PRIX
DE LA TONNB
QUANTITÉS
EXTRAITBS
VALEUR
BN FRANCS
Mines de chrome . .
— de maDganèse
francs environ 56
tonnes 20.050
Total
Forêts. — Les forêts de ce caza sont principalement peuplées de pins d'Alep et Laricio, de cèdres, de slyrax et de chênes. La superficie de celles qui sont exploitées par TÉtal ou sous sa surveillance, est, comme il est dit ci-dessus, de 1,080 kil. carrés. Les quanlilé de coupes annuelles et de la récolle d'écorces de pin sont en moyenne, comme suit :
Coupes annuelles . . . . 11,000 mètres cubes; Kcorces pour tanneries . 6,000 quint, métr.
Notices historiques, antiquités. — Telmissus
(Makri). — Le caza de Makri est composé de presque toute l'ancienne Lycie. Les restes de villes lyciennes y sont très nombreux. On sait que la petite ville actuelle de Makri occupe une minime partie de l'antique Telmissus, célèbre dès la plus haute antiquité par un collège de devins qui furent souvent consultés par les rois de Lydie et de Phrygie. Crésus leur envoya une dépulation au moment de déclarer la guerre aux Perses. Alexandre le Grand demanda au devin Aristandre, la révélation de son avenir. On voit encore près de Makri l'acropole de Telmissus, entourée de fortes murailles reconstruites successivement au moyen âge avec les matériaux antiques, par les Génois et par les chevaliers de Rhodes. Des inscriptions y sont encastrées. Le théâtre, situé près de la mer, a de très importantes parties en parfait état de conservatiou. De magnifiques sarcophages de pur style lycien, ornés de belles sculptures, forment, avec ce théâtre et des chambres taillées dans le roc et qu'on suppose avoir été habitées par la corporation des devins, les principaux attraits de ces intéressantes ruines.
Carmylessus (Lévissi). — Le cap voisin de Lévissi est celui que Ton nommait dans l'antiquité cap Carmylessus et près duquel était une ville de même nom que plusieurs savants croient avoir été bâtie jadis sur l'emplacement occupé aujourd'hui par la ville de Lévissi, toute moderne et n'ayant pas plu9 de 200 ans d'existence.
Xanthus ou Arna (Gunek). — Le hameau de Gunek, situé par 27^ 2' de longitude el 36* 20' de latitude, au bord de la rive gauche du Khodfa-tc/iaï {ancien fleuve Xanthus), à 8 kil. nord-ouesl de Fournas, à 10 kil. sud-est de Kestep, chef-lieu du nahié d'Echèn, el à 7 kil. nord-est de l'embouchure du fleuve précité, est à proximité des ruines de Xanthus, ancienne capitale de la Lycie. Plusieurs des plus beaux monuments de cette ville ont été transportés en 1847 au Bristish Muséum. Leur célébrité est trop grande dans le monde savant pour qu'il y ait lieu de les décrire; mais il reste encore, autour de l'acropole et dans son enceinte, sur le véritable emplacement de l'ancienne Arna, beaucoup plus de monuments archaïques du plus puissant intérêt.
Tlos (Douvar). — Douvar (le mur), village situé à 25 kil. au nord de Gunek, à 3 kil. est de la rive gauche du même fleuve, est bâti à 300 m. environ au-dessus de la vallée voisine, au milieu de l'acropole de Tlos, l'une des plus antiques et des principales villes de la Lycie, fondée par le héros Tlos, fils de Trémilus qui donna son nom aux Termites. On y remarque surtout la nécropole, où se voit, sur un tombeau en forme de temple, un bas-relief représentant Bellérophon monté sur Pégase, au sommet d'un roc, et combattant un léopard. Ce bas-relief, lors de sa découverte par MM. Spratt et Forbes, en 1847, portait encore des traces de polychromie. Un autre basrelief, découvert par eux dans la plaine, représente le siège de Tlos. Le théâtre, appuyé sur le flanc du rocher, près de grands édifices de l'époque romaine, est entièrement conservé.
