Second lÀvre oranrje, pièce
3. Second Livre bleu anglais^ pièce 50, l»"* septembre; Secona] Livre orange, pièce 40.
le masque. Le 9 septembre, le gouvernement ottoman envoie aux ambassadeurs une note annonçant qu'il est décidé à abolir les Capitulations à partir du l^"" octobre, pour faciliter, dit-il, le développement du commerce et des affaires, tout en assurant qu'il n'a aucune pensée de conflit. Cet acte, cela est évident, flattait l'amour-propre des Turcs qui gardaient le vivant souvenir de leur grandeur passée avec l'ombrageux orgueil des aristocraties déchues. Mais en même temps, le gouvernement turc, en abrogeant par une décision unilatérale les traités internationaux et les accords diplomatiques qui constituaient le régime des Capitulations, manquait gravement à la parole donnée. Il est vrai que là-bas, Talaat Bey disait à Constantinople que « les juristes avaient fait banqueroute, et que le droit était mort » ; M. de Bethman-Holweg faisait école. Les ambassadeurs des puissances protestèrent, mais en vain, le 10 septembre, contre la suppression des Capitulations ^
Les Alliés espèrent encore dans la bonne foi et les sympathies des Jeunes-Turcs. Ainsi, le iO septembre, sir Edward Grey écrit, ainsi que M. Sazonoff (10 septembre), que les puissances sont prêtes à faire des concessions au sujet des Capitulations, s'ils adoptent une attitude correcte dans la question des officiers et des équipages allemands ^. A ces propositions conciliantes, la Turquie répond qu'elle élèvera, à partir du l^"" octobre, les droits d'importation de 11 à 15 p. 100, en frappant de droits d'octroi les articles non encore spécifiés. Or, les puissances doivent donner leur assentiment à une telle mesure, et encore sous certaines conditions. Puis, les intrigues et les préparatifs turcs sont signalés en Afghanistan, aux Indes, en Perse, en Egypte ; le Grand Vizir se contente de les nier, en disant qu'il existe