‹ La Turquie nouvelleChapitre 25 sur 79 · APERÇU D'UN PLAN · texte numérisé non relu

APERÇU D'UN PLAN

et donl toutes les capitales de l'Europe sont pourvues.

Il ne faut pas perdre de vue que la haute police, dont il va être parlé , n'exige pas TaugmentatioD de ce personnel constitué. Elle se sert d'agents , mais seulement pour des besoins accidentels , el en raison de l'étendue qu'elle croit devoir donner à ses investigations.

Si les idées exposées ci-dessus suffisent pour faire apprécier et donner suite au projet qu'aurait le divan d'instituer un service régulier de poliée , il ne faudrait pas en conclure qu'elles en présentent une organisation définitive.

Ce travail n'est qu'une ébauche susceptible d'une prompte réalisation, et propre à satisfaire de suite aux premières nécessités.

Mais la matière est de nature à être sans cesse améliorée. Chaque jour, chaque événement, la^ pratique, indiqueront des perfectionnements.

Ce qu'il y a d'incontestablement bon dans c»^ plan , tout informe qu'il est encore , c'est qu' '^ remplit un vide funeste dans l'ordre social, el qu*^ est susceptible de modifications , sans que la m chine cesse de fonctionner et que la sûreté pub»* que puisse eu souffrir.

L'auteur du présent projet aura une foule d* sti'uctions , de conseils , de modèles à fournir poier l'organisation de ce service. Sa longue expérience ne le laissera pas au-dessous de ses exigences.

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Ism, hante police on police d*ét«t.

Dans un élat bien constitué la haute police est '^ complément de toutes les institutions. Elle doit l^fti surveiller toutes dans l'intérêt du souverain et "^-* pays, exciter ou modifier leur action, suivant 4^-* 'elle n'atteint pas ou dépasse le bul, et toujours '^^^pléer à leur insuffisance.

X'action de la haute police doit être insensible. *-He ne doit se révéler que par les avis qu'elle ^onne à l'autorité et par les propositions qu'elle lu.i fait, en raison des situations et des événettfc^niâ. Jamais elle ne djit agir personnellement. i}ue la haute police découvre un projet de conspixatiou, uti complot contre la personne du souverain, une intention de trahison, elle doit suivre *^ fil qu'elle a saisi , en rechercher les auteurs et "^^^ complices, pénétrer leurs plans et leurs '^^yens d'exécution, tout cela dans le plus grand *^^**et. Et quand ses investigations l'ont sunisani- "^^Ul éclairée, alors elle avertit le chef de l'état ou ^ *ïiinîstre dont elle relève.

n rapport expose le résultat de ses recherches

;iS« APERÇU D'UN PLAN

el iiidique les iiiesures propres à prévenir le niai, ou a paralyser ses effets s'il y a eu principe d'exé- (*ution. C'est le gouvernement, et non la haute police, qui agit ensuite suivant ces données.

La haute police n*a pris en Europe le caractère et le rang d'une autorité distincte des autres branches do l'administration t que depuis la révolution française.

Les troubles qui signalèrent cette époque démontrèrent la nécessité d'une institution protectrice de l'état , contre les fureurs des factions el les intrigues de l'étranger.

On créa une haute police , sans pouvoir en défmir les attributions. Vagues dans le début , elles ne prirent du développement et de la fixité que dans la succession des gouvernements qui ont régi la France depuis 1790.

Sous Napoléon-Ie-Grand, la haute police rendît les plus signalés services à l'état. Sous les Bourbons j qui le remplacèrent quand la fortune et la trahison l'eurent précipité du fdte des grandeurs, la haute police n'a plus été dirigée que dans leur intérêt propre ; et de cette déviation sont résulta l'impuissance qu'on lui reproche et le mépris dont on l'accable.

Toutes les puissance^ de l'Europe ayant voulu imiter Napoléon, chaque état a aujourd'hui sa haute police ; mais [partout ces nouvelles institutions sont plus ou moins empreintes des vices re-

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