PRIMAIRES
Garçons Filles
Total général : 124 écoles. — 5,480 élèves. — 201 professeurs.
STATISTIQUE DESCIUPTIVE 99
Chez les musulmans, renseignement comprend des établissements de cinq catégories : les médressés ou écoles de droit et de théologie islamiques ; Vidadiê^ école de degré supérieur; les rucàdièSy écoles scondaires; les petites écoles des mosquées, d'ordre essentiellement primaire ; et enfin Técole des arts et métiers, inscrite au tableau fci-dessus parmi les écoles secondaires, parce que l'enseignement littéraire, quoique limité à la lecture et à l'écriture en turc, en arabe et en persan, y est Tobjet de grands soins et que l'enseignement professionnel n*y laisse rien à désirer.
Les médressés sont des fondations pieuses, pour la plupart annexées à des mosquées. Leurs revenus sont administrés et renseignement y est donné gratuitement, ainsi que le logement, la nourriture et Tenlretien des maîtres et des élèves, par les soins du chéik-u^-islam^ ministre du culte.
Vécole idadiè de Bagdad, ainsi que Tune des dt»ux écoles ruchdiè^ sont militaires. Elles ont été fondées en 1280 (1870), par Midhat Pacha, alors gouverneur général du vilayet. C'est à l'école militaire ruchdièque vont se préparer les élèves destinés à faire leurs études à Vidadiè, pour devenir de bons officiers. On y enseigne, comme à l'autre école ruchdiè de Bagdad qui est mulkiè, c'est-à-dire civile, le turc, l'arabe et le persan ; l'histoire et la géographie de l'empire ottoman ; l'arithmétique et les premiers éléments des autres connaissances qui seront ensuite étudiées à fond à Vidadiè, et parmi lesquelles, outre les spécialités, figurent aussi la tenue des livres, l'algèbre et le dessin, Dans les deux écoles militaires et à l'école ruchdiè civile, les élèves sont instruits aux frais de l'État. Ceux des ruchdiès, sont externes, mais à ïidadié, ils sont logés, nourris et défrayés de tout. Les élèves qui ont obtenu au ritchdiè le diplôme de fin d'études complètes sont seuls reçus à Yidadiè.
Les professeurs et surveillants de l'école idadiè appartiennent presque tous au personnel de l'armée. Depuis vingt ans qu'elle existe, cette école lui a déjà fourni bon nombre de ses meilleurs officiers, employés pour la plupart dans le vp corps d'armée.
Les écoles dites des djami (mosquées), à Bagdad comme partout, sont tenues par le desservaol qui enseigne aux petits enTants du quartier la lecture et la récitation du Koran, un peu d'écriture et quelquefois les premières règles de Tarithmétique.
Le Mekieb-el-sanaiè (école des arts et métiers) est une fondalion de Midhat-Pacha, en 1286 (1870), en faveur des enfants pauvres et plus spécialement des orphelins. Cette utile création a rencontré de grandes difficultés, tant de la part des gens riches qui refusèrent longtemps d'y contribuer, que de celle des parents qui aimaient mieux laisser vagabonder les enfants que de les envoyer à l'école. Sans se décourager, le vali^ grandement secondé par S. E. Hamdy Bey, persévéra dans son entreprise et parvint à la doter d'un revenu fixe annuel d'environ 500 livres turques qui, joint à la vente des objets fabriqués à l'école, couvre les dépenses montant à 1,000 livres turques (23,000 francs par an). Pour y mieux pourvoir, il fonda en même temps l'imprimerie du journal du vilayet: el-Zora, où les enfants furent occupés; il attacha à l'école 4 bons professeurs pour leur enseigner la religion, le turc, l'arabe et le persan, ainsi que d'habiles artisans qui forment actuellement des imprimeurs, des menuisiers^ des tailleurs, des cordonniers et des tisserands capables d'exercer fructueusement ces divers métiers. Les élèves de cette école sont aujourd'hui au nombre de 80. Lorsque l'un deux a terminé ses éludes et son apprentissage, il est pourvu d'un diplôme, et s'il veut s'établir à Bagdad, la caisse de l'école lui prête le petit capital nécessaire à l'achat du mobilier, des outils et matériaux de premier établissement, qu'il'rend aussitôt qu il le peut.
On évalue à 4,0U0 livres turques par an les frais des deux écoles militaires idadiè et ruchdiè.elk 1,200 environ les dépenses de l'école ruchdiè civile.
