‹ La Vaccination Contre Le Typhus Exanthématique: Par la Méthode de P. Durand et P. Giroud (Développement des Rickettsies dans le Poumon du Lapin)Chapitre 33 sur 55 · LA GR · texte numérisé non relu

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intra-cellulaires bleus-violets ; petites raquettes, petits. anneaux de 0,5-1 p, et de petits bâtonnets.

POUVOIR PATHOGÈNE DU POUMON DE LAPIN On peut déjà, a priori, supposer qu'il est élevé, puisqu'on peut, à l’aide d’une suspension de poumon de lapin, réaliser des passages continus sur cet animal naturellement peu réceptif.

Pouvoir pathogène pour la souris

Il est intéressant de l’étudier pour. s'assurer que le passage sur le lapin n’a pas modifié le virus. La souris inoculée par voie nasale avec une suspension de poumon de lapin, meurt du 2° au 6° jour comme après passage direct de souris à souris. Les poumons de souris les plus riches en Rickettsies sont même ceux qu'on obtient par inoculation de poumon de lapin, même lorsque cet organe a été conservé à — 25°.

Pouvoir pathogène pour le cobaye

L'inoculation péritonéale au cobaye d’une suspension de poumon de lapin montre à P. Giroud et, R. Panthier (1942) (101) que la virulence de cet organe est tout ausi importante que celle du poumon de souris : la maladie se déclare après une incubation de moins de 24 heures. Une périorchite apparaît vers le 4° ou 6° jour ; pendant plusieurs jours, les testi-

cules ne descendent pas bien dans les bourses, signe qui traduit une réaction péritonéale. Puis la fièvre s’atténue, pour reprendre vers le 10° ou 11° jour, avec d'autant plus d'intensité que la maladie initiale était moins grave. Dans les cas très graves — et ils sont fréquents — la mort survient en quelques jours, après un amaigrissement de 150 à 200 gr.

Tous les organes abdominaux sont congestionnés ; les testicules, les vaginales, la rate, sont recouverts d’un exsudat particulièrement important et particulièrement riche en Rickettsies au niveau de ce dernier organe. Les poumons sont hépatisés et contiennent de nombreuses Rickettsies.

L'inoculation cutanée par scarification de la peau rasée avec une dilution de poumon de lapin à 1/10, produit un typhus qui rappelle la maladie classique du cobaye : après une incubation de 8 à 10 jours, entrecoupée d’une courte réaction fébrile à 4o° le 4° jour, la température s'élève à 4o° pendant 7 à 10 jours, sans réaction péritonéale.

Pouvoir ANTIGÈNE D'UNE SUSPENSION DE POUMON DE LAPIN

P. Giroud et R. Panthier (1942) (102) le mettent en évidence en comparant chez le cobaye l’immunité provoquée par une suspension formolée de poumon de lapin à l’immunité que confère une maladie

grave.

Ils utilisent pour cela 3 lots d'animaux :

Dans le premier lot, les cobayes sont inoculés par injection de o,1 cc. de caillot sanguin broyé de cobaye, dilué au 1/4 (le sang étant prélevé sur cobaye de passage au 2° jour de la fièvre). La maladie apparaît au 10° jour et dure jusqu’au 17° jour après l’inoculation, et entraîne un amaigrissement de 5o à 120 gr. L'inoculation d’un volume égal de caillot dilué à 1/4.000 (1.000 fois moins) est encore infectante. : Ée

Un deuxième lot de cobayes est soumis à une inoculation péritonéale de poumon de lapin. Les animaux présentent la maladie grave précédemment dé-

crite, Sur 15 animaux, 8 seulement survivent. Ceuxci sont soumis à titre d'épreuve, 12 à go jours après. la fin de la maladie, à la même inoculation que les animaux témoins du premier lot : A ne présentent aucune réaction, les 4 autres ne sont que partiellement immunisés et présentent un à trois jours de fièvre entre le-3° et le 25° jour.

Un troisième lot de 12 cobayes est vacciné par - 3 injections sous-cutanées à 7 jours d'intervalle, de 1 cc. de vaccin. Ces animaux sont éprouvés 10, 15, ou 75 jours après la dernière injection, par la même dose du même virus que pour les deux lots précédents. Trois seulement d’entre eux réagissent par un simple clocher fébrile à 40° de 24 ou 48 heures, entre le 2° et le 16° jour. (Tableau E) |

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