‹ La Turquie d'Asie; géographie administrative, statistique, descriptive et raisonnée de chaque province de l'Asie-Mineure;Chapitre 55 sur 144 · GAZA D'ADA-BAZAR · texte numérisé non relu

GAZA D'ADA-BAZAR

Population. — Chef-lieu. — Écoles. — Production. — Commerce. Industrie. Nahiés : Sabandja. — Ak-Yâzi. — Hendèk.

CAZA DE KANDRA OU DE KENDÉRÉ

Population. — Chef-lieu. — Écoles. — Forêts. — Lacs. — Routes. Nahiés : Chéikhier. — Kaïmas. — Kara-sou. — Aghadjli. — Ak-Ab&d.

CAZA DE GUÉIVÊ

Population. — Chef-lieu. — Écoles. — Orta-keuï. — Antiquités. — Soie. — Pro-

ductions.

Nahiés : Ak-Hissar. — Tharakli.

Carte adminigtrative, rontièrd, foreitière, eto. du yi1ay«t.

MUTESSARiFLIR D'ISMIDT

Formation. — Le mutessariftik ou sandjak d'Ismidl, dont le territoire comprend la majeure partie du pays que les auteurs grecs et latins nommaient « Bitbynie », a longtemps formé, sous les ottomans, Pun des plus puissants sandjaks de Véyalèt deKhodavendighiar (Brousse), et en faisait encore partie en 1867 sous son ancien nom de « Khodja-ili. » Lors de la constitution du système administratif actuel, il fut détaché de cet éyalèt et compris dans la circonscription du \ilayet de Constantinople, auquel il a cessé d'appartenir en 1888, pour relever directement du ministère de Tlntérieur.

Orientation, limites. — Ce mutessariflik est situé au nord de la Turquie d'Asie, par 26^35' à 28^37' de longitude, et 40oi3' à 41^15' de latitude. 11 est limité : au nord par la mer Noire, à Test par le vilayet de Castamouni ; au sud, parle vilayet de Brousse; et à rouestpar le territoire asiatique du vilayet de

MUTESSARIFLIK D*ISMIDT

Constanlinople. II a dans ses dépendances, au sud-ouest, le golfe d'ismidl, situé dans les eaux de la mer de Marmara. C'est ce même golfe qui reçut successivement dans Tantiquité les noms d'Olbia, puis d'Astacus^ et enfin celui de Nicomédie qu'on lui donne encore souvent de nos jours.

Superficie. — La superficie totale du mutessariflik d'Ismidt est de 12,030 kil. carrés. Répartie par cazas, cette superficie se présente comme suit :

Merkez-Iiva d'Ismidt. . . 1,500 kil. carrés

Caza de Kara-Mursal . . 2,125 —

— d'Ada-Bazar. . . . 1,925 —

— deKandèrè .... 3,500 —

— deGuéivé 3,000 —

Total. . . 12,050 kil. carrés

Division administrative. — Le mutessariflik d*Ismidt est divisé adminislrativemenl en 1 merkez-liva, siège central de Tautorilé civile, en 4 cazas et en 12 nahiés; on y compte en totalité 606 villages, répartis entre ces divers centres administratifs, comme suit :

CAZ\S

NAHIÉS

VILLAGES

ISMIDT

Kara-Mursal

Ba^htchédjik

Yalova

Ada-Bazar

Kandra ou Kendéré....

Guéivé

Sabaiidia. — Ak-Yàzi. — Hcndèk

Chfikhler. — Kaïmas. — Kara-sou. — Ak- AbAd. — Affhadili

Ak-Hissar. — Tharakli

5 Gazas

12 Nahiés

Division militaire. — Le mutessariflik dlsmidt appar* tient, sous le rapport militaire, au l®*" corps d*armée (orrfow) dont le quartier-général esta Constanlinople. Ce corps d'armée cens-

titue la garde impériale. 11 n'y a pas de garnison de l'armée active {nizam) dans ce sandjak, où résident dans leurs foyers 8 bataillons de la réserve [rédif)^ dont les états-majors ont leurs quartiers en permanence aux divers dépôts militaires du sandjak ainsi que les officiers faisant partie des conseils de recrutement et de révision. Chaque année les deux classes de la réserve (avant-garde ou senf4 moukaddèm et arrière-garde ou senf-i talï) sont convoquées tour à tour pendant un mois pour les manœuvres.— Le mutessariflik d'Ismidt fournit annuellement 1,500 conscrits pour l'armée active [nizam) qui, suivant les besoins, sont appelés immédiatement sous les drapeaux ou bien restent dans leurs foyers à la disposition de l'autorité militaire. Le service d'ordre public est fait par la gendarmerie et la police.

Autorités administratives. — Les autorités administratives sont : le mutessarif^ gouverneur du sandjak, les 4 càimakanij sous-gouverneurs des cazas, et les limudir, directeurs des nahiés. — Le mudir d'Ak-Yâzi n'a qu'un titre purement honorifique. A Ab-sofou, dans le caza d'Ada-Bazar, localité quelquefois comprise encore parmi les nahiés, bien que déchue depuis longtemps de ce rang, il y a également un mudir honoraire.

Autorités religieuses. — Pour les musulmans, les autorités religieuses sont les mufti et les nàib résidant aux chefs-lieux du sandjak, des cazas et des nahiés, et les imâm des mosquées.

Les Grecs orthodoxes relèvent du métropolitain, archevêque de Nicomédie dont le siège est à Ismidt.

Les Arméniens grégoriens ont à Ismîdt également un archevêque qui a des vicaires à Baghtchédjik et à Ada-Bazar.

Les Arméniens catholiques et protestants, peu nombreux, ont des curés et des missionnaires en diverses localités.

Les catholiques latins ont à Ismidt la mission des Pères auguslins français de l'Assomption.

Les Israélites, enfin, ont un rabbin à Ismidt.

306 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

• Tribunaux. — Dans chaque chef-lieu de caza siègent un tribunal du hédâyèt (droit moderne) et un tribunal du chér'i (droit musulman) présidés par le naïb, A Ismidt, les tribunaux civil et criminel sont présidés par le nàib, et à Ada-Bazar le nwfti préside le tribunal du chér'i. Un substitut du procureur général réside à Ismidt.

Gendarmerie, police. — La gendarmerie du mutessari- (lik d'Ismidt est commandée par un colonel et un major, résidant tous deux au chef-lieu. Le service d'ordre et de sécurité publics est fait par un détachement de gendarmes à pied et à cheval, des zabtié et des agents de police, sous les ordres d'un commissaire.

Postes et Télégraphes. — L'administration des postes et télégraphes possède des agences postales dans tous les chefslieux des diverses circonscriptions administratives du sandjak.

Elle a également dans ce sandjak 7 stations télégraphiques, dont 3 de service inlernational (Ismidt, Sabandja et Guéivé), c'est-à-dire où la correspondance est reçue ou expédiée en turc ou en français, et 4 de service intérieur (Ada-Bazar, Randèrè, Aghadjli (Indjirli) et Tharakli), où la langue turque est seule admise.

Population. — La population totale du mutessariflik d'Ismidl, d'après les derniers recensements scrupuleusement contrôlés, est de 222,760 hab.

Le tableau ci-après décompose ce chiffre total de 222,760 hab, par cazas et par communautés, comme suit :

GAZAS

Ismi it

Kara-Marftai .

Ad a-Bazar . . .

Kutfrt N UtAM . .

Guéivé

TOTAUX

PAR COMMUIfAUTiS 00 BACBS

MUSULMANS

h'fDIOE.NES

ad

•Cd M

es

ta

Cd

C/3 U Cd

ARMENIENS

es

Cd

< H co

co Cd

Zj •Cd

OS r/)

-ta

TOTAUX

par

GAZAS

Total général 1 222.760

Musulmans. — Gomme Tindique le tableau ci-dessus, les musulmans du sandjak d'Ismidt se subdivisent en trois principales catégories : 1*» les indigènes sédentaires, qui forment la grande majorité de cette communauté en même temps que celle des habitants du sandjak; 2"^ les indigènes nomades, qui sont sur le point de disparaître et de se fondre dans la masse des sédentaires dont ils ne représentent plus actuellement qu'environ le 1/400; 3 enfin, les réfugias (mohâdjir) tous sédentaires.

Indigènes sédentaires. — Les musulmans indigènes sédentaires sont, en premier lieu, les descendants des Turcs ottomans qui, sous le règne d'Osman, fondateur de l'empire et chef de la dynastie ottomane, ont fait, en 1326, la conquête de Nicomédie (Ismidt) et des contrées environnantes. A ces descendants des conquérants, il faut joindre ceux des habitants d'alors, grecs et autres, qui ont, en très grand nombre, embrassé la religion du vainqueur, soit dès cette époque, soit par la suite.

316 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

depuis la conquête ottomane sous le nom pittoresque et suffisamment significatif de « mer d'arbres » (Aghadj-Dénizi). On n'a aucune notion plus ou moins approximative des ressources énormes que pourrait fournir l'exploitation régulière de cette magnifique région qui, malgré le manque absolu de tout soin, de toute surveillance, les abus et les déprédations, les fréquents incendies et mille autres causes de ruine qu'il serait trop long d'énumérer, reste toujours aussi belle et semblerait être inépuisable. Les contrées forestières exploitées avec une sorte de régularité, soit par rÉtat, soit avec quelque apparence de contrôle de sa part, sont elles-mêmes assez peu connues. On ne saurait en indiquer la superficie exacte, ni la situation précise, et l'on doit se borner à dire où se trouvent situés les principaux chantiers et de quelle essence se composent les peuplements de leur voisinage, soumis à une exploitation permanente.