Tinara (Minareh). — Minareh, village situé au pied du versant oriental de l'Anti-Cragus, à 20 kil. sud-est de Makri et à 7 kil. de la rive gauche de Khodjatchaï (Xanthus), occupe un emplacement très voisin des ruines de l'antique ville de Pinara, l'une des six les plus populeuses et les plus puissantes de la confédération lycienne. Ces ruines, à peu près intactes, consistent en une roche colossale en forme de pyra-
mide tronquée, couronnée de fortifications et dominant un ravin profond où, sur les pentes de deux autres collines rocheuses, s'étendent les monuments superbes de Tancienne ville et d'innombrables sarcophages de la plus grande beauté. Le théâtre s'élève sur une colline boisée en face de la ville; c'est une conslruclion archaïque du haut de laquelle la vue s'étend au loin jusqu'à la mer, à plus de 20 kil. de distance, à travers une grandiose perspeclivc. Tous les monuments de Pinara paraissent antérieurs à la période romaine. Cependant, on y voit les ruines d'une église à Tentrée même d'un ravin remarquable par les nombreux tombeaux de style lycien taillés dans ses flancs.
La roche pyramidale qui domine la ville antique et le village actuel semble, à cause de sa forme et de ses dimensions extraordinaires, avoir dû être l'origine de leur nom; Etienne de Byzance fait remarquer, en effet, que le mot Pinara, en langue lycienne, signifie montagne, et Ton sait que Minaraou Minareh, nom du village musulman d'aujourd'hui, est celui qu'on donne en Orient à des édifices que nous appelons clochers. Quoi qu'il en soit, la plupart des auteurs anciens font dériver le nom de Pinara de celui de Pinarus, un des fils du héros Trémilus, fondateur présumé de celte ville.
Cadyanda (Uzumlu). — A 15 kilomètres nord-est de Makri se trouve le village de Uzumlu (lieu de raisins) oîi sonl les ruines de la ville lycienne de Cadyanda, sur un grand plateau dominant la plaine d'alentour. Ces ruines découvertes par M. Fellows, se composent principalement d'une grande rue bordée de temples et autres édifices publics; d'un théâtre à dix-huit rangs de gradins; d'un stade, d'un agora^ d'un gymnase et d'une nécropole renfermant de beaux sarcophages lyciens ornés de sculptures remarquables et des tombeaux grecs et romains. Un
(1) VoiràcesujetFouvrage du général Andréossy, ancien ambassadeur de France à Constant! nople : « Constantînople et le Bosphore de Thrace » pendant les années 4842, 4843, 484i et pendant Vannée 4826 i^. 1 vol. in 8. Paris, 1828 et 1841 avec atlas.
grand nombre d'inscriptions portant le nom de Gadyanda subsistent encore dans ces ruines et dans un cimetière moderne, voisin de Makri.
Patara (baie de Kalamaki). — Les ruines de Patara se trouvent aux confins du vilayet d'Aïdin, près de la baie de Kalamaki, ancien Phœnicusportus où mouilla la flotte romaine avant d'attaquer celte ville (Tile-Live, XXXVII. 16). On y remarque untrès antique aqueduc construit d'après le système de siphon généralement employé depuis par les fontaiuiers turcs qui probablement n'en avaient point eu conuaissance et passent, du reste, pour être les inventeurs de ce système *; un beau théâtre romain et d'autres monuments du temps d'Anlonius; une porte monumentale construite par la confédération lycienne enThonneur de Patara, alors métropole de la Lycie, et une très curieuse nécropole contenant des monuments lyciens, grecs et romains.
Une multitude d'autres ruines dignes d'un haut intérêt et et qu'on ne saurait même essayer d'énumérer ici, font des montagnes de l'ancienne Lycie, devenues le principal territoire du caza actuel de Makri, une inépuisable mine de richesses archéologiques et de monuments splendides des plus belles époques de l'art.
