APERÇU D'UN PLAN
et donl toutes les capitales de l'Europe sont pourvues.
Il ne faut pas perdre de vue que la haute police, dont il va être parlé , n'exige pas TaugmentatioD de ce personnel constitué. Elle se sert d'agents , mais seulement pour des besoins accidentels , el en raison de l'étendue qu'elle croit devoir donner à ses investigations.
Si les idées exposées ci-dessus suffisent pour faire apprécier et donner suite au projet qu'aurait le divan d'instituer un service régulier de poliée , il ne faudrait pas en conclure qu'elles en présentent une organisation définitive.
Ce travail n'est qu'une ébauche susceptible d'une prompte réalisation, et propre à satisfaire de suite aux premières nécessités.
Mais la matière est de nature à être sans cesse améliorée. Chaque jour, chaque événement, la^ pratique, indiqueront des perfectionnements.
Ce qu'il y a d'incontestablement bon dans c»^ plan , tout informe qu'il est encore , c'est qu' '^ remplit un vide funeste dans l'ordre social, el qu*^ est susceptible de modifications , sans que la m chine cesse de fonctionner et que la sûreté pub»* que puisse eu souffrir.
L'auteur du présent projet aura une foule d* sti'uctions , de conseils , de modèles à fournir poier l'organisation de ce service. Sa longue expérience ne le laissera pas au-dessous de ses exigences.
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Ism, hante police on police d*ét«t.
Dans un élat bien constitué la haute police est '^ complément de toutes les institutions. Elle doit l^fti surveiller toutes dans l'intérêt du souverain et "^-* pays, exciter ou modifier leur action, suivant 4^-* 'elle n'atteint pas ou dépasse le bul, et toujours '^^^pléer à leur insuffisance.
X'action de la haute police doit être insensible. *-He ne doit se révéler que par les avis qu'elle ^onne à l'autorité et par les propositions qu'elle lu.i fait, en raison des situations et des événettfc^niâ. Jamais elle ne djit agir personnellement. i}ue la haute police découvre un projet de conspixatiou, uti complot contre la personne du souverain, une intention de trahison, elle doit suivre *^ fil qu'elle a saisi , en rechercher les auteurs et "^^^ complices, pénétrer leurs plans et leurs '^^yens d'exécution, tout cela dans le plus grand *^^**et. Et quand ses investigations l'ont sunisani- "^^Ul éclairée, alors elle avertit le chef de l'état ou ^ *ïiinîstre dont elle relève.
n rapport expose le résultat de ses recherches
;iS« APERÇU D'UN PLAN
el iiidique les iiiesures propres à prévenir le niai, ou a paralyser ses effets s'il y a eu principe d'exé- (*ution. C'est le gouvernement, et non la haute police, qui agit ensuite suivant ces données.
La haute police n*a pris en Europe le caractère et le rang d'une autorité distincte des autres branches do l'administration t que depuis la révolution française.
Les troubles qui signalèrent cette époque démontrèrent la nécessité d'une institution protectrice de l'état , contre les fureurs des factions el les intrigues de l'étranger.
On créa une haute police , sans pouvoir en défmir les attributions. Vagues dans le début , elles ne prirent du développement et de la fixité que dans la succession des gouvernements qui ont régi la France depuis 1790.
Sous Napoléon-Ie-Grand, la haute police rendît les plus signalés services à l'état. Sous les Bourbons j qui le remplacèrent quand la fortune et la trahison l'eurent précipité du fdte des grandeurs, la haute police n'a plus été dirigée que dans leur intérêt propre ; et de cette déviation sont résulta l'impuissance qu'on lui reproche et le mépris dont on l'accable.
Toutes les puissance^ de l'Europe ayant voulu imiter Napoléon, chaque état a aujourd'hui sa haute police ; mais [partout ces nouvelles institutions sont plus ou moins empreintes des vices re-