Les forêts des environs d'Ismidt sont principalement ex* ploitées pour la fabrication du charbon. Leur peuplement consiste surtout en chênes, arbousiers, hêtres, pins et sapins. Le» charbonnières de ces forêts transportent leurs produits dans les dépôts de la ville d'Ismidt, d'où ils sont en grande quantité expédiés journellement àConstantinople à bord de petits voiliers, à raison de 10 à 12 paras (5 à 6 centimes l'oke, soit 5 fr. 75 à 6 fr 90 les 128 kil.

Il y a dans le caza d'Ada-Bazar, aux environs du nahié de Hendèk^ des forêts exploitées directement par le ministère de la marine. Douze chantiers y sont étabhs pour la fabrication des bois de charpente et autres, nécessaires aux constructions navales que le gouvernement fait exécuter à l'arsenal maritime d'Ismidt.

D'autres cantons forestiers, aux limites de ceux qui appartiennent à l'État, fournissent annuellement à l'exportation une moyenne de 50,000 planches de bois de noyer, expédiées par le port d'Ismidt. On fabrique aussi dans ces forêts des charbons pour la plupart dirigés par la même voie sur Constantinople, à peu près aux mêmes prix que ceux des environs d'Ismidt qui constituent une moyenne. La distance des charbonnières au

roi de Perse, Abbâs-le-Grand, qui en avait fait passagèrement la conquête. Cette colonie, toute composée de gens riches, experts au commerce, et d'artisans laborieux, apporta dans chaque caza, dans chaque ville ou village où des colons arméniens s'installèrent, un élément nouveau de prospérité, qui n'a point cessé de se perpétuer, notamment dans la ville d'Ada-Bazar, devenue importante à partir de l'arrivée de cette nouvelle population, — et dans les centres commerçants, industriels ou consacrés à de hautes études, tels que Armach, Aslan Bey et Baghtchédjik presque entièrement peuplés d'Arméniens.

Arméniens catholiques. — Les Arméniens catholiques, dont le nombre est inférieur à celui des protestants, et par conséquent peu considérable, ne sont pas les restes d'une immigration ancienne ou nouvelle, mais simplement des individus venus isolément à Ismidt et à Baghtchédjik, dans un but quelconque, et que des convenances personnelles ont amenés à s'y fixer. On sait d'ailleurs qu'ils ne sont point originaires des provinces du nord-est de la Turquie d'Asie, limitrophes de la Perse et de la Russie, comme les Arméniens grégoriens et les protestants, mais du petit royaume d'Arménie qui existait au sud, en Cilicie, du temps des croisades, et dont les derniers rois furent des français de la maison de Lusignan de Chypre.

Israélites . — Gomme presque tous les israélites de Turquie , ceux d'Ismidt sont venus d'Espagne lors de leur expulsion en masse de ce pays.

Tchingânè. (Bohémiens). — Les tchingdnè des cazas d'Ada-Bazar et de Guéivé, auxquels les registres administratifs donnent le nom de coptes qui appartient aux Égyptiens chrétiens, sont de la même race que les bohémiens de France, les ^î/>«>5 d'Angleterre, \e%zingari d'Italie, {^^ gitanos d'Espagne, les tziganes de Hongrie, etc. Leurs mœurs et coutumes, leurs goûts, leurs aptitudes, sont partout les mêmes, comme tout ce

3J2 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

qui les concerne. On ne sait jusqu'aujourd'hui rien de bien positif touchant leur origine.

Ecoles. — Les écoles du mutessariflik d'Ismidt sont au nombre de 590, dont 23 supérieures, 29 secondaires et 538 primaires ou élémentaires, fréquentées par un nombre total de 11,025 élèves dont 9,886 garçons et 1,140 filles, comme suit :

d'Hélénopolis. Il aimait lui-même à se reposer des soucis du gouvernement au milieu des sites agréables du golfe de Nicomédie, et c'est auprès du palais de sa mère qu'il mourut, dans sa ville d'Ancyron, à Iléréké. Sous Juslinien, Timpératrice Théodora, sa femme, visita les bains dllélénopolis, avec une suite de 4,000 personnes, circonstance rappelée dans un rapport récent de la Société impériale de médecine de Constantinople, chargée en 1892 d'étudier les eaux de Yalova, propriété de la Liste civile. Ce même rapport rappelle également que, dans ses derniers temps, feule docteur Millingen eut l'honneur d'y conduire la validé sultane, mère du sultan Abd ul-Médjid.

Parmi les souvenirs historiques qui se rattachent directement El Yalova, figure la désastreuse retraite dite : retraite dHélénopolis de larmée des croisés, commandée par Pierre l'Ermite et Gaulhier-sanS'Avoir. C'est dans la contrée environnante, qu'après la défaite de cette armée où périrent 25,000 croisés français, d'après Anne Comnène, les turcs Seldjoukides élevèrent avec leurs ossements une pyramide triomphale.

Les sources thermales qui alimentent les bains de Dagh-IIamfflâm jaillissent des fissures d'une roche formant le ht d'un ruisseau situé sur le flanc du Dagh-Hammâm mont du bain) à 80 mètres d'altitude et à 8 kil. au sud-ouest du petit port de Yalova. Une route carrossable conduit de ce port aux bâtiments des bains qui sont à proximité des sources. Celles-ci sont au nombre de cinq, toutes dans le lit du ruisseau. La température des eaux dépasse 60"* centigrades. Leur analyse y a fait rencontrer du sulfure d'hydrogène, de l'iode, de l'azote. On estime qu'elles sont très eflîcaces contre les rhumatismes, le diabète, les vices de constitution héréditaires ou acquis, et les catarrhes chro- Qi(£ues.

La Société impériale de médecine de Constantinople, approuvant les conclusions du rapport cité plus haut, a été d'avis que les thermes de Dagh-Hammâm, près Yalova, doivent être classés parmi les acratothermes et les thermes sulfurés, et que leur composition physico-chimique les place au premier rang des sources analogues déjà connues, telles que celles d'Aix-les-

MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

Ce tableau sera complété plus loin, dans les cazas respectifs, par l'indication des écoles (de garçons et de filles) de chaque degré d'enseignement et du nombre d'élèves afférent à chacune d'elles.

Climat. — En 1889, les marais des environs d'Ismidtont été desséchés et les fièvres paludéennes ont presque entièrement disparu de cette partie du mutessarifiik, où elles étaient permanentes de temps immémorial et en toute saison. Actuellement, les seules contrées malsaines sont^ durant les chaleurs de l'été, les environs du lac Ak-gueul, peu étendus, dans le caza de Kendéré, à 5 kil. environ des bords dé la mer Noire. Parloul ailleurs, le climat est très salubre et la température, presque toujours agréable, dépasse rarement + 26" à 30** centigrades en été et ne descend à quelques degrés au-dessous de zéro que durant certains hivers exceptionnels ou sur les montagnes.

Production agricole. — La production agricole du mutessarifiik d'ismidt est estimée, en moyenne annuelle, à un peu plus de 2 millions d'hectolitres de blé^ d'orge, d'avoine, seigle, maïs, riz, millet et autres céréales, et de 20 millions de kilogr. de fruits et légumes, produits textiles, tabac, opium, cire, miel, etc., comme suit :

Hectol.

Blé 291.300

Orge 104.200

Avoine .... 154.400 Seigle .... 62.500

Ilcctol.

Mais 7S0.200

Méteil 60.000

Millet 182.550

Kaplidja (ép«âotrO • 76.950

Riz. .

Vesce Divers

HectoL

Graine de lin . 759.315

Fèves .... 62.347

Pois chiches. . 70.500

fuéolts (féies des i&nii) 6.890

Haricots . . . 261.100

Lentilles . . . 131.550

Sésame . . . 18.270

Amandes . . . 38.930

Noix . . . 523.953

Châtaignes . .

Raisins frais Fruits divers .

Oignons . ■ .

Aulx . . . .

Pommes déterre Légumes frais .

Coton ....

Opium • . .

Kilogr.

Cire . .

Miel . .

Cocons. .

Soie grège FiJ&sse et ckaiTK Tabac . .

Fromages

KUogr.

STATISTIQUE DESCIUPTIVE 315

Pièces

Œufs 44,200,000

Poulets 305,000

Peaux de bœuf 7,000

N. B, Ces totaux seront plus loin divisés par quantités afférentes à chaque caza séparément.

Mines et minières. — Les reconnaissances et études préliminaires faites par les diverses compagnies de chemins de fer ont donné la certitude qu'il existe dans le mutessariflik d'Ismidt de nombreux gisements de houille, principalement formés de lignites. Les ingénieurs chargés de ces études préliminaires ont constaté en assez grand nombre des affleurements de cette nature. Ils ont eu entre leurs mains quantités d'échantillons de manganèse, de pyrites de cuivre et de zinc qu'on leur apportait pour avoir leur avis sur la valeur de ces minerais, mais on n'a pas voulu jusqu'ici leur en indiquer le lieu de provenance.