En terminant cette notice, nous nous faisons un devoir d'exprimer publiquement nos remerciements à M. A, Rivet, ancien ingénieur en chef du vilayet d'Aïdin, pour le concours utile et empressé qu'il nous a gracieusement prêté durant le cours de notre étude sur cette partie intéressante de l'Asie Mineure. M. A. Rivet, a rempli les fonctions d'ingénieur dans plusieurs des plus importantes provinces de la Turquie d'Asie; sa compétence dans les affaires administratives, sa parfaite connaissance des hommes et des choses du pays^ et son dévouement aux intérêts de l'Empire, ont été pour nous une précieuse collaboration.
MUTESSARIFLIK DE BIGHA
Orientation. — Limites. — Superficie.
Division administrative, militaire, civile, religieuse. — Tribunaux.
Douanes. — Dette publique ottomane. — Régie des tabacs. — Postes et télégraphes.
Population . — Mœurs et usages.
Écoles. — Langues. — Climat.
Production agricole. — Mines et minières. — Forêts. ^ Produits forestiers. — Faune.
Salines. — Tabacs. — Eaux minérales.
Agriculture. — Terres arables. — Oliviers. — Vignes. — Chêne à vallouée.
Bestiaux. — Fleuves et rivières. — Pêche. — Lacs. — Marais.
Routes. — Transports. — Montagnes.
Industrie. — Broderie. — Tapis. — Poteries. — Tanneries. — Scieries. — Savonneries. — Huileries. — Moulins à vapeur. — Métiers divers.
Commerce. — Exportation. — Vallonée. — Vins. — Divers. — Importation. — Navigation. — Poids et mesures. — Monnaies. — Dîmes et impôts.
CAZAS DU MUTESSARIFLIK
1" Karè-i Sultaniè, chef-lieu: Dardanelles. — 2® Bigha. — 3» Lampsaki, — 4* Ezinè. — S® Aïvadjik.
Otate adminutratiye, roatiôre, forestière, etc., du matessariflik.
i^l^cEc
EniMaEROVX^iSW^iSew.
'KfUe'^t^H
°BeUiu -p€iA.€u-'kmi
UTESSAWFAT DE
BIGHA
\\^%'{Kam-SuHaniéou Tchanak-kalé).
jT^SS habitants. — Sup€rfMê : kil.ear.
8 nahlès, •( comprenant 4SS villagêi
— Casas —
^^«i-CasA.)' — t. Bigha, — 9. Lamptaki. •— Stmk, — 5. AftHB4/M
~ Nahlès —
Imétoko, —8. Téhan, -^ 4. KarO'Bigh: — \rdak, — 7. BeOramUck. — 8. Kouni'KeUé,
Jmp Mû/uiocf Paru-
MDTESSARIFLIK DE BIGHA
CiiEF-LiEU : DARDANELLE
Orientation, limites. — Le mutessariflik de Bigha est im sandjak relevant direclemenl de Taulorité adrainistralive centrale, c'est-à-dire du Ministère deTintérieur, sans dépendre d'aucun vilayet. Il est situé à Textrémité occidentale de TAsie ottomane, entre les 23H5' et 25^10' de longitude, et les 39°30' à 40o30' de latitude.
Ses limites sont, au nord, la mer de Marmara (Propontide); à Test, le vilayet de Brousse; au sud, le golfe d'Adramit; à l'ouest, enfin, la mer Egée et le détroit des Dardanelles (Hellespont).
Superficie. — Sa superficie totale est de 7,500 kilomètres carrés, ou 750,000 hectares. Celte surface se présente très approximativement comme suit :
Champs de céréales, plantes légumineuses, etc . . . . 41,117 hectares Cultures. . \ Plantation d'oliviers .... 1 ,547 —
Vignobles 838 —
Chênes & vallonée 266,510 —
A reporter. 310,012 — '
UUTESSARIFLIK DE BIGUA Beport. . .
