RAKI
kilogrammes
Les meilleurs vins rouges sont ceux d'Avcha. Les bateliers vont à Constanlinople et vendent les vins de Marmara sous le wom &' Avcha ^iPacha-liman. De cette dernière localité, ainsi que
arménien grégorien, le vékil ou fondé de pouvoirs du métropolitain grec orthodoxe et deux notables de sa communauté ; de tribunaux civil, correctionnel et criminel, du bédaièt (droit moderne) où siègent également des juges appartenant aux communautés grecque orthodoxe et arménienne; d'un tribunal du chèr'i (droit musulman) ; résidence d'un substitut du procureur impérial. Dans cette ville, se trouvent aussi le quartier des étatsmajors de deux bataillons, l'un d'avant-garde et l'autre d'arrièregarde de la réserve et d'un détachement de 415 zaptiès (soldats de police) sous les ordres d'un chef de bataillon; les divers bureaux de recensement, des domaines impériaux, etc ; les directions des mines, des forêts, des postes et télégraphes (service intérieur, langue turque) ; d'une municipalité ; les commissions des fondations pieuses, de l'instruction publique^ des arts et métiers, etc; une banque agricole; des agences de la Dette publique et de la Régie des tabacs ; un service de police composé d'un commissaire de 3® classe et de 4 agents (polices); une école supérieure dite mulkiyé (civile) destinée à former des fonctionnaires publics; 1 lycée, etc., etc.
Balikèsser est située par 25^30' de longitude et 39^40' de latitude, à peu près au milieu de l'unique route carrossable du sandjak de Karassi, à 95 kil. de la mer de Marmara (Panderma) et à 80 kil. de la mer Egée (Aktchéï, port d'Adramit), sans communications directes avec les chefs-lieux du vilayet et des autres sandjaks, ni avec ceux de la plupart des cazas du sandjak de Karassi qui sont tous sous sa dépendance nominale.
Population. — La population de Balikèsser, comprise dans le chifire ci-dessus de celle du merkez-caza, est de 13,118 hab.y comme suit :
Musulmans 9,875 hab.
Grecs orthodoxes 1,266
Arméniens grégoriens. . . . 1,941
Divers 36
Total. . . 13,1 18 hab.
ploient de préférence le hêlre, le frêne elles branches de noyer. Les scieries des cazas de Balikèsser et de Gunân, construites et exploitées par des bulgares, sont tout à fait primitives, ainsi que celles du caza d'Adramit. On en compte environ 30 de ce genre. Une scierie mécanique, établie dans une dépendance forestière du caza de Panderma, dépeuple rapidement ce canton.
Deux forêts du merkez-caza de Balikèsser, Tune d'environ 5,000 hectares dans le nahié de Balia et l'autre de 3,000 hectares dans le nahié de Ghèbsoun ^ fournissent des quantités considérables de vallonée . Parmi les principales récolles et cueillettes forestières du sandjak de Karassi, il faut citer les écorces de chênes, pins et sapins pour tanneries; les châtaignes, les noisettes, les faines du hêtre dont on fait une huile comestible; les pignons du pin, pinus pinea^ très recherchés, la noix de galle, le goudron et la poix, le sumac, le jalap, la scammonée, une espèce de lichen, etc., etc.
Faune. — Toutes ces forêts sont fréquentées par un grand nombre d'animaux sauvages; les principaux sont : Tours, une espèce de petit léopard; le loup, le renard, le sanglier, le lynx, le chacal, Thyène, le blaireau, la loutre, la martre, le hauster, le chat sauvage; quelques daims, cerfs et chevreuils; le lièvre en grande abondance; le gibier à plumes d'espèces très variées foisonne. On y rencontre surtout le faisan et la bécasse, l'outarde, le dindon, le cygne et l'oie sauvages; diverses variétés de canards et de pigeons, la perdrix et la caille, la grive et le merle, la bécassine et une foule d'autre menu gibier.
Salines. — Il existe une saline dans le caza d'Aïvahk. Son exploitation fournit en moyenne par an, 2,565,890 kilogr. de sel que les bestiaux consomment en grande partie. C'est Tunique saline du vilavet de Brousse.
Tabacs. — Le sandjak de Karassi est celui du vilayet qui produit le plus de tabac. Les principaux centres de cetteculture
toires) de la ville et des environs, ainsi qu'une vieille tour à horloge fort admirée, 1 imarel ou hospice où les étudiants pauvres sont logés, nourris, habillés; 2 fontaines monumentales, 21 médressé, 6 bains publics (hammam) du temps des seldjoukides, et le bazar voûté construit sans doute vers la même époque. On compte de plus à Balikèsser 845 boutiques, 10 ha?i ou hôtelleries, 18 boulangeries et 2,742 maisons. 11 y a aux environs de cette ville 115 moulins, 3 minoteries et 78 tanneries. Balikèsser est Tancienne capitale des princes de Karassi, proches parents et feudalaires des empereurs turcs seldjoukides.
agricoles. — Tous les villages du merkezcaza sont autant de centres agricoles dont les principaux produits sont : le froment, l'orge le sésame, Topium, les pois chiches, les fèves et de bons fourrages.