L'école des arméniens grégoriens, fondée depuis plus d*un siècle par cette communauté^ est restée longtemps dans un grand dénûment, et à plusieurs reprises le curé et son vicaire, qui ont été forcés d'y renoncer, se chargeaient de l'instruction primaire. Enfin, sur riniliative énergique et persistante de l'évêque)
H>' Messrob, des fonds ont élé affectés par les notables pour Tentretien de Técole actuelle. Au moyen de celte rente, on couvre aujourd'hui tous les frais. On y enseigne, outre la langue arménienne, le turc, l'arabe et un peu de français. Sur les 120 élèves qui fréquentent celte école, on apprend à peine à 20 les éléments de cette dernière langue; c'est pourquoi plusieurs arméniens grégoriens envoient leurs enfants chez les Pères Carmes, où une instruction solide est donnée en français, et où, d'autre part, règne une parfaite discipline, qui manque souvent aux autres écoles.
On rencontre ce même défaut chez les Chaldéens, Syriens, Arméniens et Grecs unis, qui ont fondé une alliance catholique pour l'école où se réunissent les enfants de ces diverses communautés. Le comité de cette alliance catholique est présidé par M^ Raphaël Athanase Cherkli. Les autres membres sont les deux curés catholiques, grec et arménien et, le prêtre chaldéen directeur de l'école. Les parents paient mensuellement une petite contribution qui suffit à grand'peine à l'entretien du directeur et des 5 professeurs^ dont un seul, celui de langue turque, reçoit des appointements du département de l'Instruction publique. Outre les langues turque, arabe et syriaque, on enseigne à l'école de l'Alliance catholique le français et l'anglais, mais on n'enseigne ces dernières qu'aux élèves les plus avancés, et ceux qui apprennent l'une des deux ne sont pas admis à étudier Tautre. Le but principal de cette école est de former des prêtres catholiques indigènes, et Ton a réussi à y préparer suffisamment plusieurs jeunes gens, qui ont été envoyés terminer leurs éludes au collège deMossoul pour être ensuite ordonnés prêtres.
L'école latine, qui porte le nom d'institution Saint-Joseph, et n'est pas moins connue sous celui de « Collège des Pères Carmes » doit sa fondation à ces religieux, dont la mission est établie à Bagdad depuis 1720. Au commencement, elle était bien loin de son importance actuelle. Ou n'y enseignait que les devoirs religieux, avec la lecture et l'écriture en langue arabe. Cette institution occupe aujourd'hui la première place grâce aux grands efforts, au courage et au pur dévouement des missionnaires
français, lin zèle ardent pour le bien, une palience pleine de force et de douceur leur ont fail vaincre des difficullés qui semblaient insurmontables. Le premier Carme qui arriva seul à Bagdad en 1720, le Père Joseph-Marie de Jésus, de la province de Bourgogne, exerça son ministère de pro-vicaire apostolique sans demeure fixe, sans église, allant de maison en maison, chez les quelques catholiques assez hardis pour le recevoir. 11 y avait en effet dans ce temps-là grand danger à être découvert par les musulmans ou dénoncé par les arméniens grégoriens. Le successeur du Père Joseph-Marie l'éprouva après le départ de celui-ci.
Le nouveau pro-vicaire apostolique arrivait cependant dans les circonstances les plus favorables, muni d'une lettre de recommandation du gouverneur français de Pondichéry, pour Ahmed-Pacha, gouverneur de Bagdad, qui lui accorda aussitôt avec une grande bienveillance, stimulée parles bons offices de M. Feensclî, consul anglais, Tautorisation de bâtir une maison et une église et d'y établir le siège de la mission des Carmes. A Taide des aumônes recueillies dans ce but aux Indes françaises, le Père Kmmanuel Baillet acheta pour 500 chami de Bagdad, qui font un peu plus de 1,000 francs, une maison en ruines appartenant à un catholique nommé Ebn-Krumi. 11 y fit construire une chapelle dédiée à saint Thomas, et la première messe y fut célébrée le 1 4 juillet 173i. Il y fonda aussi la première école dirigée par la mission des Carmes.
