,500 hab.
Grecs orthodoxes 2,539 2,461 6,000
Arméniens grégoriena 1,155 1,045 2,200
— catholiques 60 40 100
Latins 50 30 80
Bulgares (pomaks et tchèrkès) . . 196 114 370
Divers 30 20 ÎSO
Total . . 9,290 9,010 18,300 hab.
Ce chiffre de 18,300 hab., comprend la population de Karta/y Pèndik^ Maltèpè^ Yahadjik, et celle de 20 autres bourgs et villages.
Chef-lieu. — Kartal, chef-lieu du caza de même nom, résidence officielle du caimakam, sous-gouverneur, siège des divers services publics, septième station du chemin de fer ottoman d'Anatolie.etc, etc., est situé à 20^ 500 sud-est de la gare principale de Haïdar-Pacha, tête de ligne actuelle, à 6^,500 sudest de la station de Mallèpè (colline du Trésor), à 4 kil. nordouest de Pèndik, Tancien Panlichion de Chalcédoine, et à 70S500 nord-ouest d'Ismidt. Les maisons, séparées par de grands jardins bien cultivés, remplis de beaux arbres dont les branchages touffus s'avancent au-dessus des toits plongés dans leur ombre fraîche et transparente, partent du bord de la mer et vont au loin gravir les collines du Kaich-dagh et de VAélos.
Population. — La population du bourg de Kartal, com-
prise dans le chiffre ci-dessus de celle du cazaest de 1,500 hab.,
HOMMES
Musiulmans
— pomaks (Bulgares et
ichèrkès)
Grecs orthodoxes
Élraogers
Latins
Total. .
iO
FEMMES
ao
il M M
TOTAL
300 hal).
1,500 hab.
Les Byzantins donnaient à Kartal le nom de Kartaiimin^ à cause de son petit port très fréquenté à toute époque et dont il est souvent question dans l'histoire et les chroniques du Bas- Empire; c'est actuellement une échelle des vapeurs journaliers de la ligne des îles des Princes.
Au delà de Kartal, derrière ce village et ceux de Pèndik et de Maltèpè, s'étendent sur les coteaux et dans les plaines de superbes vignes, dont le raisin peut rivaliser avec le fameux tchaouch'Uzumu de Scutari. C'est là, entre Kartal et Maltèpè, sur le penchant même de cette colline, que les empereurs Tibère et Maurice élevèrent le palais de Bryas^ reconstruit plus tard en « style sarrasin », au dire des chroniqueurs, par Théophile qui employa parmi les matériaux de cette reconstruction, les ruines de l'église et du couvent de S*-Satyre fondés par le patriarche Ignatius, (ils de Michel Rhangabé, au sommet de cette colline, sur l'emplacement d'un temple païen.
Maltèpè (colline du Trésor) est ainsi nommée, dit-on, parce qu'il y a été trouvé un vase plein d'or et parce qu'il existe près du village de môme nom une profonde caverne où, selon la croyance populaire, des monstres, moiliéjeunes filles et moitié serpents, gardent des trésors ! Il est d'ailleurs de fait avéré qu'on trouve fort souvent aux environs de Maltèpè d'anciennes monnaies, d'ordinaire byzantines et quelquefois d'un tempsplus reculé. L'église de Maltèpè possède quelques fragments de marbres sculptés, de porphyre, ainsi que des inscriptions assez bien conservées, pouvant provenir de l'église de S'-Satyre, dont on
pourrait aussi la croire elle-même un resle, vu la consonnance de sa dédicace au S*-Sauveur (Soler, qu'on prononce Solir), et de la dédicace ancienne h S*-Satyre, si Ton ne savait, comme il est dit ci-dessus, que Tempereur Théophile a reconstruit le palais de Pryas avec les débris du grand monastère fondé par Ignatius.
Pèndik, comme il a élé dit plus haut, est l'ancien Paniichion de Chalcédoine, où Bélisaire avait une vaste résidence tout entourée de murs, ainsi que le signifie ce nom également donné 5 une très longue partie de la rive asiatique du détroit comprise dans le caza de Béicos, et qu'on appelle le Pantichion du Bosphore. Pèndik, comme Kartal et Maltèpè, jouit du double avantage d'être àla fois une station du chemin de fer d'Anatolie et une échelle des bateaux à vapeur de la ligne des lies des Princes. C'est un port non moins fréquenté des bâtiments de petit tonnage que ces deux derniers et non moins souvent cité dans les auteurs byzantins. Procope explique la grande prédilection de Bélisaire pour ce séjour, d'ailleurs des plus charmants, en disant que ce général « croyait que l'endroit lui portait bonheur » Avant son expédition contre Gélimer, dernier roi des Vandales, (532-534), ajoute Procope, le vin que Bélisaire conservait à Pantichion dans des tonneaux hermétiquement bouchés, avait, à plusieurs reprises, et quelque soin qu'on eût pu prendre pour les reboucher, débordé par la fermentation et coulé par terre en abondance. Tous les amis de Bélisaire, convoqués à voir ce phénomène, en avaient tiré les plus favorables augures et l'avaient comblé de chaudes félicitations, bientôt amplement justifiées par les événements.
On montre encore à Pèndik des restes assez considérables, mais sans intérêt artistique, des anciens murs du Pantichion de Chalcédoine et d'un château bâti par Bélisaire. On y remarquait en 1844 deux énormes fûts d'antiques colonnes de marbre blanc. •
Deux siècles environ avant Justinien, l'empereur Valens (364- 378) qui se trouvait alors en Syrie, fit transporter à Constantinople la relique du chef de saint Jean-Baptiste, mais arrivés au
Panlichion de Chalcédoine, les envoyés impériaux, dit Sozomëne, ne purent continuer leur voyage !
Pèndik, tout entouré de vignes et de jardins, est un très agréable lieu de villégiature. Une partie du village est située sur h mer autour du débarcadère; mais on aperçoit assez difficilement les autres maisons disséminées et comme enfouies sous la verdure. Deux petites îles sont situées non loin du port ; dans la plus voisine, au dire des habitants du village, il existe encore des restes d'une maison de plaisance attribuée à Bélisaire. Celte île appartient aujourd'hui àM. Baudouy de Constantinople.
Ecoles. — Il y a dans le caza de Kartal 54 établissements scolaires, dont 3 secondaires, fréquentés par 145 garçons et 59 filles, et 51 primaires fréquentés par 1,181 garçons et 792 filles, soit en totalité 2,177 élèves, dont 1,326 garçons et 851 filles, comme suit :
COMMUNAUTÉS
DEGBÉS D'ENSEIGNEMENT
Musulmans
1 lycée à Kartal
38 écoles primaires à Kartal ci dans 22 autres villages
2 écoles secondaires à Kartal . . .
2 écoles primaires à Pèudik, rue r,««- -ik^j^ ^J Iskèlè et rue Iladji-Cosli . . . Grecs orthodoxes< g écdes primaires ; 1 à Buyuk-
Baqqal-kouï et 1 à Paclia-keuï. .
2 écoles priuiairea à Maltèpè . . .
Arméniens grégoriens : 4 écoles primaires à Maltèpè Catholiques : 1 école primaire à Kartal, comptée 2 fois
Total
ÉCOLES
ÉLÈVES
OAKÇONS
FILLES
Ensemble
VILAYET DE COiNSTANTlNOPLE