Outre les gisements houillers, les carrières de pierre à chaux et de pierre à plâtre ou gypse, abondent dans toute cette contrée. Le ministère vient d'accorder à Derlad Dadian Ëffendi, pour 99 années, la concession^d'une mine de cuivre située à Orta-keuï, près de Guéivé. On connaît à Kara-sou, nahié du caza de Kandèrè, une mine de plomb argentifère, dont la concession a été demandée par un notable du lieu et qui ne Ta pas encore obtenue jusqu'ici. L'unique exploitation en cours est celle d'une mine de manganèse, située à 11 kil. du village de Kourt-Bèlèn, dépendance du nahié d'Ak-Hissar, dans le caza de Guéivé, dont les produits sont dirigés régulièrement sur Constantinople par le concessionnaire, Oussep-Agha. On assure qu'il existe plusieurs autres mines dignes d'intérêt dam ce même caza de Guéivé.

Forêts. — Les forêts sont très nombreuses et d'une étendue considérable dans le mutessariflik d'Ismidt tout entier. C'est dans les cazas de Guéivé, d'Ada-Bazar et de Kendéré surtout que se trouve le centre principal de la grande région forestière connue

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depuis la conquête ottomane sous le nom pittoresque et suffisamment significatif de a mer d'arbres » (Aghadj-Déoizi). On n'a aucune notion plus ou moins approximative des ressources énormes que pourrait fournir l'exploitation régulière de cette magnifique région qui, malgré le manque absolu de tout soin, de toute surveillance, les abus et les déprédations, les fréquents incendies et mille autres causes de ruine qu'il serait trop long d'énumérer, reste toujours aussi belle et semblerait être inépuisable. Les contrées forestières exploitées avec une sorte de régularité, soit par l'État, soit avec quelque apparence de contrôle de sa part, sont elles-mêmes assez peu connues. On ne saurait en indiquer la superficie exacte, ni la situation précise, et l'on doit se borner à dire oii se trouvent situés les principaux chantiers et de quelle essence se composent les peuplements de leur voisinage, soumis à une exploitation permanente.

Les forêts des environs d'ismidt sont principalement exploitées pour la fabrication du charbon. Leur peuplement consiste surtout en chênes, arbousiers, hêtres, pins et sapins. Le» charbonnières de ces forêts transportent leurs produits dans les dépôts de la ville d'ismidt, d'oti ils sont en grande quantité expédiés journellement àConstantinople à bord de petits voiliers, à raison de 10 à 12 paras (5 à 6 centimes l'oke, soit 5 fr. 75 à 6 fr 90 les 128 kil.

Il y a dans le caza d'Ada-Bazar, aux environs du nahié de Hendèk, des forêts exploitées directement par le ministère de la marine. Douze chantiers y sont établis pour la fabrication des bois de charpente et autres, nécessaires aux conslrucfions navales que le gouvernement fait exécuter à l'arsenal marifime d'ismidt.

D'autres cantons forestiers, aux limites de ceux qui appartiennent à l'État, fournissent annuellement à l'exportation une moyenne de 50,000 planches de bois de noyer, expédiées par le port d'ismidt. On fabrique aussi dans ces forêts des charbons pour la plupart dirigés par la même voie sur Constantinople, à peu près aux mêmes prix que ceux des environs d'ismidt qui constituent une moyenne. La distance des charbonnières au

porl d'exportation est d'environ 60 kil. ; elle est d'environ 25 kil. entre Ilendëk et Ada-Bazar , où commence la chaussée carrossable , le parcours de ces 25 premiers kil. est assez difficile et grève le produit transporté de frais surélevés.

Do vastes forêts, peuplées principalement de chênes, de hêtres, de pins, sapins et peupliers, s'étendent tout autour de Guéivé, chef-lieu du cazade même nom, à une distance moyenne de 20 kil. de ce petit bourg. Leur exploitation, contrôlée par l'État, se fait assez régulièrement sur une profondeur d'environ 15 kil. Certains cantons de ces forêts, dont le peuplement se composait surtout de vieux et superbes noyers, commencent à s'éclaircir, mais cependant on en tire encore une moyenne de 6,000 planches et d'importantes quantités de fort belles loupes. Guéivé n'étant éloigné d'ismidt que d'environ 45 kil. par voie carrossable et de 63 kil. par le chemin de fer, les produits de ce caza peuvent être transportés à des prix avantageux dont le commerce des bois profite. Aussi estime-t-on à 400,000 douves de bois de hêtre, outre les 6,000 planches de noyer et les loupes précitées, auxquelles il faut ajouter de nombreuses billes de tilleul, d'orme, de hêtre, de chêne, et de beaux pins et sapins entiers pour mâture, les expéditions annuelles de ces forêts tant sur le port d'ismidt qu'au delà.

Il serait presque impossible d'apprécier le rendement des autres forêts de ce mutessariflik, qui ne sont pas surveillées et ne pourraient l'être du reste que bien difficilement. Leur exploitation, très abusive, n'a pour objet que la consommation locale et la fabrication du charbon presque entièrement dirigé par araba (chariots) à travers monts, vallées et fondrières, sur la ville de Scutari (Ghrysopolis), faubourg asiatique de Gonstantinople, voyage dont la durée n'est pas moindre de huit à dix jours et même plus pour certaines charbonnières, car la distance à parcourir est grande et les routes, outre qu'il n'en existe que de courts tronçons aux abords des villes, sont fort mal entretenues. Le prix moyen actuel de ce charbon sur le marché de Scutari est de 10 médjidiés l' araba chargé de 500 okes, soit environ 45 francs la charge de 641 kilogr. Un tiers à peu près du char-

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s*est élevée en 1892 à 1,282,950 kilog., tandis que la récolte totale du mutessariflik d'Ismidt n'a été, en cette même année, que de 1,697,950 kilog., de pommes de terre.

Le caza d' Ad a-Bazar n'est pas moins bien partagé relativement à ses récoltes d'oignons, d'ail et de légumes frais, montant en moyenne à plus de 3 millions de kilogr., par an, sur 7 millions environ des mêmes produits récoltés dans le sandjak entier. Pour les raisins frais et autres fruits, il tient aussi la première place, mais avec un avantage moins sensible, car la récolte totale du merkez-liva et des quatre cazas étant d'environ 7 millions de kilogr., la moyenne des cinq circonscriptions > serait de 1.400.000^ tandis que la quantité de raisins frais et autres fruits récoltés dans le caza d'Ada-Bazar en 1892 a été de 1,758,510 kil.

Une proportion analogue à celle-ci se rencontre dans la production des légumes proprement dits : fèves, pois-chiches, faséoles, haricots, lentilles, qui donne pour les 5 circonscriptions du sandjak un chiffre total de 532,387 kilogr.

Les 3 cazas producteurs de graine de lin sont encore en première ligne Ada-Bazar, avec une récolte de 513,178 kilogr., puis Randéré avec 151,137 kilogr. et enfin Guéivé avec 95,000 kilogr., soit un total de 759,315 kilogr. de graine de lin récoltés dans le mutessariflik d'Ismidt en 1892.

Le sésame est cultivé sur une échelle de moyenne importance dans les 5 circonscriptions administratives de ce sandjak. Sa récolte totale n'est que d'un peu plus de 18,000 kilogr. employés en grande partie à la fabrication de l'huile dans 14 huileries spéciales, dont 14 à Ismidt et aux environs et 3 à Kara-Mursal.

La remarquable fertilité du mutessariflik d'Ismidt, son état agricole relativement assez avancé, l'ont fait choisir par la Société du chemin de fer ottoman dAnatolie pour y établir, à Buyuk Derbènd, à Sabandja et à Ada-Bazar, des pépinières, des terrains d'essai de diverses cultures nouvelles propres à être introduites en Turquie d'Asie, et des plantations modèles.

Parmi les principaux objets qui ont déterminé la création de ces établissements, on s'est proposé sans aucun doute d'avoir

THéléDopolis. Il aimait lui-même à se reposer des soucis du rouvernement au milieu des siles agréables du golfe de Nicomélie, el c*est auprès du palais de sa mère qu'il mourut, dans sa ille d'Ancyron, à Iléréké. Sous Justinien, Timpéralrice ["héodora, sa femme, visita les bains dllélénopolis, avec une uite de 4,000 personnes, circonstance rappelée dans un rapport récent de la Société impériale de médecine de Constantino- )le, chargée en 1892 d'étudier les eaux de Yalova, propriété de a Liste civile. Ce même rapport rappelle également que, dans ces derniers temps, feu le docteur Millingen eut Thonneur d'y conduire la validé sultane, mère du sultan Abd ul-Médjid.

Parmi les souvenirs historiques qui se rattachent directement à Yalova, figure la désastreuse retraite dite : retraite d H élénopolis de Tarmée des croisés, commandée par Pierre TErmite et Gaulhier-sans-Avoir. C'est dans la contrée environnante, qu'après la défaite de cette armée où périrent 25,000 croisés français, d'après Anne Comnène, les turcs Seldjoukides élevèrent avec leurs ossements une pyramide triomphale.

Les sources thermales qui alimentent les bains de Dagh-IIammâm jaillissent des fissures d'une roche formant le Ut d'un ruisseau situé sur le flanc du Dagh-Hammâm mont du bain) à 80 mètres d'altitude et à 8 kil. au sud-ouest du petit port de Yalova. Une route carrossable conduit de ce port aux bâtiments des bains qui sont à proximité des sources. Celles-ci sont au nombre de cinq, toutes dans le lit du ruisseau. La température des eaux dépasse 60" centigrades. Leur analyse y a fait rencontrer du sulfure d'hydrogène, de l'iode, de l'azote. On estime qu'elles sont très efficaces contre les rhumatismes, le diabète, les vices de constitution héréditaires ou acquis, et les catarrhes chroniques.