La faveur du gouvernement local et Tappui du consul anglais, qui lui fut toujours acquis, ne purent sauvegarder le Père Emmanuel Baillet des machinations des arméniens. Irrilés de plusieurs conversions opérées parmi eux, ils réussirent à le faire mettre en prison avec les nouveaux convertis, et ils n'en purent être délivrés que moyennant une somme considérable payée au gouverneur par les communautés catholiques. Le père Emmanuel (rouva la possibilité, à sa sorlie de prison, de se mettre, ainsi que ses successeurs, à Tabri de nouvelles persécutions. Il se rendit en France où il obtint une audience du roi Louis XV qui lui conféra le titre de consul de France à Bagdad, un peu
STATISTIQUE DESCRIPTIVE lOâ
avant Tannée 1742, date à laquelle il fut sacré évoque de Baby* lone; il fixa sa résidence à Bagdad où il mourut de la pesle en
Depuis ce temps, le titre de consul de France a élé porté par plusieurs autres évoques de Babylone, et le drapeau français n'a jamais cessé de flotter sur l'église des Carmes. A la faveur de cet abri protecteur, toutes les églises catholiques de Bagdad ont pu être bâties à leur tour et les diverses communautés n'ont pas tardé à vivre en paix, sans même attendre l'époque où le gouvernement ottoman a décrété des lois égales pour tous ses sujets. Les écoles, dès lors, ont commencé à prospérer. Aujourd'hui, l'église et l'école des Carmes, reconstruites et agrandies, en 1868, par le préfet apostolique actuel, le Père Marie-Joseph de Jésus, sont devenues l'objet d'un grand intérêt, surtout depuis que M^ Altmayer, archevêque de Babylone et M. de Sarzec, consul de France, unissent leurs efforts à ceux de la mission des Carmes, pour propager l'instruction et l'éducation dans l'irak- Arabi. Tous rivalisent de zèle et beaucoup de progrès nouveaux leus sont également dus, surtout en ce qui concerne les écoles de filles des sœurs de la Présentation de Marie, dont il sera question tout à l'heure.
L'enseignement, donné gratuitement par les Carmes dans leur institution de Saint-Joseph, outre le programme d'études des premières maisons d'éducation de France, comprend les langues arabe, turque, anglaise et française. 11 est particulièrement apprécié des habitants de Bagdad sous ce dernier rapport, car ils y trouvent l'avantage de l'enseignement complet de la langue française par des Français, et la condition imposée par les Pères Carmes à leurs élèves de ne parler que cette seule langue entre eux leur donne une garantie de plus.
On doit à M«' Lyon, prédécesseur de l'archevêque de Babylone et délégué apostolique actuel, la fondation de l'école de jeunes filles des sœurs de la Présentation, religieuses françaises dont la maison-mère est à Tours. Cette fondation ne remonte qu'à 1877. C'est la délégation apostolique qui en supporte tous les frais. M^ Allmayer a fait augmenter récemment le nom-
bre des sœurs qui n*élait plus en proportion du nombre toujours croissant des élèves. En effet, la R. Mère Ëxupérie, supérieure de la mission de Bagdad, ajoute sans cesse quelque complément à cette bonne œuvre d'éducation. Non contente d'avoir successivement annexé à Técole une salle d'asile où sont admis sans distinction de nationalités les petits enfants des deux sexes^ jusqu'à l'&ge de six à sept ans^ et un ouvroir où les jeunes filles pauvres apprennent à coudre, à broder, etc., et trouvent à gagner leur vie, elle a commencé à former un pensionnat qui donne déjà de sérieuses espérances. Déplus, l'exemple charitable des religieuses françaises a porté ses fruits : la société de Bagdad vient de leur fournir deux sœurs indigènes. L'instruction est donnée par les sœurs dans ces divers établissements en arabe et en français. Dès que les petits enfants de l'asile ont atteint Fftge de six à sept ans, les petits garçons passent à l'école des Pères Carmes, et les filles, à celle des religieuses de la Présentation. Tout ce qui concerne l'instruction et l'éducation dans ces écoles françaises et catholiques est tout à fait gratuit, et l'on y reçoit, depuis l'asile jusqu'aux deux grandes écoles de filles et de garçons, les élèves de toutes les communautés, sans distinction.
Les établissements scolaires des israélites de Bagdad se composent d'une école fondée par les soins de « l'Alliance israélite », et qui en porte le nom, et de 50 écoles primaires appelées mêdéacheSj où des rabbins enseignent exclusivement le talmud et se bornent à y joindre de faibles notions de calligraphie hébraïco-arabe.
