OOOi 8.000> l.OOOi
lOOj
PROTMAHCE
HESTDIAnOH
Bagdad.
Perse.
Bagdad.
Egypte.
Divers.
fà
OBSERVATIONS
S^ie >.
Egypte.
et( 11'
«•te
Syrie.
L'eiportatioD des bcBufii et vaches en Egypte augmente chaqae année. Les négociants de Hossoul vont les acheter
Bagdad.
11 ne va en Egypte que de
'ites quantités ae ces tum
Tontes ces étoffes sont ; «consommées en Syrie.
Bagdad
Total D'ixPOBTATioifl P^^J S:^^J[^!!°!!'' ^""^^
r Syrie, > Les keffU et les itar 1 bgypte, Wnt en grande partie expé- ' iConstan-jdiés en Egypte et & Gonstan- ( tinople. (tinople.
Syrie.
Les caravanes du désert de Syrie, jadis l'uniauevoie du commerce de l'Irak-Arabi n'ont plus ai^ourd'hui la même importance, et ne servent plus qu'aux relations des provinces entre elles.
Soit environ 2,697,000 francs.
RÉCAPITULATION
i^ Exportation, voie de Bassorah, pour
l'étranger et pour les provinces 30,143,800 francs.
l^ Exportation, voie de Kermanchah, pour
ïa Perse 4,140,000 —
A reporter. . . 34,283,800 —
Report. . . 34,283,800 — 3^ Exportation parpeliles caravanes, pour
Mossoul et Diarbékir 486,450 —
4^ Exportation, voie du désert de Syrie,
par grandes caravanes 2,697,000 —
Valeur totale de l'exportation du vi-
layet de Bagdad 37,467,250 francs.
Pour ce qui concerne les exportations, il ne reste plus qu'à ajouter qu'en passant d'un vilayet, ou noême d'un sandjak ou d'un caza à un autre, les productions ne sont plus sujettes, comDQe autrefois, à payer le droit de « douane intérieure », appelé kara-guewnruk {douBine de terre). Ce droit de kara-gueumruk a été supprimé. Mais si ces productions, au lieu de prendre la voie terrestre, prennent la voie fluviale, elles doivent acquitter à leur sortie le droit de 8 p. 100 que paient à l'importation les marchandises étrangères.
On doit dire aussi que l'exportation des céréales est quelquefois interdite, sur la demande même des producteurs, et en prévision d'une mauvaise récolte. L'exportation des céréales, qui figure pour 490,000 livres turques au tableau concernant celle effectuée par voie de Bassorah, n'est donc que la moyenne s'appliquant aux années de récolte abondante^ les seules où elle soit permise. Cette exportation est pour les deux tiers à destination des Indes, et le tiers restant est dirigé sur les places européennes. Dans le chiffre précité, n'est pas comprise la valeur des expéditions de céréales que, bon an, mal an, le gouvernement fait à Djeddah, à La Mecque et à Médine, villes saintes des musulmans, expéditions que l'on appelle hidjazièh.
Les autres exportations ont toujours libre cours. Plusieurs sont en grand progrès, grandissant d'année en année, nolammmenl celle des laines, des dattes, etc. La première, par exemple n'était, en 1865, que de 3,000 balles qu'on expédiait voie d'Alep-Alexandrelte. Dix ans plus tard, elle atteignait le chiffre de 15,000 balles; en 1885, elle s'élevait à 25,000 balles, et aujourd'hui, enfin, le vilayet de Bagdad exporte, voie de Basso-
rah, 35,000 balles de laines de qualités diverses, d'une valeur totale de 350,000 livres turques, année moyenne, soit environ huit millions de francs.
Gommes. — La place de Bagdad a eu longtemps le monopole et possède encore la spécialité de deux sortes de gommes très répandues dans le commerce général pour les besoins de la pharmacie et des arts industriels.
La première est \^ gomme arabique^ ainsi nommée de son lieu de provenance originaire qui est Tlrak-Arabi, c'est-à-dire le territoire formant en entier les vilayets de Bagdad et de Bassorah et en partie les vilayets voisins.