La Société impériale de médecine de Constantinople, approuvant les conclusions du rapport cité plus haut, a été d'avis que les thermes de Dagh-Hammâm, près Yalova, doivent être classés 3armi les acratothermes et les thermes sulfurés, et que leur composition physico-chimique les place au premier rang des sources analogues déjà connues, telles que celles d'Aix*les-

326 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

linople. Le bénéfice important qui résulte de la vente de ce raisin restreint beaucoup la fabrication du vin, réduite à peu près aux quantités indispensables pour Talimentation locale. Celle fabrication n'a donné lieu jusqu'à présent à aucun mouvement commercial appréciable. Cependant, la bonne qualité des vins fabriqués Tannée dernière à Baghtchédjik, nahié du merkez-liva, et dans trois villages qui en dépendent, ainsi que le bas prix de ces vins sur place, oix Von a grand peine à trouver acheteur à raison de 15 à 20 centimes le Icilogr, a décidé les producteurs à faire à Constantinople, à titre d'essai, une série de petites expéditions de 6 à 700 kilogr., renouvelées chaque semaine. Si les vignerons de Baghlchédjik retirent de ces essais peu coûteux un gain rémunérateur, il ne leur sera pas difficile de créer chez eux l'industrie vinîcole, et dans tous les cas, ils se seront débarrassés d'un excédent de production dont ils ne savaient que faire. Au besoin, ce nahié seul peut produire 300,000 kilogr. de vin. Il les a déjà produits.

Le pavot à opium n'est cultivé que dans le seulcaza de Guéivé, dont la récolte annuelle est de 2,565 kilogr. d'opium en moyenne.

Soie. — On estime la production de soie dans les quatre cazas du mutessariflik d'Ismidt à 1,008,808 kilogr. de cocons frais, comme suit :

1 Merkez-caza d'Ismidl. 11 3,059 kilogr.

2o Gaza de Kara-Mursal. 25, 1 56 —

3o iNahié de Yalova . . . 24,255 —

4« Gaza d'Ada-Bazar. . . 76,571 —

5^ — deGuéivé. . . . 769,767 —

Total. . . 1,008,808 kilogr.

Jusqu'aujourd'hui, la sériciculture n'a pas été introduite dans le caza de Kandéré, si ce n'est, peut-êlre, chezquelques éleveurs isolés, dont le chiffre infime de production ne ferait ressortir que des quantités essentiellement néghgeables.

Le moulJDage de la récolte annuelle de cocons précitée produit 26,885 kilogr. 130 de soie grège, comme suit :

Merkez-cazad'lsmidt .... 5,490,500

Caza de Kara-Mursal 6(»9,550

— d'Ada-Bazar 3,179,600

— deGuéivé 16,605,480

soit un total de : 26,885^130

Ce total représente 320,000 kilogr. de cocons frais.

La quantité restante de cocons frais, soit 688,608 kilogr., est expédiée à Brousse pour y être moulinée, et la soie qu'on en retire se trouve englobée dans le chiffre de la production séricicole de cette ville.

On compte dans le mutessariflik d'Ismidt, outre le nombre considérable de maisons particulières où on élève le ver à soie et odles cocons sont dévidés sur des tours à la main, 31 magnaneriesy comme suit :

Nombres d'usines.

Merkez-liva d'Ismidt : Ville d'Ismidt et environs. 4

12) — Guéivé. Ville de Guéivé. — 7

Ada-fiazar et environs 2 Caza d' Ada-Bazar \ ?f ^f.^^j^ " h 20

Ak-Yâzi ; Hendèk

Nombre total de magnaneries . . 31

Bestiaux. — L'élève du bétail est très répandu dans les 5 circonscriptions administratives du mutessariflik d'Ismidl, mais plus spécialement dans les 3 cazas de Kandéré, d'Ada-Bazar et de Guéivé, qui sont aussi les principaux centres de la production agricole, envisagée dans son ensemble, comme le fait voir ce qui précède. En moyenne, le produit annuel de Télève des diverses races et espèces de bétail, s'élève h 899,606 têtes, comme suit :

328 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

Bœufs et vaches 314,290 têtes

Bufnes 6,700 —

Chevaux et mulets . 71,560 —

Moulons 264,286 —

Chèvres communes 111,400 —

Chèvres mohair 130,000 —

Chameaux 1,370 —

Total. . . 899,606 tètes.

Ce total sera plus loin divisé par quantités appartenant à chacun des 5 cazas du mutessarifat.

Les moutons élevés à Ismidt etàKara-Mursal sont en grande partie importés, au printemps, de la Roumélie orientale; avec le lait des brebis, on fabrique, dès cette saison et jusqu'en automne, d'abord du fromage à la crème de la sorte dite misitra, très recherché à Constantinople et dans tout TOrient où se fait et se vend à peu près partout, dans la corbeille de jonc qui lui sert de forme, ce produit fin et délicat; la première saison passée, la misitra est remplacée par un autre fromage blanc de plus en plus compact et sec au fur et à mesure que Tannée avance vers sa fin, mais cependant de sortes estimées à divers titres. On commence à l'automne à vendre pour la boucherie les moutons importés au printemps; mais un nombre beaucoup plus grand de pelit bétail de cette catégorie provient de l'intérieur du pays, où l'élève des moutons est fait en grand par les tribus nomades, spécialement en vue de la vente de la laine et de la viande sur pied.

On estime la quantité moyenne de fromage blanc expédiée annuellement d'Ismidl à Constantinople à 150,000 okes, soit environ 192.000 kilogr.

Volaille, œuis. — Le principal centre de l'élève de la volaille est le caza d'Âda-Bazar^ qui expédie annuellement à Constantinople une moyenne de 15,000 paniers d'œufs frais et de 100,000 poulets. A raison de 1,700 œufs par paniers, le total expédié ainsi chaque année de ce seul caza est de ; 25,500,000

sur un total général de 26,000 paniers ou 44,200,000 œufs frais, chiffre de l'expédition annuelle du mulessariflik d'Ismidt entier, qui fournit également à la consommation de Constanlinople un chiffre total d'environ 300,000 poulets. Le contingent fourni par le caza d'Ada-Bazar du chef de Télève de la basse-cour est donc à peu près du tiers des poulets et des cinq neuvièmes des œufs frais acluellement exportés du sandjak en année moyenne. De ce môme chef, le revenu annuel moyen du caza d'Ada-Bazar est de 2,300,000 piastres, soit environ 529,000 francs, contre 4,140,000 piastres, soit environ 952,200 francs pour le mutessarillik dlsmidt tout entier, ce qui lait ressortir la môme proportion d'une façon plus précise, en môme temps qu'un prix d'unité d'environ 0 fr. 0213 appliqué sans distinclion d'articles au chapitre œufs et poulets dans le compte général officiel d'exportation des produits directs et accessoires agricoles d'Ada- Bazar.

Fleuves, rivières. — Les principaux cours d'eau du mutessariflik d'Ismidt sont le fleuve Sa/caria, ancien Sangarius^ et trois de ses affluents le Guenuk-sou^ le Moudurni-sou et le Tcharkh'sou^ après lesquels on peut encore citer le Kaba-Oghlou-tchaï^ VAta-soti et quelques autres petites rivières de moindre importance.

Le fleuve Sa/caria prend sa source à Bayât, près de la ligne de démarcation du sandjak d'Afîoun Kara-Hissar et du vilayet d'Angora. 11 passe aussitôt dans celui-ci en se dirigeant à l'est, d'abord sur Aziziyé, puis sur Hadji-Hamza où ont été reconnues les ruines d'Amorium. Delà, il poursuitson cours à Test jusqu'au dessus de Tchakmak où il se redresse vers le nord après avoir reçu dans ce premier parcours d'environ 150 kilom. plusieurs affluents sur sa rive gauche qui sont : le Kan-sou, le Séyid-Ghâzisou, à Tchandir (environ 20 kilom. sud de Sivri-Hissar, où M. Ch. Texier place les ruines de Pessinunte) et le Sari-sou. Dans son nouveau cours, au nord, le Sa/caria reçoit, sur sa rive droite, la rivière d Angora , près de l'endroit où le chemin de fer d'Ismidt à Angora le traverse, et près de ce confluent, sur la

324 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

s'est élevée en 1892 à 1,282.950 kilog., tandis que la récolte^^ -e totale du mutessariflik d'Ismidt n'a été, en cette même année que de 1,697,950 kilog., de pommes de terre.

Le caza d'Ada-Bazar n'est pas moins bien partagé relative ment à ses récoltes d'oignons, d'ail et de légumes frais, montan en moyenne à plus de 3 millions de kilogr., par an, sur 7 mil lions environ des mêmes produits récoltés dans le sandjak en lier. Pour les raisins frais et autres fruits, il tient aussi la pre mière place, mais avec un avantage moins sensible, car la récolte totale du merkez-liva et des quatre cazas étant d'environ 7 millions de kilogr., la moyenne des cinq circonscriptions serait de 1.400.000^ tandis que la quantité de raisins frais et autres fruits récoltés dans le caza d'Ada-Bazar en 1892 a été de 1,758,510 kil.

Une proportion analogue à celle-ci se rencontre dans la production des légumes proprement dits : fèves, pois-chiches, faséoles, haricots, lentilles, qui donne pour les 5 circonscriplions du sandjak un chiffre total de 532,387 kilogr.

