‹ La Tyrolienne, comédie-vaudeville en un acte, imitée de Goethe;Chapitre 5 sur 19 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

FABY, seul.

C'est fini, elle ne voudra j amais de moi; pourtant je ne suis pas mal... c'est-à-dire je n'étais pas mal, car maintenant je suis si changé, que je me fais peur à moi-même... Ce n'est pas étonnant... je ne mange plus... je ne bois plus... je ne dors plus... Je suis jeune, j'ai un joli magot qui ne doit rien à personne ; mais à quoi cela m'avance-t-il?... Le magot et moi, j'ai mis tout cela à ses pieds... l'ingrate n'a pas voulu nous ramasser.

Air de la robe et des bottes.

Elle a dédaigné ma tendresse !

Il faut m'éloigner de ces lieux ;

Elle a dédaigné ma richesse ,

L'or n'a plus de prix à mes yeux.

Vivre pour soi c'est un triste avantage , Et je préfère... on n' me fera changer, La pauvreté qu'en s'aimant on partage , A la richess' qu'on n' peut fair' partager.

Oh ! j'en mourrai... c'est sûr !

[Il va s'asseoir tristement sur le banc et demeure absorbé.)

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