Bien que subissant depuis nombre d'années la concurrence des gommes du Sénégal, auxquelles on a laissé par habitude le nom de gomme arabique, celle-ci fait toujours l'objet d'un commerce important. Toutefois son prix a beaucoup baissé surtout dans ces trois dernières années, et le men^ mesure localeéquivalente à 6 ocques (7 kilogrammes 695), de 16 à 20 piastres (3 fr. 70 c. à 4 fr. 60 c), est tombé à 6 piastres, soit 1 fr. 35 c.
Quoi qu'il en soit, cet article mérite encore une mention toute particulière, ne fut-ce que pour sa grande supériorité.
La véritable gomme arabique provient principalement de Mendeli. caza du merkez-sandjak de Bagdad, et des montagnes kurdes voisines. II en arrive aussi quelques quantités de la province persane d'Irak-Adjémi. Celte gomme, en forme de petites larmes semblables à des gouttes d'eau, très blanche, fendillée et très friable, est fournie par exsudation spontanée de Vaccada vera^ arbre de la famille des légumineuses. Celle des environs de Bagdad est la plus blanche. Sa récolte se fait au mois d'août, et, dès le mois de septembre, on commence à l'expédier sous double enveloppe, dans des sacs de poil de chèvre contenant un poids de 10 mens. Les arrivages à Bagdad, qu'on estimait annuellement à 8,OuO mem (68.560 kilogrammes), ne sont plus aujourd'hui que de 2,000 mens, soit 15,390 kilogrammes.
Avant d'être expédiée eu Europe, la gomme arabique est soumise à un triage et classée ep quatre qualités. Le prix de revient,
tous frais comptés, de 10 sacs de celte gomme du poids total de 100 mens (769 kil. 500), est comme suit :
Compte (Tachât et de revient :
Sacs 10 : Total net : 100 mens à 6 piastres . Piastres : 600
Frais a Bagdad :
Courtage 1/2 0/0 3
10 sacs à 4 piastres 40
Mise en sacs, ficelle, etc. . 20
Triage à 1 piastre 1/2 par men 150
Pesage et portefaix . 12,50
Magasinage à 1/2 piastre par men 50 )380
Cheker-dané 12,50
Douane 1 0/0 6
Raftïé 1/2 0/0 3
Nolis jusqu'à Bassorah à 5 paras Toke .... 75
Menus frais 8
Total piastres : 980
Les frais de nolis de Bassorah à destination et ceux d'assurances ne figurent pas dans ce compte, car le fret varie suivant la volonté de l'expéditeur.
La seconde espèce de gomme constituant un article important pour la place de Bagdad est l'espèce commerciale connue en Europe sous le nom de gomme de Sassa^ gomme de Bassorah et gomme kutera. Ce dernier nom n'est qu'une corruption de celui de el'kétirèh que lui donnent les Arabes. Cette gomme est considérée comme un équivalent de la gomme adragante proprement dite récoltée sur Yastragalus verus^ arbrisseau épineux de l'Asie Mineure, et expédiée en Europe^ par la place de Smyrne.
La gomme el-kétireh provient de Chehrizor, sandjakdu vilayet de Mossoul, de la frontière turco-persane de la Perse. Elle est en filaments aplatis d'une blancheur transparente, coriace et insipide, ne se dissolvant qu'imparfaitement dans l'eau, mais s'y gonflant beaucoup et formant avec elle un épais mucilage. On la récolte au moyen d'incisions pratiquées sur certains petits
arbustes peu connus des botanistes et qui n'ont pas été scientifiquement déterminés. Lorsque ces arbustes ont atteint environ 30 centimètres de haut, les fellahs allument sous leurs branches un petit feu qu'ils éleignent aussitôt que les feuilles sont consumées. Ils font alors des incisions sur toutes les parties de la plante, et reviennent le lendemain pour recueillir les filaments de gomme qui en ont découlé. Celle première récolte donne la première qualité. Deux autres récolles faites les deux jours suivants donnent la seconde et la troisième qualité, chacune inférieure à la précédente.