Les 3 cazas producteurs de graine de lin sont encore en première ligne Ada-Bazar, avec une récolte de 513,178 kilogr., puis Kandéré avec 151,137 kilogr. et enfin Guéivé avec 95,000 kilogr., soit un total de 759,315 kilogr. de graine de lin récoltés dans le mutessariflik d'Ismidt en 1892,

Le sésame est cultivé sur une échelle de moyenne importance dans les 5 circonscriptions administratives de ce sandjak. Sa récolte totale n'est que d'un peu plus de 18,000 kilogr. employés en grande partie à la fabrication de l'huile dans 14 huileries spéciales, dont 14 à Ismidt et aux environs et 3 à Kara-Mursal.

La remarquable fertilité du mutessariflik d'Ismidt, son état agricole relativement assez avancé, l'ont fait choisir par la Société du chemin de fer ottoman dAnatolie pour y établir, à Buyuk Derbènd, à Sabandja et à Ada-Bazar, des pépinières, des terrains d'essai de diverses cultures nouvelles propres à être introduites en Turquie d'Asie, et des plantations modèles.

Parmi les principaux objets qui ont déterminé la création de ces établissements, on s'est proposé sans aucun doute d'avoir

SOUS la maiD, dans les pépinières, des quanlilés de jeunes plants suffisantes au peuplement de vastes espaces situés le long de la ligne de ce chemin de fer dans le vilayet d'Angora. Ces contrées, déjà connues dans Tantiquité sous le nom d'Axylon^ parce qu'elles étaient absolument dépourvues de bois, sont restées en friche depuis un temps immémorial. Une autre préoccupation de la Société a été naturellement d'embellir ses stations, et de mettre en plein rapport les alentours de son exploitation. La valeur de la production du sandjak d'Ismidt, déjà si riche, pourra être sensiblement augmentée au moyen de rintroduction de nouvelles cultures, plus lucratives. Cette production elle-même deviendra beaucoup plus importante encore si les agriculteurs du pays adoptent un meilleur système et de meilleurs instruments, réforme à laquelle ne manqueront pas de contribuer puissamment les plantations modèles, en donnant le bon exemple et en mettant sous les yeux des intéressés les «*ésultats avantageux obtenus.

Sous ce dernier rapport, les nouveaux établissements, quoicjue tout récemment créés et encore incomplets, n'en ont pas :aiioins fait, dès à présent, un très grand bien au pays. Les populations riveraines du chemin de fer manifestent beaucoup d'intérêt pour les travaux de culture; nombre de cultivateurs demandent à s'instruire, ils se sont disputé Tacquisition des ft)Outures produites par la première coupe des arbres, et suivant les instructions de l'inspecteur d'agriculture de la Société, ils ont procédé avec habileté à la greffe de vieux arbres.

— On pratique avec succès l'apiculture un peu partout; la récolte totale en 1892 a été de 520,200 kilogr. de miel et de 65,407 kilogr. de cire. Ces produits fort estimés à Constantinople, sont pour la plupart expédiés à cette destinalion.

Vigne. — D'une façon générale, la culture de la vigne, qui donne d'excellents fruits en abondance, n'a pour objet que la production du raisin de table pour la consommation de Constan-

326 MLITESSAHIFLIK D'ISMIDT

linople. Le bénéfice important qui résulte de la vente de ce raisin restreint beaucoup la fabrication du vin, réduite à peu près aux quantités indispensables pour Talimentalion locale. Cette fabrication n'a donné lieu jusqu'à présent à aucun mouvement commercial appréciable. Cependant, la bonne qualité des vins fabriqués Tannée dernière à Baghtchédjik, nahié du merkez-liva, et dans trois villages qui en dépendent, ainsi que le bas prix de ces vins sur place, où Ton a grand peine à trouver acheteur à raison de 15 à 20 centimes le kilogr, a décidé les producteurs à faire à Constantinople, à titre d'essai, une série de petites expéditions de 6 à 700 kilogr., renouvelées chaque semaine. Si les vignerons de Baghtchédjik retirent de ces essais peu coûteux un gain rémunérateur, il ne leur sera pas difficile de créer chez eux l'industrie vinicole, et dans tous les cas, ils se seront débarrassés d'un excédent de production dont ils ne savaient que faire. Au besoin, ce nahié seul peut produire 300,000 kilogr. de vin. Il les a déjà produits.

Le pavot à opium n'est cultivé que dans le seul caza deGuéivé, dont la récolte annuelle est de 2,565 kilogr. d'opium en moyenne.

Soie. — On estime la production de soie dans les quatre cazas du mutessariflik d'Ismidt à 1,008,808 kilogr. de cocons frais, comme suit :

1 Merkez-caza d'Ismidf. 1 13,059 kilogr.

2o Caza de Kara-Mursal. 25, 1 56 —

3o Nahié de Yalova . . . 24,255 —

4'» Caza d'Ada-Bazar. . . 76,571 —

5° — de Guéivé. . . . 769,767 —

Total. . . 1,008,808 kilogr.

Jusqu'aujourd'hui, la sériciculture n'a pas été introduite dans le caza de Kandéré, si ce n'est, peut-être, chezquelques éleveurs isolés, dont le chiffre infime de production ne ferait ressortir que des quantités essentiellement négligeables.

Lemoulinage de la récolte annuelle de cocons précitée produit 26,885 kilogr. 130 de soie grège, comme suit :

iMerkez-cazad'Ismidt .... 5,490,500

Caza de Kara-Mursal 609,550

— d'Ada-Bazar 3,179,600

— deGuéivé 16,605,480

soit un total de : 26,8851:130

Ce total représente 320,000 kilogr. de cocons frais.

La quantité restante de cocons frais, soit 688,608 kilogr., est expédiée à Brousse pour y être moulinée, et la soie qu'on en retire se trouve englobée dans le chiffre de la production séricicole de cette ville.

On compte dans le mutessariflik dlsmidt, outre le nombre considérable de maisons particulières où on élève le ver à soie et où les cocons sont dévidés sur des tours à la main, 31 magnanerieSy comme suit :

Nombres d'usines.

Merkez-liva d'Ismidt : Ville d'Ismidt et environs. 4

iAda-Bazar et environs 2 \ Sabandja - 2/ ^^^

Ak-Yâzi — 41

vHendèk — 12)

— Guéivé. Ville de Guéivé. — 7

iNombre total de magnaneries . . 31

Bestiaux. — L'élève du bétail est très répandu dans les 5 circonscriptions administratives du mutessariflik d'Ismidl, mais plus spécialement dans les 3 cazas de Kandéré, d*Ada-Bazar et de Guéivé, qui sont aussi les principaux centres de la production agricole, envisagée dans son ensemble, comme le fait voir ce qui précède. En moyenne, le produit annuel de Félève des diverses races et espèces de bétail, s'élève h 899,606 têtes,

334 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

diverses parties de ce sandjak sont à la fois trop nombreux et de trop peu d'importance pour qu'il y ail lieu d'en faire Ténuméralion. Pour la plupart d'ailleurs, ils n'ont pas d'autre nom que « la rivière » .

Lacs, marais. — On compte dans le mufessariOik d'Ismidt trois lacs : le principal est le lac de Sabandja dont un tiers appartient au merkez-caza et les deux autres tiers au caza d'Ada-Bazar; YAk-gueul^ beaucoup plus petit, et le lac de Kara-sou d'importance moindre encore, sont situés près des bords de la mer Noire dans le caza de Kandéré. Quant aux marais, qui ont si souvent occasionné, dans la ville d'Ismidt et aux environs, des fièvres paludéennes, ils ont été desséchés en 1889; mais les environs de Sabandja et d'Ada-Bazar, souvent inondés par les crues et les débordements du lac, du fleuve Sakaria et des rivières voisines, sont périodiquement convertis en vastes marécages. En certains endroits, à Tchatal-keupru, par exemple, ces marécages subsistent en permanence sur une étendue d'environ 7 kil. Il existe aussi quelques cantons marécageux dans le caza de Kandéré, à Batak-keuï et près de l'Akgueul et du Kara-sou.

Le lac de Sabandja, appelé dans l'antiquité lac de Sophon^ du nom de l'ancienne ville dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par le bourg de Sabandja, chef-lieu du nahié de môme nom, a été connu à diverses époques sous d'autres appellations. Ammicn Marcellin, au iv° siècle, le nommait Sunonensis lacH.^. Du temps de la première croisade, où les historiens et les chroniqueurs ont donné aux choses de l'Orient des noms si bizarres, si difficiles à identifier, Anne Comnène Ta appelé Baava. Ce lac est situé à 16 kil. est du fond du golfe d'Ismidt, à 17 kil. sud-est de cette ville et à 7 kil. sud-ouest de la ville d'Ada-Bazar, sur la rive gauche de la route carrossable d'Ismidt à Angora et du chemin de ferd'Anatolie, qui le côtoient au sud, d'ouest en est, et le séparent du bourg situé sur la chaussée, à droite de la voie ferrée. L'étendue du lac est de 15 kil. en longueur; sa plus grande largeur est de 5 kil. ; sa su-

sur un total général de 26,000 paniers ou 44,200,000 œufs frais, chiffre de l'expédition annuelle du mulessariflik d'Ismidt entier, qui fournil également à la consommation de Constanlinople un chiffre total d'environ 300,000 poulets. Le contingent fourni par le caza d'Ada-Bazar du chef de Télève de la basse-cour est donc à peu près du tiers des poulets et des cinq neuvièmes des œufs frais actuellement exportés du sandjak en année moyenne. De ce même chef, le revenu annuel moyen du caza d'Ada-Bazar est de 2,300,000 piastres, soit environ 529,000 francs, contre 4,140,000 piastres, soit environ 952,200 francs pour le mulessariflik d'Ismidt tout entier, ce qui lait ressortir la môme proportion d'une façon plus précise, en même temps qu'un prix d'unité d'environ 0 fr. 0213 appliqué sans distinclion d'articles au chapitre œufs et poulets dans le compte général officiel d'exportation des produits directs et accessoires agricoles d'Ada- Bazar.

