CULTES
NATIONALITES
i Catholique latin n.
90 ArraénieDDes catholiques.
10 Grecques catholiques.
101 Catholiques.
10 Grecques orthodoxes.
30 ArméuieuDes j^régorieunes^ 10 > protestantes.^
1 HoUaudai^c
150 OttooiaDes
151 ÉLÈVKS
151 ÉI^VES
NOMBRE d'Élèves
INTKHNES
EXTCRNI»
151 ÉLÈVES
TAUX DE récola-je mi'nfiuf'l
OKITÉS
TOTAUX
23 fr.
gratuit
3 fr.
996 FRANCS
Soit pour 151 élèves, dont 52 paient un écolage et 99 sont instruites gratuitement, un chiffre total de recelte mensuelle s'élevant à 996 francs.
Sur 74 élèves internes, 4i! pensionnaires paient chacune 23 francs par mois et les 32 autres, qui sont orphelines, sont entièrement à la charge des sœurs.
Sur 77 externes, 10 paient un droit d*écolage de 3 francs par mois et les 67 autres, appartenant à des familles pauvres, sont instruites gratuitement. Elles reçoivent également gratis les fournitures scolaires et deux fois par an des vêlements leur sont distribués.
Le français, base des éludes, est l'objet de la plus vive sollicitude de la part des sœurs, au nombre de 5, respectivement chargées de la première et de la deuxième classe, de Tasile, de Torphelinat et de Touvroir, avec l'assistance de 3 sous-maîtresses et d'une maîtresse de langue arménienne indigène. L'enseignement comprend la grammaire française, la géographie, l'arithmétique, l'histoire ancienne et l'histoire de France, l'histoire ottomane et l'élude de la langue arménienne qui fait l'objet de 3 cours spéciaux par semaine. Les élèves de l'école des sœurs sont en outre occupées à des travaux de lingerie et de broderie,
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pour lesquels elles montrent d'excellentes aptitudes; elles reçoivent en outre de bonnes leçons de musique et de dessin d'ornementation.
On compte à Brousse 2 écoles fondées pour les enfants de la communauté israélite de cette ville, par les soins, aux frais exclusifs, et sous la haute direction de 1* « Alliance Israélite Universelle », dont le siège est à Paris. Ces 2 écoles sont actuellement fréquentées par 80 garçons et 65 filles, tandis que 230 autres jeunes garçons de la même communauté reçoivent des rabbins, dans les synagogues locales, un enseignement très élémentaire, exclusivement composé de la lecture du Talmud et de l'écriture hébraïque.
Le programme des écoles de 1' « Alliance Israélite » à Brousse est le même que celui des écoles primaires de France. Ce programme est parfaitement appliqué aux jeunes Israélites par des instituteurs et institutrices originaires de l'Orient, élevés à Paris et munis du brevet supérieur. La base de l'enseignement est le français.
Aces établissements scolaires, placés sous le patronage de la France, est jointe une œuvre d'apprentissage qui prend les élèves pauvres au terme de leurs études pour les placer dans les meilleurs ateliers de la ville.
Monuments. — Outre les principaux monuments historiques énumérés plus haut parmi les édifices publics de Brousse, il faut remarquer : le palais du gouverneur-général, l'hôtel municipal, les deux écoles supérieure civile et militaire, celle-ci de construction récente ; l'école secondaire civile, la station séricicole et la magnanerie de la Dette publique; la direction des postes et télégraphes; celle de la régie, le dépôt miHtaire et la tour de l'horloge sur la place « Osmândjik ». L'école d'agriculture située à 5 ou 6 kilom. de la ville, mérite aussi d'être citée, ainsi que la ferme-modèle annexée.
On compte à Brousse 7 mosquées impériales et 158 autres mosquées et mesdjids; 7 imaret ou cuisines publiques; 42 tekkéa (couvents de derviches); 7 églises monumentales ; 3 synagogues.
STATISTIQUE DESCRIPTIVE l.-^O
8 hôtels restaurants doni plusieurs ont mérité les témoignages écrits de princes et autres illustres voyageurs européens en faveur de leur bonne lenuc, 62 ham ou hôtelleries, 27 bains [hammam) sans compler ceux d'eaux thermales plus haut décrits, 36 fabriques diverses, 37 tanneries, 13 teintureries, 200 cafés, 3 imprimeries, 10 pharmacies, 100 boulangeries, 28 moulins, 2,930 magasins en dehors du bazar [Ouzoun-tcharchi) ci-dessus mentionné, 1 tuilerie, 1 jardin public, 15 corps de garde, 2 théâtres. L'un de ces théâtres, situé vis-à-vis du palais du gouvernement, a été construit par Ahmed Véfik Pacha, qui y faisait représenter les plus beaux chefs-d'œuvre de Molière et de Shakspeare, admirablement traduits et finement adaptés par lui aux mœurs turques; et enfin 12,700 maisons.
Les hôpitaux de Brousse sont au nombre de 2. Le premier, fondé par le gouvernement, est digne d'éloges pour ses belles dispositions intérieures et les bons soins qu'y reçoivent les malades.
Le second, quoique d'une importance beaucoup plus modeste, mérite une mention spéciale. Fondé depuis peu d'années par les Filles de la Charité, il est dirigé par une de ces sœurs assistée d'un nombre d'autres religieuses et d'infirmiers proportionné aux besoins du moment. Le nombre des journées de malades s'y est élevé en 1893 à 540 dont 90 ont été réglées à raison de 2 francs parla Compagnie du chemin de fer de M oudania-Brousse pour ses ouvriers soignés dans cet hôpital. Les 450 autres ont été accordées gratuitement à des malades indigents de toutes nationalités. Un seul décès a eu lieu dans le cours de la même année à l'hôpital français de Brousse. Cette absence presque complète de mortalité est attribuée à la propreté scrupuleuse et aux sages mesures hygiéniques assidûment mises en vigueur dans cet établissement par sa directrice, et qui ont puissamment secondé la science médicale et le zèle purement charitable mis au service des pauvres par le docteur Sabaïdès, sujet hellène, médecin de la Faculté de Paris.
Il y a lieu de mentionner encore, d'autre part, le dispensaire établi à Brousse par les mêmes sœurs françaises et fréquenté
YILAYET DE BHOUSSK
annuellement par plus de 18,000 malades qui y reçoivent des conseils médicaux el des remèdes gratuits.
Sources, fontaines. — Brousse a été renommée de tout temps pour Tabondance et la pureté de ses eaux potables. La ville entière est alimentée parles sources du mont Olympe au moyen d'un système de conduites formant un vaste réseau souterrain de tuyaux en terre cuite. Chaque maison possède un bassin dans son jardin ou son vestibule ; un de ces tuyaux y amène Teau, tandis qu^un second tuyau déverse le trop-plein du bassin dans celui de la maison voisine située plus bas, et ainsi de suite de maison en maison, depuis la haute ville jusqu'aux dernières habitations des bas quartiers. On entend ces eaux murmurer de toutes parts ; on les voit partout jaillir en fontaines, couler en ruisseaux, bondir en cascades. Le nombre des fontaines, tant publiques que particulières, est pour ainsi dire incalculable. Un tableau, dressé par Bonkowski Pacha, chimiste du palais impérial et publié en 1881 dans le journal turco-français, VOsmanli^ donne la température et le degré hydrotimélrique des sources les plus estimées auxquelles s'approvisionnent la ville et les alentours, comme suit :