Forêts domaniales
Terrains incultes, moiUagues, pâturages, terres en friche . ... : 243,087 —
Total. . . 750,01)0 hectares ou environ 8,150,000 deuniim^
Division administrative. — Le sandjak de Cigha est administrativement divisé en 5 cazas et 8 nahiés, et Ton y compte 483 villages comme suit :
GAZAS
NAUIÉS
VILLAGES 1
Kalë-i-SuUaniô dcineUes . . • . •
{Dar-
1 0 Ercn-kenï
39 Ij 173 1
Bigha
LamDsaki
20 Dimétoka. — 3» Tchau. — i» Kaia-iiii^iia. .
Ko Rprornu. .. fio T^hArifAlr
Ezinè
7o Baïramitch. — fio Koum-kalè.
ATvadiik
D cazas
8 nahiés
Division militaire. — Le mulessariflik de Bigha est le quarlier-général d'un corps de troupes d'environ 6,000 hommes répartis entre les diverses forteresses et casernes du détroit des Dardanelles et de TArchipel, sous le commandement en chef d'un général de division {férik), gouverneur militaire du sandjak et commandant supérieur des forteresses précitées. Il a sous ses ordres immédiats 2 régiments d'artillerie à pied et 1 régiment du génie en garnison dans la province. Ces troupes ne sont pas assujetties à des exercices fatiguants et sont bien nourries ; leur habillement et la régularité de leur solde laissent parfois à désirer, dit-on dans le pays. Cependant la parfaite satisfaction de tous les besoins des troupes semble être assurée,
(1) Un deimum é^al» 9 are« 1930.
puisque le gouverneur civil est tenu de verser chaque année au gouverneur militaire, pour pourvoir aux dépenses nécessaires à son service, la somme de 70,000 livres turques, soit environ 1,600,000 francs, représentant plus de la moitié du revenu brut de la province, circonstance qui donne parfois lieu à certains tiraillements entre ces deux hauts fonctionnaires.
On emploie de préférence les soldats du ré(lif{%^ contingent militaire) aux travaux de défense et autres ouvrages sans cesse élevés sur les deux rives du détroit, sous la direction d'officiers allemands au service de la Turquie, et la haute surveillance du général Assaf-Pacha, membre de la commission d'inspection des forteresses de l'empire ottoman.
Les forts et les batteries sont armés de canons Krupp d3 gros calibre, entretenus en bon état.
Ces fortifications sont au nombre de 16 principales, dont 6 sur la côte d'Asie dans le mutessariflik de Bigha, et 10 sur la côte d'Europe, dans le vilayel d'Andrinople, sandjak du Gallipoli, comme suit :
Côte (TAsie.
Kalè'i'Sultaniè ou Tchanak-Kalè (Dardanelles). C'est une ancienne forteresse de T' ordre que l'on transforme et augmente actuellement. On l'appelle vulgairement : Château fort d^Asie;
Koiim-Kalè ;
Hamîdié, fort récemment construit;
Medjidiè\ ancienne batterie de Keiissé-boiirnou;
Naghara (ancienne Abydos).
C(>te d'Europe.
Sid'Ul-Bahr;
Avouzlar ;
•Medjidièy de construction récente ;
Namazièh ;
Kilid'Bahr (ancien château-forl d'Europe) ;
Déïrmen-bournou ;
Tcham-bournou ;
Màidos (batterie de) ;
092 MUTESSARIFLIK DE BIGIIA
Bokarî'Kalè\
Kilia-tepéj ancienne Sestos.
Ces ouvrages sont, de chaque côl6, reliés entre eux par une route stratégique et par une ligne télégraphique. Outre que de nouveaux ouvrages sont projetés sur les deux côtes, cet armement est encore complété par de nombreuses redoutes établies dans la presqu'île de Gallipoli et qui sont destinées à mettre les forts du détroit à l'abri d'une attaque à revers en cas d'un débarquement soit dans le golfe de Saros, soit sur la côte en face de riie d'Imbros.
Des torpilles sont aussi immergées dans le détroit, dans l'espace compris entre Koum-Kalè et Tchanali-Kalè.