Quant au programme de « l'Alliance israélite », il comprend tout l'enseignement secondaire. Dès la création de cette école, il y a une vingtaine d'années, on en avait obtenu de très bons résultats, mais les israélites de Bagdad, généralement peu sensibles aux bienfaits de l'instruction^ avaient bientôt cessé d'y envoyer leurs enfants. Il n'y restait plus qu'un petit nombre d'élèvesen 1885, lorsqu'unhabile instituteur, M. Lauria, parvint à la relever. Toutefois, et bien que fréquentée aujourd'hui par 187 élèves, qui portent surtout leur attention sur l'étude de l'hébreu, de l'arabe, du turc, et plus spécialement sur celle du
français et de l'anglais, il est bien rare qu'un élève y reste assez de temps pour terminer ses études. La plupart quittent l'école dès qu'ils peuvent se faire comprendre en anglais, langue que les Israélites sont le plus désireux de connaître. Les élèves dont les parents jouissent de quelque aisance paient de 10 à 20 piastres par mois. Les autres sont admis gratuitement.
Production agricole. — On estime la production agricole du merkez-sandjak de Bagdad, année moyenne, comme suit :
Dattes 3,600,000 kilog.
Blé 55,404,000 —
Orge 129,276,000 —
Millet 30,780,000 —
Maïs 30,780,000 —
Riz 30,780,000 —
Sésame 6,156,000 —
Mâches (sorte de lentille). 10,773,000 —
Haricots 20,705,000 —
Pommes de terre .... 5,100,000 —
Coton 384,750 —
Melons et pastèques . . . 46,080,000 —
Citrons et limons 160,000,000 —
Oranges 160,000,000 —
Raisins 70,000,000 —
Pommes 45,000,000 —
Abricots 50,000,000 —
Figues 50,000,000 —
Grenades 30,000,000 —
Mûres 20,000,000 —
Aubergines, tomates, artichauts 450,670,500 —
Bamiè{gombaud)'. . . . 115,450.000 —
Total. 1,517,384,250 kilog.
(I) Le gombaud (bam&) est le fruit de l'kibiscus eteulentus.
Bétail. — La production annuelle du merkez-sandjak de Bagdad en bétail des races bovine, chevaline, asine, camélienne et ovine, esl évaluée en moyenne comme suit :
ESPECES
Bœuf9 et vaches.
Buffles
Chevaux.
Anes.., .Mulets .
Chameaux
Ctiaineaiix des caravanes du désert de Syrie
Moutons.
Chèvres .
TF^TES OE BETAIL
Total r.ÉAÂRAL.
TOTAL PAR HACKS
Ces 844.000 têtes de bélail de races et d'espèces diverses sont réparties dans chaque ca^a comme suit :
CAZAS
ce a>
zs o
Si
TOTAUX par
GAZAS
Bagdad (ville et environs constituant le merkez-caza)
Khorasan
Azizié
too
tio.oro
Hanékin
.Mendèli
Samara
Djézièe
Dilim
Kout-el-Amara
Kazmiyè
Aaah
Totaux par racrs . . .
Tôt/
L OftNÉI
lAL
Mines et minières. — Il n'y a rien à ajouter ici à ce qui a été déjà dit dans le chapitre spécial des mines et minières du vilayel de Bagdad.
Forêts. — On rencontre dans le sandjak de Bagdad quelques bois connus sous le nom générique de Zoor et qu'on peut énumérer comme suit :
V EUe(tJ€dj\
2** eldeban^ caza de Dilim ;
3* El-zoor abou ghéreb ;
4" Zoor eUméhamde, caza de Kazmïè;
5' El'haouidjCy cl-ouazani, el-rechdiè el el mehdjè qui s'élendent à partir de el-Ouazani, village silué près de la saline Teltar, jusqu'au caza de Samara ;
6* Enfin, à 5 kilomètres environ de Selman-Pak (Ccésiphon), dans le caza d'Azizïè, à 30 kilomètres environ au sud-est de 1^ ville de Bagdad, aux alentours de la poudrière {el-bar oudè) il y a deux petits bois que, malgré le voisinage immédiat d'un cerr tain nombre de soldats, on ne parvient pas à préserver de fréquents abus. Il en est de même d'un autre petit bois situé aux portes mêmes de Bagdad, à la distance d'environ 4 kilomètres, el qu*on ne peut garantir de continuelles déprédations.
• Agriculture. — On calcule qu'à peine la vingt-quatrième parlie du vasie territoire du merkez-sandjak de Bagdad est cultivée. Tout le reste, quoique non moins propre à donner d'excellents résultats par la culture, est laissé en friche.
