‹ La tyrannie socialisteChapitre 52 sur 119 · LA SÉRIE DES PRIX DE LA. VILLE DE PARIS · texte numérisé non relu

LA SÉRIE DES PRIX DE LA. VILLE DE PARIS

Heures.

Tailleur de pierre pour ravalement, fr. 0.575 fr. 1.20

Maçon 0.50 0.80

Peintre 0.425 0.80

Serrurier 0.375 0.85

Fumiste 0.45 0.75

Vitrier 0.425 0 85

Marbrier 0.50 0.85

Menuisier 0.40 0.80

Plombier 0.50 0 90

Couverture 0.66 0.75

Charpentier 0.50 0.90

Charpentier en fer 1.00 1.675

Si on jette un coup d'œil sur certains chiffres qui montrent le progrès économique, on constate que la loi d'airain n'a pas cessé de laisser une marge de plus en plus considérable entre les besoins et les ressources

du travailleur. En Angleterre le chiffre des importations et exportations, réunies, qui était de 273 francs, par tête de 1833 à 1859, est passé de 1885 à 1887 à 435 francs, augmentant ainsi de plus de 54 0/0. En France la consommation de la viande qui était, en 1812 de 17 kilog. 16 par tête d'habitant a atteint, en 1882, 33 kilog. La consommation du coton était de 1 k. 800 en 1849 et pendant la période de 1889- 1891, de 1 k. 310 par habitant : la laine passe de 4 kil. 624 à 5 kil. 309. Ce ne sont point là les signes de misère et de décadence qu'annoncent à grands fracas les prophètes du socialisme. Qu'on compare la manière de vivre des travailleurs, il y a seulement trente ans, avec celle qu'ils ont maintenant, les vêtements, les chaussures, la toilette de la femme et jusqu'aux fantaisies de la table, il n'est personne, étant de bonne foi, qui ne reconnaisse et constate le progrès. Le travailleur enfin jouit gratuitement de tous les progrès de la civilisation ; et il peut pour quelques sous, en montant en chemin de fer, se donner le luxe d'une vitesse que n'aurait pu se procurer Napoléon, au comble de sa puissance.

La machine travaille pour lui. Pendant qu'il la regarde, elle accomplit une besogne qui exigerait le travail de vingt et un hommes. Au lieu d'agir luimême, il la dirige. Le muscle, qui jadis était son instrument de travail, n'est plus que le support de son activité intellectuelle.

Bien loin que les faits aient confirmé la prétendue loi de Lassalle, c'est celle que Bastiat avait formulée de la manière suivante qui a reçu une pleine confirmation :

« A mesure que les capitaux s'accroissent, la part absolue des capitalistes dans les produits totaux augmente et leur part relative diminue. Au contraire, les travailleurs voient augmenter leur part dans ces deux sens. »

M. Atkinson, dans un travail basé sur des monographies d'usines aux Etats-Unis, publié en 1884, a démontré la vérité de cette loi. Dans un graphique très saisissant (1), il indique la tendance des salaires vers un maximum et la tendance des profits vers un minimum. Il y a eu des fluctuations, résultant des crises : une tendance à la baisse dans les salaires s'est manifestée de 1883 à 1885, mais s'ils avaient perdu en quotité monétaire, leur pouvoir d'achat ayant augmenté par le bon marché de toutes choses, ils étaient en réalité plus élevés qu'ils ne l'avaient jamais été.

En un mot, nous pouvons conclure :

L'homme est un capital fixe obéissant à la loi de la valeur relative des capitaux fixes, et des capitaux circulants. La valeur de l'homme est en raison de la puissance de l'outil. Sa valeur augmente en raison de l'abondance des capitaux circulants et de la puissance des capitaux fixes.

Le prix du travail est en raison directe de l'abondance et du bon marché des capitaux circulants, de la valeur, de la puissance et du total du revenu des capitaux fixes et en raison inverse du taux du revenu.

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