FEDDAN
HECTARES
Benkedra
Hadji-Cara .
RI ZaouYé. .
Hanekin
RozroU>at
Totaux
Les produits agricoles du caza de Khanékin trouvent leur consommation sur place : ce sont surtout les pèlerins persans dont la multitude donne aux marchés du pays une grande animation.
Pour faciliter ces pèlerinages qui sont une source de profits considérables, et pour leur ôter ce caractère d'encombrement qui les rend dangereux pour la santé publique, une compagnie indigène s'était constituée en vue d'établir un chemin de fer de Khanékin à Bagdad et de cette dernière ville àKerbèla. La concession de cette ligne a été obtenue, mais les concessionnaires n'ont pu donner suite à leur projet, quelque avantageux qu'il
fût SOUS tous les rapports, car leurs capitaux se trouvaient engagés dans d'autres entreprises et il ne leur était pas possible de les en retirer. Ils avaient compté sur d'autres pour y suppléer, mais le gouvernement ottoman ne leur a pas permis de s'associer les capitalistes étrangers qui auraient fourni ces fonds. La réalisation d'une ligne semblable de Khanékin à Nedjèf par Bagdad et Kerbèla promettrait d'énormes bénéfices à l'exploitation et donnerait un nouvel essor au commerce de Bagdad avec la Perse dont tout le trafic lui est assuré. Une autre compagnie indigène, réunissant toutes les conditions exigées, en a jugé ainsi avec raison, et sollicite en ce moment la concession de ce chemin de fer, qui lui sera sans doute accordée.
La production annuelle du caza de Khanékin en bestiaux des races bovine, chevaline, asine, camélienne et ovine, est évaluée en moyenne, comme suit :
ESPÈCES
TÊTES DE BÉTAIL
TOTAUX PAR RACES
Bœufs et vaches
Buffles
Chevaux
Anes
Muleto
Chameaux
Moutons
Chèvres
Total oénéral
Localités remarquables, etc. — A 25 kilomètres au nord-est de la ville de Khanékin, sur le territoire persan et à 10 kilomètres delà frontière lurco-persane, se trouve une forteresse antique nommée Kasr-Chirin^ où les tribus pillardes des Hamavend se sont toujours réfugiées quand elles étaient poursuivies par les troupes ottomanes. On découvre très souvent aux environs des monnaies anciennes et autres antiquités.
Parmi les tribus du caza de Khanékin, dont les unes ont des campements fixes et les autres sont errantes^ on remarque la
tribu errante des Touzaniat, qui a pour singulière profession la danse et « ses accessoires ».
Toutes les tribus fixées aqlour de la ville de Khanékin sont agricoles et de race kurde.
CAZA DE MENDELI
Orientation, Umites. — Le caza de Mendéli est situé au nord-est du merkez-sandjak de Bagdad. Il est limilé au nord par la Perse ; à Test, par le caza de Kout-el-Amara; au sud, par celui d'Azizïè, et, à l'ouest, par ceux de Khorassan et de Khanékin.
Superficie. — Sa superficie totale est de 5,000 kilomètres carrés.
Autorités. — Il esl administré par le caïmakam, sousgouverneur, assisté d'un conseil de même composition que celui duvilayet.
Population. — Sa population totale est de 15,000 habitants, comme suit :
Musulmans sunnites 13,000 hab.
— chyites 2,000 —
Total.. 15,000 hab.
Chef-lieu. — Mendéli, chef-lieu du caza, résidence officielle du caïmakam et siège des départements administratifs, est située sur la gauche de la rivière el-Naft, à 7 kilomètres à Touest de la frontière de Perse et à 115 kilomètres au nord-est de la ville de Bagdad.
La population de ce chef-lieu du caza, comprise dans le chiffre précité des habitants de celui-ci, est de 1 ,410 habitants, tous musulmans sunnites.
Ecoles. — Il y aà Mendéli une école ruchdiè (enseignement secondaire) fréquentée par 30 élèves.
Industrie. — Ce caza est renommé pour ses kéfiè^ sorte de pièces de soie ouvrée d'or, à longues franges terminées en houppe, pour coiffures. Lafabrique esta Kazaniyè, localité très voisine du chef-lieu, et dont les cultures fournissent la racine de garance d'où Ton tire Talizarine employée à teindre ces kéfiè.
Il existe à Mendéli, et surfout dans le quartier nommé el-Boyaki, une espèce de scorpion qu'on appelle el-djèrrar^ dont la piqûre est souvent mortelle.
Agriculture. — Les jardins de la ville et du caza produisent toutes sortes d'excellents fruits et plusieurs espèces de dattes, les meilleures du sandjak, qui sont envoyées à Bagdad dans des outres pour y être conservées toute l'année. Ces jardins sont arrosés par les eaux de la rivière el-Nafty qui ont leur source sur le territoire persan. La Perse fait payer aux propriétaires de cultures, faites sur le sol ottoman, au moyen de prises d'eau de la dite rivière, un impôt proportionné à laquantité employée pour leurs irrigations. En cas de refus d'acquitter cet impôt, les autorités persanes détournent le cours de la rivière, et les cultures de Mendéli, de Djézani et autres localités principales du caza, cessent d'être arrosées jusqu'à ce que leurs propriétaires se soient exécutés. On croit que cet état de dépendance d'un gouvernement étranger est le motif pour lequel l'État ottoman n'a pas mis en vente par le moyen du Tapou les terrains de Mendéli, comme il Ta fait dans les autres cazas du merkezsandjak de Bagdad.
La portion cultivée de ces terrains est de 700 feddan^ soit 19,299 hectares, àraison de 300 deunum ou 2,759 ares, par fed-dan.
Leur produit annuel moyen en blé et en orge est estimé à 7,000 tagar, comme suit :
Blé: 2,100 tagar, soit 3,231,900 kilogr. Orge : 4,900 — — 7,541,100 — Totaux. 7,000 tagar, soit 10,773,000 kilogr.
Elève du bétail. — Le produit a«nwel de l'élève du bétail dans le caza de Mendéli est en moyeniie comme suit :
ESPÈCES
TÊTES DE BÉTAIL
TOTAUX PAR RACES
BcBofs et Taches. . , ' 5.000
Buffles ■. . .1 2.000
Cbevaux i 4.700
Anes ! 2.500
Ghame«uxt ,...., 3.500
MoQloos 30.000
Total
Mines et minières. — U y a dans le caza de Mendéli beaucoup de giseipent^ de bitume, de sources de napbte et de pétrole, ainsi que des salines qui ont été décrites au chapitre spécial du vilayet, et des carrières de terre dites sumac et mogher^ qui sont employées dans les localités environnantes pour teindra en rouge. 0.a y trouve aussi des mines de soufre.