Fleuves, rivières. — Les principaux cours d'eau du mulessariflik d'Ismidt sont le fleuve Sakaria, ancien Sangarius^ et trois de ses affluents le Giienuk-sou^ le Moudurni-sou et le Tcharkh'SOu^ après lesquels on peut encore citer le Kaba-Oghlou-tchaï^YAva-souei quelques autres petites rivières de moindre importance.

Le fleuve Sakaria prend sa source à Bayât, près de la ligne de démarcation du sandjak d'Afioun Kara-Hissar et du vilayet d'Angora. 11 passe aussitôt dans celui-ci en se dirigeant à l'est, d'abord sur Aziziyé, puis sur Iladji-Hamza où ont été reconnues les ruines d'Amorium. De là, il poursuit son cours à l'est jusqu'au dessus de Tchakmak où il se redresse vers le nord après avoir reçu dans ce premier parcours d'environ 150 kilom. plusieurs affluents sur sa rive gauche qui sont : le Kan-sou^ le Séyid-G/iâzisou, à Tchandir (environ 20 kilom. sud de Sivri-Hissar, où M. Ch. Texier place les ruines de Pessinunte) et le Sari-sou. Dans son nouveau cours, au nord, le Sakaria reçoit, sur sa rive droite, la rivière d'Angora, près de l'endroit où le chemin de fer d'Ismidt à Angora le traverse, et près de ce confluent, sur la

330 MUTESSARIPLIK DISMIDT

rive opposée, le Poiirsak, Plus haut encore, vers le nord, il reçoit sur sa rive droite le Kirmir ou Kirmir-ichaï^ et, par un coude subit, se dirige à l'ouest avec un léger redressement vers le nord jusqu'à Lefké, où il reçoit à gauche le Kara-sou et le Gneuksou, et à droite le Guenuk-soUj et décrivant brusquement un angle aigu, il entre à Mékèdjé dans le mutessaritlik d'Ismidt.

Tout le parcours effectué parle Sakaria, à partir de sa source jusqu'à Mékèdjé, est d'environ 410 kil. Aussitôt entré dans le sandjak d'Ismidt parle caza de Guéivé, ce fleuve ne quitte plus la nouvelle et dernière direction qu'il a adoptée à 5 kil. au sud-ouest de Mékèdjé, et poursuit son cours, vers le nord-ouest, à travers les trois cazas de Guéivé, d'Ada- Bazar et de Kandèrè pour aller se jeter dans la mer Noire à Indjirli, près Kara-sou, après avoir parcouru, dans le mutessaritlik d'Ismidt, environ JIO kil., dont 40 dans le caza de Guéivé, 40 dans celui d'Ada- Bazar et 30 dans celui de Kandèrè. Sa longueur totale est d'environ 520 kil.

Un peu avant de pénétrer à Mékèdjé, à 5 kil au sud-est de Lefké, le Sakaria reçoit sur sa rive droite le Guenuk-sou^ qui doit être compté parmi les cours d'eau du sandjak d'Ismidt, bien que ni sa source, ni son embouchure n'y soient situées, mais seulement un tiers de son parcours total. Cette rivière prend sa source à Guenuk (Torbali), dans le vilayet de Caslamouni, où elle effectue d'est en ouest un trajet de 28 kil. jusqu'au point où elle franchit la lisière du caza de Guéivé ; à 8 kil. plus loin^ elle passe à Tharakli, nahié de ce caza, dont elle arrose encore, suivant la même direction, 19 kil., et passe à 2 kil. au nord de Gueul-Bazar, dans le vilayet de Brousse, où elle accomplit les derniers 25 kil. de sa course en se jetant dans le Sakaria au point précité. Son parcours total est donc d'environ 80 kil., dont 28 dans le vilayet de Castamouni, 27 dans le mutessariflik d'Ismidt, et 25 dans le vilayet de Brousse.

A partir de Mékèdjé jusqu'à son entrée dans le caza d'Ada- Bazar, le Sakaria reçoit, durant un parcours d'environ 40 kil., 10 petits affluents, dont 4 sur la rive droite et 6 sur la rive gauche, parmi lesquels il n'y a lieu de citer que le Dogan-tchàiy à droite,

de Constantinople) à Israidt, destiné à servir de têle de ligne à ce réseau asiatique et devant être prolongé h bref délai dans rintérieur du pays.

Le Conseil supérieur des Travaux publics, alors composé d'ingénieurs appartenant au génie militaire ottoman, au corps royal du génie anglais et au corps des mines et ponts -et-chaussées de France, eut la haute direction du chemin de ferdeScutari-Ismidt, pour lequel, sur son avis, le Ministère des Travaux publics proposa Tallocation de 10 millions de francs, dont moitié pour terrassements, stations, télégraphes, etc, et moitié pour voie ferrée et matériel roulant, somme qui fut accordée par le gouvernement.

La construction de la voie ferrée fut divisée en trois sections : la première section de Kadi-keuï (llaïdar-Pacha) à Touzla (34 kil. 750), et la troisième de Tavchandjil h Ismidt 31 kil.' 750) furent données à Tentreprise et adjugées, l'une àM. G* d'Osloya pourla somme totale de 1,400,000 francs, l'autre à M. Eckerlin au prix moyen de 32,500 francs par kil. prix comprenant pour chacune de ces deux sections les terrassements, les travaux d'art et la fourniture du ballast. La section intermédiaire, d'une longueur de 24 k. 500 dut être construit en régie au prix kilométrique de 45,000 francs.

Dès le 4 août 1871, les travaux furent inaugurés sur la première section par le ministre lui-même, qui fit également en personne la remise des terrains de la troisième section à M. Eckerlin cinq jours plus tard, le 9 août.

Le 3 février 1872, la construction de la gare de Haïdar-Pacha, fut adjugée à M. Barborini, architecte, pour 72,000 francs. Le 27 du même mois, le Conseil supérieur des Travaux publics approuvait le cahier des charges pour la fourniture du train impérial par la Compagnie de Fives-Lille, au prix à forfait de 140,000 francs, et devant être livré complet prêt h entrer en service, le 8 août 1872. On commença à poser la voie en mai de la même année. L'ouverture de la section de Kadi-keuï (Haïdar-Pacha) à Touzla, eut lieu le 22 septembre 1872 jusqu'à Pendik, puis jusqu'à Guelzé le 1" janvier 1873 et la ligne tout

334 MUTESSARIFLIK D'ISMIDT

diverses parties de ce sandjak sont à la fois trop nombreux et de trop peu d'importance pour qu'il y ait lieu d'en faire Ténunaéralion. Pour la plupart d'ailleurs, ils n'ont pas d'autre nom que « la rivière » .

Lacs, marais. — On compte dans le raufessariOik d'Ismidl trois lacs : le principal est le lac de Sabandja dont un tiers appartient au merkez-caza et les deux autres tiers au caza d'Ada-Bazar; YAk-gueul, beaucoup plus petit, et le lac de Kara-sou d'importance moindre encore, sont situés près des bords de la mer Noire dans le caza de Kandéré. Quant aux marais, qui ont si souvent occasionné, dans la ville d'Ismidt et aux environs, des fièvres paludéennes, ils ont été desséchés en 1889; mais les environs de Sabandja et d'Ada-Bazar, souvent inondés par les crues et les débordements du lac, du fleuve 5akaria et des rivières voisines, sont périodiquement convertis en vastes marécages. En certains endroits, à Tchatal-keupru, par exemple, ces marécages subsistent en permanence sur une étendue d'environ 7 kil. Il existe aussi quelques cantons marécageux dans le caza de Kandéré, à Batak-keuï et près de l'Akgueul et du Kara-sou.

Le lac de Sabandja, appelé dans l'antiquité lac de Sopkon^ du nom de l'ancienne ville dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par le bourg de Sabandja, chef-lieu du nahié de même nom, a été connu à diverses époques sous d'autres appellations. Ammien Marcellin, au iv® siècle, le nommait Sunonensis lacus. Du temps de la première croisade, où les historiens et les chroniqueurs ont donné aux choses de l'Orient des noms si bizarres, si difficiles à identifier, Anne Comnène Ta appelé Baava. Ce lac est situé à 16 kil. est du fond du golfe d'ismidi, à 17 kil. sud-est de cette ville et à 7 kil. sud-ouest de la ville d'Ada-Bazar, sur la rive gauche de la route carrossable d'Ismidt à Angora et du chemin de ferd'Anatolie, qui le côtoient au sud, d'ouest en est, et le séparent du bourg situé sur la chaussée, à droite de la voie ferrée. L'étendue du lac est de 15 kil. en longueur; sa plus grande largeur est de 5 kil. ; sa ^u-

perficîe est donc d'environ 68 kil. carrés. 11 a, d'après Tchihatcheff, 36 kil, de circuit.