Autorités civiles. — L'autorité administrative est esercée dans le mulessariflik de Bigha : 1^ par un mutessari/, gouverneur, qui réside aux Dardanelles, chef-lieu du sandjak et du merkez-caza; 2** par les 4 càimakams^ sous-gouverneurs des autres cazas ; 3o et par 8 mtidirSj directeurs des nahiés.
L'organisation administrative actuelle date du mois d'août 1888. C'est un retour à l'état de choses qui avait déjà été institué précédemment lorsque, vers la fin de 1876, la ville dos Dardanelles (Kalè-i-Sullaniè) avait cessé d'être le chef-lieu du vilayet des îles de l'Archipel ottoman, pour devenir, comme aujourd'hui, celui d'un sandjak indépendant des vilayets. Celte situation dura jusqu'en mars 1881, date de la réunion du sandjak de Bigha au vilayet de Karassi. Celui-ci ayant été supprimé et réduit au rang de sandjak compris dans le vilayet de Brousse, le sandjak de Bigha en fut alors détaché et de nouveau constitué en mutessarifUk relevantdirectement du AJUnistère de Tmlérieur.
Autorités religieuses. — Les autorités religieuses de ce sandjak sont, pour les musulmans, le mufti résidant à Ralèi-Sultaniè, et les cadi, ndib et imam résidant dans les chefslieux des cazas et des nahiés.
Les Grecs orthodoxes, les Bulgares, les Arméniens grégoriens ont des prêtres appartenant à leurs communautés respectives. Les Arméniens protestants et les protestants élrangers
n*ont ni temple ni ministre. Les catholiques latins^ résidant aux Dardanelles, ont un curé, membre du clergé latin de Conslautinople, et les israéliles ont des rabbins ou khâkhâm.
Tribunaux. — Aux chefs-lieux du sandjak et de chaque caza, résident des naïb et cadi qui jugent selon les prescriptions du bidayèt (droit moderne) et du cJiér'i (droit islamique). Le mufti qui réside à Kalè-i-Sullauiè préside le tribunal du chéVi de celte ville et prononce en tout procès relevant de la juridiction islamique. Il est nommé à cet effet par S. M. S. le sultan sur la proposition du chéik ul-Islam (ministre du culte). La durée de son mandat est de deux ans.
Outre ce tribunal, dont ressortissent seuls les musulmans, îl existe aux Dardanelles :
1** Un tribunal civil de première instance présidé par le ndibet composé de trois membres dont deux musulmans et un non musulman, siégeant en qualité déjuges.
2<> Un tribunal correctionnel et criminel, composé aussi de trois membres dont deux musulmans et un non musulman, siégeant comme juges sous la présidence d'un fonctionnaire spécial du Ministère de la justice, qui porte le titre de « djézâ-réïs ». Un procureur impérial est nommé près ce tribunal.
3*^ Un tribunal de commerce, présidé par le ndib et composé, outre les trois membres du tribunal civil, de deux juges spéciaux dont un musulman et un non musulman.
Chacun de ces trois tribunaux, lorsqu'il s'agit d'une cause entre sujets ottomans et étrangers, se transforme en un tribunal mixte, où siègent deux délégués et le drogman du consulat intéressé.
Le tribunal présidé, dans chaque chef-lieu de caza, par le ndib applique selon le cas la juridiction du bidayet ou celle du chér'i^ ne connaît pas des causes qui sont du ressort des tribunaux criminel et de commerce du sandjak.
Douanes. — L'administration des douanes a une agence centrale aux Dardanelles, c'est-à-dire au chef-lieu du mutessariflik de Bigba. Cette agence a 24 dépendances dans les petits ports ou criques, le long du détroit. Les droits perçus
MUTESSARIFLIK DE BIGllA
parTaf^ence ceniralo des Dardanelles, en 1891, onl élé de 1 904,974 piastres, soit environ i38,000 francs.
Dette publique ottomane. — L'adminislralion des revenus concédés à la Dette publique ottomane possède aux Dardanelles un miuiiriet (direction), duquel dépendent 11 memouriels (sous- directions). Les revenus et frais réalisés en 1307, soit du 1 mars 1891 au 29 février 1892, ont élé comme suit: