‹ La Turquie et la guerre;Chapitre 48 sur 60 · Second Livre orange ^ pièces 71 et · texte numérisé non relu

Second Livre orange ^ pièces 71 et

2. Second Livre bleu, pièce 128, 15 octobre, et Second Livre orange, pièce 53.

été reçu ici » ^ Le 18 octobre, l'ambassadeur annonce que, le 21, arrivera le deuxième convoi d'argent promis^, et il écrit le 20 octobre : « Il est très possible que nous soyons attaqués très prochainement par la Turquie, étant donné qu'elle a reçu l'envoi^d'argent de l'Allemagne^ ». Maintenant, en effet, qu'elle a l'argent en main, et que les préparatifs de guerre sont achevés, elle va pouvoir agir: l'Allemagne donnera bientôt l'ordre d'attaquer.

Pendant ce temps, l'Angleterre était avertie que des forces armées, provenant des corps de Mossoul et de Damas, s'assemblaient pour attaquer l'Egypte et le Canal de Suez. D'importants détachements de Bédouins arabes avaient été armés, les moyens de transport et les routes préparés en conséquence, des mines étaient expédiées pour être placées dans le golfe d'Akaba. Dans la Syrie et dans l'Inde, un pamphlet violent, exhortant les Musulmans à combattre l'Angleterre, avait été distribué par le Cheikh Aiz-Shawisl.

L'intérêt de l'Allemagne d'entrainer la Turquie à la guerre était évident ; de là ses intrigues à Constantinople. Non seulement la Turquie pouvait faire une diversion utile contre la Russie dans le Caucase, et immobiliser plusieurs corps d'armée qui ne seraient pas consacrés aux opérations de Pologne, mais lors d'une paix désavantageuse pour elle, les territoires de l'Empire ottoman pourraient servir de compensation, et permettre à l'Allemagne et à l'Autriche, s'il était nécessaire, d'obtenir des avantages en Europe. Enfin, la menace dirigée contre les frontières égyptiennes et par conséquent contre l'Angleterre n'était pas à dédaigner. Pour faciliter l'opération, il aurait fallu entraîner la Bulgarie et la Roumanie. De là, les conseils donnés aux

1. Second Livre oranr/c, pièce 87,- Livre bleu, pièce 157, 22 oclobri'.

Page 1