Les meilleures gommes el-kétirèk sont celles de Djébari, près Kerkouk, de Bendjouin sur la frontière turco-persane, de Bana, de Kermanchah et de Sina en Perse. Celles du Kurdislan et du Lourîstan sont de qualité inférieure. Il y a, entre la Perse et la Turquie, au delà d'Amara, à Tib et à Douéridj, dé vastes plaines oti croissent en foule les arbustes qui donnent ces gommes, mais la tribu arabe des Beni-Lam^ qui est en possession de toute la contrée, opposerait sans doute bien des difficultés à leur exploilation.
C'est en juin que se fait la cueillette de la gomme el-kétirèh; les arrivages à Bagdad commencent vers le milieu de juillet et continuent jusqu'à fin septembre. On évalue à 10,000 caisses, soit 500,000 okes (641,250 kilogrammes) la récolte de 1887; mais depuis lors la production a diminué graduellement chaque année et s'est réduite, en 1890, à 3,000 caisses seulement* On donne pour raison de cette diminution que les arbustes incisés s'affaiblissent et ne reprennent leur ancienne vigueur qu'au bout de six à sept ans.
La récolte de 1887 se répartissait comme suit :
Kermanchah et dépendances 7^000 caisses
Kerkouk et Djébari 1,500 —
Bendjouin et Suléimanièh. . 1,500 —
Total. . . . 10,000 caisses La gomme el-kétirèh se vend en moyenne, à Bagdad,
175 piastres (40 fr. 25) le men de 12 okcs et demie (environ 16 kilogrammes). Les frais accessoires (triage, emballage, caisses et nolis) jusqu'à Bassorah, peuvent être estimés à 60 piastres (13 fr. 80) par quintal anglais (environ 51 kilogrammes). On obtient par le moyen du triage une qualité de plus, sorte tout à fait supérieure qu'on appelle el-ouafar, nom dérivé d'un mot persan qui signifie « neige ». Le triage des gommes fait subsister beaucoupdepauvresfemmesmusulmanes et Israélites de Bagdad.
Aux deux espèces de gommes ci-dessus décrites, il faudrait peut-être en ajouter une troisième, considérée comme une sorte inférieure de gomme el-kétirèh et souvent employée à des falsifications de celle-ci. Cette troisième est appelée kora par les Arabes; les Anglais la nomment sione gum, à cause de sa dureté et de sa complète insolubilité. Son prix d'achat à Bagdad est d'environ 23 francs le ouazné de 32 okes et demie (41 kilogrammes). Les frais accessoires montent, pour un quintal anglais rendue Bassorah, à 40 piastres, soit \ piastre ou 23 centimes par oke. Les arrivages annuels de gomme kora ou stone gum à Bagdad, sont évalués a 2,000 sacs pesant ensemble 10,000 okes, soit environ 13,000 kilogrammes.
On doit ajouter en terminant, comme avis au commerce^ que les gommes de provenance turque paient ladtme là où elles sont récoltées, et que celles de provenance persane paient \ leur entrée à Bagdad un droit de 6 0/0. Le négociant acheteur doit donc recevoir du vendeur, suivant le cas, l'acquit de la douane ou celui de ladlme, afin d'éviter des difficultés lors de l'expédition.
Importations. — On peut diviser les importations dans le vilayet de Bagdad en plusieurs catégories comprenant : l"" les importations d'Europe, des Indes et de la Perse par la voie de Bassorah; 2** celles de la Perse, voie de Kermanchah, pour l'Europe et pour les diverses villes de l'empire ottoman ; 3^ celles de Syrie par la voie du désert, en grandes caravanes ; et 4"* enfin, les importations de Mossoul et Diarbékir à Bagdad par la voie fluviale, au moyen des kélèk.
Ces opérations se résumen t, chacune séparément, comme suit :