Les eaux de ce lac n'ont porté, jusqu'aujourd'hui du moins, dans les temps modernes, que de peliles embarcations. Il a été plusieurs fois question cependant de le réunir par un canal au golfe de Nicomédie (Ismidt) du côté de Touest, et au Sangarius à Test, afin d'abréger et de faciliter les communications entre la mer Noire et la mer de Marmara, en évitant la traversée du Bosphore. Ce projet, soumis à Trajan par Pline lorsqu'il administrait la Bythinie, fut également conçu par les premiers sultans ottomans qui semblaient y avoir donné un commencement d'exécution. On attribue même à l'abandon de ces travaux la formation des marais d'Ismidt dont le dessèchement récent a assaini la contrée.

Un nouveau projet, dont l'exécution remplacerait avantageusement ce canal par une voie ferrée, fait l'objet de l'art. 36 de la convention passée entre le Ministère des Travaux publics et M. KauUa pour la nouvelle concession faite à ce dernier des lignes d 'Angora-César ée et d'Eski-Chèhr-Kara-Hissar. Par cet article, M.Kaulla s'engage à faire les études préliminaires d'une ligne d'Ada-Bazar à Héraclée, port sur la mer Noire, par Hendèk ou Uskub ou Duzdjé. Une convention spéciale sera conclue pour la construction et Texploitation de cette ligne.

L*Ak'ffueul [le lac blanc), est situé à 6 kil. à l'ouest du fleuve Sa&aria^ et à égale distance au sud du bord de la mer Noire, dans le caza de Kandéré. Son étendue est de 6,500 m. en longueur de Testa l'ouest, et de 2,000 m. en largeur du nord au sud.

A 6 kil. à l'est du confluent du Batak-sou et du Sakaria, se trouve le petit lac de Kara-sou (eau noire), formé par les eaux d'un tout petit fleuve qui tombent et s'accumulent dans une sorte de cuvette jusqu'à ce que le trop plein déborde et s'en échappe pour se jeter dans la mer Noire, à Kara-sou, chef-lieu du nahié de même nom, après avoir repris, à 2,000 m. de son embouchure, son cours initial du sud au nord. Le parcours total du fleuve est d'environ 15 kil. ; la longueur du lac est de 4 kil. et sa largeur de un kilom.

338 MIITESSARIFLIK D'ISMIDT

entière enfin fut livrée à la circulation jusqu'à Ismîdt le l^^août

Outre la ligne de Ilaidar Pacha-Ismidl, dont la longueur est de 91 kil., ce chemin de fer comprend un petit embranchement de 1 kil. 800, de Kizil-Toprak (kil. 3,500), à Fénèr-Baghtché, ce qui porte la longueur totale de son exploitation à 92S800™,10.

Exploité directement par le Ministère des Travaux publics, durant les sept premières années, le chemin de fer de Haïdar Pacha-Ismidt fut donné en location, le 27 mars 1880, k MxM. Ludwig Seefelder, W. J. Alt, Ch. S. Hanson et C* et G. D, Zafiropoulo, pour une durée de 20 ans, avec faculté pour le gouvernement ottoman de le racheter à toute époque, faculté dont il a usé en cédant son exploitation à M. KauUa, en même temps qu'il concédait à ce dernier la construction et l'exploitation de la ligne d'Ismidt-Angora, comme il est dit plus haut, en vertu d'un seul et même acte nouveau qui a constitué ainsi le « Chemin de fer d'Anatolie ». Les conditions principales de cet acte se trouvent au chapitre spécial du vilayet de Brousse.

Le « chemin de fer d'Anatolie » doit avoir ultérieurement sa tête de ligne à Scutari, et les diverses conventions auxquelles il a donné lieu ont prévu, sans en préciser la date, le jour où son point d'arrivée sera Bagdad. Actuellement, il part encore de Haïdar-Pacha et s'arrête à Angora, mais déjà la concession s'est étendue jusqu'à Césarée.

La nouvelle ligne d'Ismidt-Angora a été construite par la compagnie Vitali. Les spécialistes font l'éloge de la voie ferrée posée sur des traverses métalliques formant avec les rails, après le règlement définitif^ un bloc indéformable. Ils louent également les travaux d'art importants et nombreux, et en particulierles ponts de 100 et de 140 mètres jetés sur le Sakaria, ainsi que les grands viaducs fournis, comme les autres ouvrages métalliques, par la maison Finet.

Le kilométrage de cette ligne ne commence qu'à partir d'Ismidt. Son tracé se joint au débuta celui de la route carrossable. Elles traversent toutes deux la ville entière entre les deux belles

et au retour pour faire le namâz (prière obligatoire). Le mihrab^ sorte d'autel orienté sur La Mecque, devant lequel se tenait rimâm, dresse encore ses débris parmi les tombes.

C'est peut-être ici le lieu d'ajouter qu'une liste complète de tous les ouvrages de génie civil et militaire de grande voierie et d'architecture municipale ou religieuse de maître Sinan, ouvrages aussi nombreux qu'intéressants pour l'art et la science, a été dressée par feu le grand vézir Edhem Pacha et reproduite en turc, en français et en allemand, dans une publication artistique intitulée V Architecture ottomane faite sous son patronage pour l'Exposition universelle de Vienne, en 1 873. Edhem Pacha, alors minisire de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, avait été autrefois à TÉcole des mines de France, le condisciple du célèbre économiste M. Le Play, sénateur de l'Empire, qui aimait à se faire honneur d'avoir été compris avec lui dans la même promotion au grade d'ingénieur.

Bien que particulièrement précieuses en ce moment où la Turquie, après un long intervalle de repos, rentre dans la vie du progrès économique, de telles connaissances spéciales ne sont pas communes chez ses hommes d'État. Cependant elles commencent à se répandre parmi les jeunes fonctionnaires, au moyen des Écoles de travaux publics, de génie civil et militaire et des cours techniques des lycées, que le gouvernement multiplie.

La route d'Ismidt à Angora, ouvrage du mutessarif Sirri Pacha, inspecteur général des ponts et chaussées de l'Empire, qui a fait ses études dans ces écoles^ peut donner une idée du degré de connaissances pratiques qu'on y acquiert.

Cette route n'a qu'un défaut, celui d'avoir été construite un peu avant le chemin de fer, de sorte que, son tracé ayant été reconnu le meilleur possible pour la traversée du sandjak d'Ismîdt, a été suivi également pour cette seconde voie jusqu'à Guéivé. Il résulte de cet emprunt qu'en beaucoup d'endroits où les deux voies sont pour ainsi dire confondues, d'Ismidt à Sabandja, par exemple, la chaussée est devenue bien moins utile; c'est presque un objet de luxe. L'extrême pénurie des autres

340 MUTESSARIFLIK DISMIDT

— de Sari-keuï à Beylik-keupru. — 2 décembre 1892

— de Beylik-keupru à Pouladli . —12 — 1892

— de Pouladli à Angora — 31 — 1892

On trouve plus loin, au chapitre spécial du commerce du sandjak d'Ismidl, les divers tableaux concernant le trafic de cetle ligne, savoir :

1*" Nature et poids des marchandises transportées en grande et petite vitesse;

2** Transport des voyageurs;

3** Mouvement des bestiaux.

Routes carrossables. — Comme les deux chaussées de Ghemlèk et de Moudania h Brousse, auxquelles elle est en tous points comparable, la chaussée d'ismidt à Angora est une des plus belles routes carrossables de laTurquie d'Asie, assez dénuée, il est vrai, sous ce rapport. Plusieurs siècles, eu effet, se sont écoulés depuis le temps où Suléïman el-Kanounî (le Législateur) que nous appelons Soliman le Magnifique (1520-1566), couvrait tout le territoire de son vaste empire d'un réseau complet de routes bordées de fontaines, de han ou hôtelleries, de caravansérails ou abris pour caravanes, traversant les fleuves sur des ponts monumentaux, chefs d^œuvre de maître Sinan, officier de janissaires, architecte de la Suléimaniyé de Cohstantinople et de la Sélimiyé d'Andrinople. Plusieurs de ces ponts subsistent encore et sont à juste litre d'objet de l'admiration des voyageurs, qui en attribuent la construction aux Romains. Quant aux routes elles-mêmes, le défaut d'entretien les a fait disparaître, et les édifices d'utilité publique qui les bordaient ne sont plus que des ruines informes.

On peut citer ici toutefois un tronçon encore existant, mais fort délabré, de la grande voie stratégique jadis suivie par les troupes turques pour aller de Sculari, quartier asiatique de Constantinople, à Bagdad. Ce tronçon traverse le cimetière musulman de Guèbzé, ancienne Lybissa, où mourut Annibal. On y reconnaît la grande halte où les janissaires s'arrêtaient à l'aller

voies se séparent. La chaussée se dirige alors vers Test sur Tharakli et franchit au sud-est du sandjak d'Ismidt la limite du vilayef de Caslamouni.

La longueur totale des voies rapides et des carrossables du mulessariflik d'Jsmidt est donc de 224 k. 373 m., comme suit :

Chemin de fer d'Anatolie

Chaussée d'Ismidt-Ângora jusqu'au vilayet de Castainouni Embranchement de cette chaussée à Ada-bazar .... Embranchement de cette chaussée à Asian-bey-kcuï . . Route de Yalova aux bains de Dagh-HammAn (environ). Route de Técheile de Baghtchédjik à ce village (environ)

k ToFAL . . . 224,373

Soit, pour le sandjak d'Ismidt entier, 89 k. de chemin de fer et 135 k. 373 de routes carrossables, desservant exclusivement, dans la direction de l'ouest à Test et vice versa, les cazas du contre et du sud.