Toutes sortes de légumes et d'excellents fruits y sont également récoltés. On cite un certain melon nommé hasan-bey^ très estimé pour son goût exquis et considéré comme supérieur à tous les autres. 11 est cultivé dans de vastes champs, non loin <ie Balikèsser et expédié à Constantinople, où on le vend à prix fixe. Les bamiè (gombauds ou cornes grecques, hibiscus escu- Jenius) cultivés également aux environs de Balikèsser, sont d'un ^oût agréable et fort recherchés malgré leur grosseur ; on n'estime en général que les bamiè les plus petits.
Apiculture. — L'élève des abeilles est pratiqué avec succès dans tout le merkez-caza, et le miel de Balikèsser est très renommé.
Eaux thermales. — Il y a des sources thermales dans les villages de Kiraz et d'Eftelèt, à 27 kil. environ du cheflieu.
— Ali Timourdji, chef-lieu du nahié de Balia est situé à 25 kil. nord-ouest de BaUkèsser, sur leManias-ichaï. On compte dans ce nahié 23,757 hab. dont 21,834 musul-
derma et Aktchéï. Tout le beurre de lait de vache est exporté, ainsi que le qaïmaq renommé de Balikèsser, très recherché à Constantinople. Le qàimaq est une sorte de crème de lait bouillie spécialement fabriquée en Turquie et en Grèce, où elle est, avec raison, fort goûlée; c'est une pâle extrêmement épaisse qu'on vend sous forme de rouleaux creux.
Fleuves, rivières. — Les principaux cours d'eau du sandjak de Karassisonl le K/iod/a'tchaï{M^epus)y le Sémav-sou (Macestus), le Manias-tc/iaï{Ts.rs\\is)j et VOuzound/a-déré-sou, dont la description se trouve plus haut, page 67.
Lacs, marais. — 11 en est de même en ce qui concerne le lac de Manias (voir page 75). Les marais des environ d'Adramit valent à peine une mention.
Routes, chemins. — 11 n'existe dans le sandjak de Karassi, qu'une seule voie carrossable, la chaussée de Panderma h Balikèsser et de là au golfe d'Adramit. Cette route, d'une longueur totale de 175 kil., décrite page 90, met le chef-lieu du sandjak en relation directe avec la mer de Marmara et la mer Egée par les golfes de Cyzique (Artaki) et d'Adramit.
Transports. — Il n'y a point d'entreprises régulières de transports dans le sandjak de Rarassi. Les prix varient de Balikèsser à Panderma, entre 40 et 57 centimes par tonne et par kil., plus environ 34 centimes par voiture chargée et 17 centime par bête de somme pour subvenir aux dépenses des réparations de la roule, nécessitées par les inondations de la plaine de Manias.
Le prix des transports de Balikèsser à Adramit sont de 30 à 49 centimes par tonne et par kil.
Montagnes. — Les montagnes de la chaîne de Vida (Kazdagh) qui bornent à l'ouest, le sandjak de Karassi, en s'étendant du sud au nord, ont été décrites au chapitre spécial du
en plaine, arrosées par le Sémav-sou et ses affluents, sont bien cultivées et donnent de bonnes recolles de céréales, de colon et de toutes sortes de fruits et légumes.
Sou-SouGHOURLouGou, chcf-lieu du nahié de Fret, est situé sur la chaussée carrossable qui relie Balikèsser et Panderma, à 40 kil. nord-est de la première de ces villes el à 55 kil. sud de la seconde. On considère celte ville comme étant à michemin de Balikèsser et de Panderma, et l'usage s'est établi pour les voyageurs et les voituriers d'y passer la nuit. A cet effet, 5 nouveaux hans ou hôtelleries y ont été construits. On eût pu, avec grand avantage, relever et restaurer les magnifiques ruines des deux vastes caravanséraï, construits jadis par les princes turcs seldjoukides de Rarassi dans cet humble bourg, qui alors était une grande ville.
SuLTAN-TcHAïR (la prairie du sultan), village devenu très important depuis la découverte et l'exploitation de ses mines de boracite, décrites page 18, est situé également sur la chaussée de Balikèsser à Panderma, à 8 kil. sud de Sou-Soughourlougou et à 32 kil. nord-est de Balikèsser, au bord de la rive gauche du Sémav-sou (Macestus).
Le nahié de Fret n'est ni moins fertile ni moins bien cultivé que les autres cantons du merkez-caza. Ses productions, aussi estimées que les leurs, sont les mêmes, mais sa véritable richesse est dans ses mines.
Balat, chef-lieu du nahié de môme nom, est un bourg de 3,375 hab., dont 175 grecs orthodoxes. On y compte 5 mosquées à minarets, 3 médressé, 1 église, 3 han ou hôtelleries, 1 bain pubHc (hammam) 75 boutiques et 675 maisons. On le place à environ 75 kil. est de BaHkèsser, au pied du Reudjédagh. Le nahié est composé de 39 villages comprenant 1,958 maisons. On y compte H, 340 hab et 18 écoles.
GAZA D'AIVALIR
Orientation ; limites. — Le caza d'Aïvalik est situé à la pointe sud-ouest du sandjak de Karassi et du vilayet de Brousse. 11 est limité : au nord, par le golfe d'Adramit; à l'est, par le caza de Kémèr ; au sud, par le vilayet de Smyrne ; et à l'ouest par I canal de Météliu.
Division administrative. — Le caza n'a point nahié^ et ne contient, outre la ville d'Aïvalik, qu'un seul bou nommé Kuichuk (le petit).
Population du caza. — Sa population est de 23,192 hal répartis entre la ville d'Aïvalik et le bourg de Kutchuk-kei
LOCALITES
Ville d'Aivalik
Kutchuk-keuï et ses hameaux.
Totaux par communautés.
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co o
es O
CQ
Total oénéral.
xn
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OS
•4 < es
Chef-lieu. — La ville d'AïvALiK (en turc, pays des coings) porte en grec le nom de « Kydonia » qui a la même signification. Comme on le voit au tableau ci-dessus, elle a20,974hab., presque tous grecs orthodoxes, et représente presque à elle seule le caza tout entier, dont elle est le chef-lieu. Sa situation, par 24^23' de longitude et 39^22' de latitude, à l'entrée du golfe Adramit et du canal de Métélin,est une des plus heureuses
arménien grégorien, le vékil ou fondé de pouvoirs du métropolitain grec orthodoxe et deux notables de sa communauté ; de tribunaux civil, correctionnel el criminel, du bédaièt (droit moderne) oti siègent également des juges appartenant aux communautés grecque orthodoxe et arménienne; d'un tribunal du chèr'i (droit musulman) ; résidence d'un substitut du procureur impérial. Dans cette ville, se trouvent aussi le quartier des étatsmajors de deux bataillons, l'un d'avant-garde et l'autre d'arrièregarde de la réserve et d'un détachement de 415 zapliès (soldats de police) sous les ordres d'un chef de bataillon; les divers bureaux de recensement, des domaines impériaux, elc ; les directions des mines, des forêts, des postes et télégraphes (service intérieur, langue turque); d'une municipalité ; les commissions des fondations pieuses, de l'instruction publique^ des arts et métiers, etc; une banque agricole; des agences de la Dette publique et de la Régie des tabacs ; un service de police composé d'un commissaire de 3* classe et de 4 agents (polices); une école supérieure dite mulkiyé (civile) destinée à former des fonctionnaires publics; 1 lycée, etc., etc.
Balikèsser est située par 25*30' de longitude et 39^40' de latitude, à peu près au milieu de l'unique route carrossable du sandjak de Karassi, à 95 kil. de la mer de Marmara (Panderma) et à 80 kil. de la mer Egée (Aktchéï, port d'Adramit), sans communications directes avec les chefs-lieux du vilayet et 4ies autres sandjaks, ni avec ceux de la plupart des cazas du sandjakde Karassi qui sont tous sous sa dépendance nominale.
Population. — La population de Balikèsser, comprise dans le chifire ci-dessus de celle du merkez-caza, est de -13,118 hab., comme suit :
Musulmans 9,875 hab.
Grecs orthodoxes 1,266
Arméniens grégoriens. . . . 1,941
Divers 36
Total. . . 13,118 hab.
La ville de Balikèsser est bâtie au pied du Yildn-dagh (mont du serpent), en face de la vaste et fertile plaine à laquelle elle donne son nom. Elle est arrosée par un filet d'eau, le Balikèssersou, maigre affluent de VOuzoundja-dèré-soUy presque toujours à sec durant Télé. On est alors obligé de faire venir d'un village du nahié de Balia, nommée Patlak, l'eau potable nécessaire aux besoins des habitants dont cette disette périodique ne semble cependant pas altérer la santé. Le climat est excellent. La ville est de toutes parts entourée de vignes et de vergers produisant en abondance d'excellents fruits de toute espèce. La vue s'étend au loin sur toute cette fraîche verdure, à travers laquelle on voit au-delà surgir les champs de blé de nombreux et riants villages.
On compte dans la ville de Balikèsser et le merkez-caza 522 écoles dont 31 supérieures, 6 secondaires et 485 primaires élémentaires, fréquentées par 6,520 élèves, dont 6,375 garçons et 145 filles, comme suit :
ÉLÈVES
limédressé et une école civile
Musulmans { . supérieure HO
2 lycées 85
90 écoles primaires de garçons. 1,550 1 lycée ou gymnase de garçons 50
Grecs orthodoxes.^ 1 pensionnat de jeunes filles . 20
8 écoles primaires de garçons. 315
1 — — filles . . 30
Arméniens grégo-( 1 — — garçons. 60
riens ( i — fiHes . . 25
Total. . . 119 écoles. 2,245
Outre le konak ou hôtel du gouvernement, l'hôtel municipal, les bâtiments du dépôt militaire, de l'école civile et des lycées de l'Etat, ainsi que la prison, on peut citer plusieurs mosquées anciennes parmi les 91 mosquées à minarets et mesdjid (ora-
Le mouvement marilime de ce même pori a été du 1/1 3 mars 1893 au 29 février-12 mars 1894, comme suit :