Les terrains cultivés sont évalués à 12,000 feddans^ produisant en totalité 120,000 tagars de blé et d'orge, dans la proportion de 7/10 de cette dernière céréale et de 3/10 de la première, soit à raison de 1,539 kilogrammes par tagars^ une quantité de 55,404,000 kilogrammes de blé et de 129,276,000 kilogrammes d'orge. Il convient d'ajouter à cette récolte, dite d'hiver, la récolte dite d'été, estimée à 20,000 /a^ar^ environ de millet, sésame, maïs, riz, etc., ainsi qu'une quantité d'environ
(1) Le feddan est égal à 300 deunums soit 2,757 ares.
(2) Le (a^ar égale environ i,5i kilogrammes.
250 tagm^s de coton, récoltés dans les cazas de Hanékin^ de Khorassan el d'Anab.
On ne cultive le coton el les autres productions d'été que dans certains cazas, parce que r.es sortes de cultures demaudent d'abondantes irrigations auquel l'état de délabrement ou plutôt d'encombrement des anciens canaux ne permet plus de satisfaire actuellement. Il suffirait^ pense-t-on, de déblayer ces canaux pour rendre à l'agriculture la situation florissante qu'elle occupait autrefois.
Les i î, 000 /eddam de terrains cultivés dans le merkez-sandjak de Bagdad sont répartis dans chaque caza, comme suit :
GAZAS
Bagdad (merkez-caza) composé de la. ville et de ses alentours
FEDDANS
comme suit ;
V ^AA r-« K-A i Cultures arrosées par lesBakaras, dootf , oka
Karadé Garbié / le nombre est évaluée à 2.000, et situésf ^'^^
— Cherdjïé
— Djorf-Mariam
Rhorasan et ses naliiés
Azizié —
Uanékin —
Mendéli —
Samara —
Djéârè —
Dllim —
Rout-el-Amara —
Kiazimiyé —
Anah —
sur la rive canche du Tigre et sur la rive droite de laDiala (Délios)..
Total.
i.lOO
i.OOO
Soit environ 4,410 kilomètres carrés, ou la vingt-quatrième partie du territoire du merkezsandjak, en comptant les 36,000 djéribs (hectares) de dattiers qu'il contient.
Dans le chiffre ci-dessus ne sont pas comprises les cultures appartenant à l'administration (Ministère) de la Liste civile, dites arazi'Sanïè. Ces cultures s'étendent déjà sur une grande partie des terrains de l'Irak- Arabi, devenus la propriété de la dite administration, qui achète la plupart des terres mises en vente par le gouvernement, soit de la catégorie nommée arazi-mifiè (propriété directe de TÉtat), soit de celle dite tapou, et les met
en valeur. C'est ainsi que la Liste civile possède aujourd'hui, prin* cipalement àKazimiyé, dans les cazas de Kborassan, deDilim, Âzizië, Kout-el-Amra, Djézirè et à Hanékin, de magnifiques propriétés qui n'étaient presque d'aucun rapport, et que celte administration a déjà améliorées, au point de s'en faire un revenu annuel de plus de 300,000 livres turques (environ 7 millions de francs).
Ce bon exemple a porté d'excellents fruits. Plusieurs grands propriétaires, ainsi qu'il a été dit plus haut, parmi lesquels on doit une mention spéciale à M. Zarifi pour sa belle exploitation agricole d'environ 45,000 hectares à Bélèd-rouz, ont mis leurs terres en valeur. Ils seront sans doute imités par beaucoup d'autres, dès que la mise en bon état des anciens canaux creusés par les khalifes abbassides aura desséché les marécages, assaini le pays, et permis d'établir partout un système régulier d'irrigations.
Elève des bestiaux. — Tout ce qui concerne cette importante branche de l'agriculture a déjà été dit dans le chapitre spécial du vilayet de Bagdad. Il n'y a pas lieu d'y revenir ici.
Fleuves; rivières, — Il en est de même pour ce qui concerne les cours d'eau, lacs et marais, ainsi que les routes et chemins, les diverses catégories et prix des transports et le sys* lème orographique de celte partie de l'Irak- Arabi, presque entièrement composée de plaines
Production industrielle. — La production industrielle du merkez-sandjak de Bagdad a élé décrite également au chapitre spécial du vilayet. Il suffira d'ajouter que la presque totalité de cette production, dont la valeur approximative s'élève annuellement au chiffre de 447,200 livres turques, soit environ 10,285,000 francs, appartient à l'industrie de la ville de Bagdad et de ses environs.
Commerce. — Les exportations et importations, soit directes soit en transit, ont été énumérées en détail dans des tableaux ad hoc au chapitre spécial du vilayet. Ces diverses opé*
râlions commerciales onl pour centre commun la ville de Bagdad; en voici le dernier résultat :