Ports. — Les ports du mulessariflik d'Ismidt sont, dans le golfe de Nicomédie, la ville même d'Ismidt, chef-lieu du sandjak, et celui de Kara-Mursal. On rencontre au nord-est, dans le cazade Kandéré,lapetite échelle de Kara-Sou, sur la mer Noire, port de peu d'importance, et celle d'Indjirli, à Tembouchure du Sakaria.

On trouve plus loin, au chapitre spécial du commerce du sandjak (page 347), le mouvement du port d'Ismidt.

Transports. — Il n'y a que peu ou point de transports par voie fluviale dans le mutessariflik d'Ismidt, car le Sa/caria n'a pas coulé bien longtemps, conformément aux termes de l'inscription du pont de Justinien, citée plus haut d'après Constantin Porphyrogénète : « esclave de ce travail souverain » ; son cours, délivré des « entraves d'une pierre inflexible », est redevenu aussi impétueux que jamais. Ses inondations, ainsi que celles de son principal affluent le Mudirli-sou et celles du lac de Sabandja, durent environ six mois chaque année. Ainsi qu'il a

342 MUTESSARIFLIK DISMIDT

parties du mulessariflik contraste péniblement avec cet excédent de richesse.

Commencée en 1878, la construction de cette chaussée fui aussitôt abandonnée, précisément parce que le gouvernement entreprit alors de prolonger la ligne de Haïdar Pacha-Ismidt. Cette entreprise, dont les travaux de terrassement furent poussés jusqu'à la gorge du Sakaria, ayant échoué, finalement les travaux de la chaussée furent repris en 1884 avec assez d'activité dans le mulessariflik d'Ismidt et les vilayels de Caslamouni et d'Angora, simultanément sur une longueur totale de 360 k. 952 m. En 1886, la section de 168 k. 359 m. afférente à ce dernier vilayet fut ouverte à la circulation ; la section intermédiaire, longue de 91 k. 300 m., qui traverse à Torbali (Gueunuk) le vilayet de Caslamouni, n'est pas encore tout à fait terminée; il reste à parachever un tronçon de 11 kil. ; quant à la section de 101 k. 293 m. appartenant au sandjak d'Ismidt, elle a été solennellement inaugurée, suivant l'usage, en 1887, son ouverture à la circulation précédant ainsi de 3 ans l'inauguration de la section Ismidt-Ada-Bazar du chemin de fer d'Anatolie, et seulement d'un an la date de sa concession.

Sur cette chaussée, entre la rive droite du lac de Sabandja et la rive gauche du Sakaria, au point de séparation de la vallée (col de Kalaïdji-Kir) se greffe un embranchement de 14 k. 560 m. aboutissant à Ada-Bazar; il conduit aussi de cette ville à la station du chemin de fer, qui se trouve à moitié route, c'est-à-dire à 7 kil. environ du point de départ de l'embranchement. Il existe encore un autre embranchement parlant de la même chaussée. Ce dernier se trouve situé sur la droite, à 4 kil. de la ville d'Ismidl. 11 conduit de la fabrique de fez à la fabrique de draps de l'État, près d'un village arménien nommé Aslan-Bey-keuï, presque exclusivement habité par les ouvriers de ces usines. Ces deux embranchements, ouverts à la circulation en 1887, n'ont été parachevés qu'en 1888.

Le Iracé de la route carrossable d'Ismidt à Angora a été suffisamment décrit plus haut en même temps que celui du chemin de fer d'AnatoUe, à partir d'Ismidt jusqu'à Guéivé, oti ces deux

voies se séparent. La chaussée se dirige alors vers Test sur Tharakli et franchit au sud-est du sandjak d'Ismidt la limite du vilayef de Castamouni.

La longueur totale des voies rapides et des carrossables du mutessariflik d'Jsmidt est donc de 224 k. 373 m., comme suit :

ChemiD de fer d'Anatolie

Chaussée d'Ismidt-ÂDgora jusqu'au vilayet de CastamouDÎ Embranche ment de cette chaussée à Ada-bazar .... Embranchement de cette chaussée à Asian-bey-keuï . . Route de Yalova aux bains de Dagh-Hammftn (environ). Route de Tèchelle de Baghtchédjik à ce village (environ)

k ToFAL . . . 224,373

Soit, pour le sandjak d'Ismidt entier, 89 k. de chemin de fer t 135 k. 373 de routes carrossables, desservant exclusivement, ans la direction de l'ouest à l'est et vice versa, les cazas du enire et du sud.

Ports. — Les ports du mutessariflik d'Ismidt sont, dans le olfe de Nicomédie, la ville même d'Ismidt, chef-lieu du sandjak, et celui de Kara-Mursal. On rencontre au nord-est, dans le c^azade Kandéré, la petite échelle de Kara-Sou, sur la mer Noire, J>orl de peu d'importance, et celle d'Indjirli, à l'embouchure du Sakaria.

On trouve plus loin, au chapitre spécial du commerce du sandjak (page 347), le mouvement du port d'Ismidt.

Transports. — Il n'y a que peu ou point de transports par voie fluviale dans le mutessariflik d'Ismidt, car le Sakaria n'a pas coulé bien longtemps, conformément aux termes de l'inscription du pont de Justinien, citée plus haut d'après Constantin Porphyrogénète : « esclave de ce travail souverain » ; son cours, délivré des « entraves d'une pierre inflexible », est redevenu aussi impétueux que jamais. Ses inondations, ainsi que celles de son principal affluent le Mudirli-sou et celles du lac de Sabandja, durent environ six mois chaque année. Ainsi qu'il a

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déjà été dit plus haut (page 331), le pont dit « Tchatalkeupru », ouvrage qui eut semblé indestructible, n'a pu résister à leurs ravages, de sorte que les transports de marchandises venant de Hendèk et autres localités situées à Test du caza d'Ada-Bazar, étant obligés de traverser la contrée inondée, coûtent nécessairement beaucoup plus cher que ceux des localités du centre, du sud et de Touest, desservies concurremment par la chaussée carrossable et par le chemin de fer d'Analolie.

Ces dernières localités ont le choix entre les tarifs des voituriers et ceux du chemin de fer. Les premiers varient suivant la dislance à parcourir du point de chargement jusqu'à Ismidt. A Ada-Bazar, ils sont, pendant l'hiver, de 10 paras (5 cent.) pour 100 okes (128 kilogr.) et en été de 6 à 7 paras (3 à 4 cent.) seulement. Le parcours est de 38 kil. environ.

Avant la construction de la chaussée d'Ismidt à Angora, les transports entre ces deux villes se faisaient seulement par mulets et chameaux. Depuis l'ouverture de cette voie, les voitures ont commencé à circuler et les prix des transports ont baissé- Les chameaux ne travaillent pas durant l'hiver. Les transports se font par voitures et mulets, à raison de 20 à 25 paras (10 à 1 2 cent. 1 /2) l'oke (1 kilogr. 282) pour tout le trajet (360 kil. 952), au lieu de 40 paras (environ 23 cent.) que l'on payait autrefois.

Les tarifs du chemin de fer d'Analolie sont, pour les principaux articles du pays, par kilogr. et par kilom. en moyenne, comme suit :

FB.

Marchandises diverses (grande vitesse) 0,0133

Marchandises diverses (petite vitesse) ..... 0,0125

Matériaux de construction 0,0049

Bestiaux 0,0087

Montagnes. — Le territoire du sandjak d'Ismidt est composé, pour les deux tiers environs, de terrains montagneux de peu d'élévation, couverts de belles forêts et entrecoupés de vallées fertiles. Ces collines se rattachent vers le nord et le nord-est à la chaîne des monts Olgassus^ qui s'étend le long du

Les toiles de lin sont fabriquées dans les familles sur des métiers très primitifs construits par les cultivateurs eux-mêmes, qui fabriquent aussi la filasse et le fil de lin. Les principaux centres de production de ces toiles, toutes exportées à destination de l'Arabie, sont les nahiés de Chéikhler et de Kaïmas, dans le caza de Kandéré, et les environs d'Ada-Bazar. L'exportation de cette dernière ville par voie d'Ismidt et Constantinople est évaluée à 400,000 pièces par an, d'une valeur totale de 920,000 francs, soit 10 piastres environ 2 fr 30 prix de la pièce de toile.

Il y avait autrefois un assez grand nombre de tanneries et de mégisseries dans certains cazas et nahiés; mais n'ayant pu, diton, soutenir la concurrence des cuirs et peaux d'importation étrangère, elles ont pour la plupart cessé de travailler. L'exportation des peaux non préparées n'est plus, elle-même, de grande importance.

Gommerce. — Le mouvement commercial du sandjakd'Ismidt est en moyenne de 37,801,631 fr 49, comme suit : mouvement du port d'Ismidt :

37,315,655 fr.

Exportation . . . 31,845,744

Importation . . . 5,469,911

Le produit net de l'exploitation du chemin de fer d'Anatolie afférent aux 89 kil. du sandjak d'Ismidt, calculé sur la moyenne générale, kilométrique de la ligne entière (5,460 fr. 41 ) est de 485,976 fr. 49

Mouvement TOTAL. . . 37,801,631 fr. 49

Le tableau ci-après donne le détail, par articles et valeur en francs, des objets qui ont concouru au mouvement commercial du port d'Ismidt, tant à l'exportation qu'à l'importation :

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