‹ La Vaccination Contre Le Typhus Exanthématique: Par la Méthode de P. Durand et P. Giroud (Développement des Rickettsies dans le Poumon du Lapin)Chapitre 44 sur 55 · C.….. pli cutané 0,5 -0,6 0,9 0,9 érythème. 0 (0) (e · texte numérisé non relu

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Par comparaison et pour éliminer toute erreur pouvant provenir de la présence’ de débris pulmonai- -res ou de formol dans la suspension, nous avons pratiqué la même épreuve par une injection identique de la même suspension (F 125 L) à 6 sujets convalescents d’affections bénignes (rougeole, scarlatine, angines banales). Nous n'avons obtenu, de façon inconstante d’ailleurs, qu’un érythème très pâle, peu étendu. L’œdème, mesuré de la même manière, était pratiquement nul.

IH serait certes intéressant | d'étudier les Tésuls tats que pourrait fournir au point de vue diagnostique l'emploi de ce test d'hypersensibilité cutanée.

RÉACTIONS VAGGINALES

Les réactions consécutives à l'injection de suspension formolée de poumon de lapin sont du même

ordre que celles qu’entraiîñe la vaccination à l’aide de suspension formolée de poumon dé souris. Elles sont fort bénignes.

M. le Médecin-Gapitaine Masson, de la Direction du Service de Santé de Paris, a bien voulu nous communiquer les rapports suivants :

Vaccination dé 57 employés de l'Hôpital militaire Bégin, dont 24 femmes, par trois injections sous-cutanées de rx cc. à une semaine d'intervalle. La première injection est immédiatement suivie de douleur, persistant quelques minutes. Trois cas de céphalées le soir même de l'injection.

Après les 2° et 3° injections, la douleur locale est plus vive, et les ‘sujets éprouvent assez souvent de la fatigue générale dans les 24 ou 48 heures qui suivent. Après chacune de ces deux dernières injections, 5 sujets durent se reposer 24 heures (?), ayant présenté le soir de l'injection une tempéralure n’exeédant jamais, il est vrai, 38° ou 38°4.

Chez les femmes, ôn a pu noter des troubles du tYéle menstruel. Dans un Cas, la prémière injection pratiquée 2 jours après la fin dés règles, aurait provoqué leur réapparition. pour une durée de 12 jours maloré l'absorption de 1> gr. de CICa en 4 jours, puis de vitâämine Ç et d'arrhémapectine. Dans les cas où l'injection vaccinale était pratiquée durant les règles, celles-ci se prolongeaient également r6 à 15 jours. Le sang était épais, hoir el poisseux, sans tendarice à la for-

mation de caillots. Enfin, dans les autres cas, la vaccination aurait entraîné constamment une ayañce de 10 jours dans l'apparition du flux menstruel. Aucune de ces femmes n’aurait présenté antérieurement de troubles de ce genre.

A l'Hôpital militaire d'Amiens, au cours de la vaccina-

tion de 26 sujets, on observa quelques poussées à 37°8 ou 37°9

le soir de l'injection, et dans 6 cas un œdème local avec halo $ rouge, säns adénopathie, disparaissant en 48 heures.

À l'Hôpital militaire de Rouen, sur 6 vaccinés, on n’observe aucune réaction générale, sauf une poussée fébrile à 38°2 chez un ancien paludéen. Aucune réaction particulière

chez une hépatique ancienne asireinte à un tiraitenfent continuel,

Sur plus de 1.000 vaccinations pratiquées en Espagne par M. le Professeur Lemierre lui-même, aucune réaction notable n’a été observée en dehors de 3 cas de zona intercostal. |

Nous mêmes avons pu observer le cas suivant à l'Hôpital de l'Institut Pasteur sur la personne d’un de nos confrères : ce cas est d’ailleurs tout à fait exceptionnel.

B..., 26 ans. Les > premières injections sont pratiquées à une semaine d'intervalle. Après la »° injection, apparition d’un impétigo du pavillon de l'oreille, résistant ‘au traitement

habituel et s'étendant vers le cou. Néanmoins, la 3° injection st pratiquée 15 jours 'après la précédente. Elle entraîne l’apparition de phénomènes plus sérieux : invasion de tout le cou, de l’autre oreille et de la face. Les lésions prennent ensuite le type d'eczéma streptococcique. Alprès les repas, prurit intense et poussées œdémateuses violentes de la face, ainsi que

des mains et des avant-bras où les lésions sont analogues. Les

selles sont décolorées, les urines normales.

La phase aiguë de la maladie est guérie après trois semaines de traitement (régime lacto-végétarien, äuto-hémothé- - rapie, opothérapie hépatique). Il est à remarquer que ce sujet n'avait jamais présenté ni impétigo, ni furonculose, mais qu'il était sujet à des poussées urticariennes fréquentes, et que les lésions siégeaient uniquement aux parties découvertes

chez un blond.

Il semble donc, d’après cette observation, qu'y :

y aurait parfois intérêt à s'assurer, par injection | intradermique préalable de 1/10 à 1/20 cc. de vaccin, que la vaccination sera bien tolérée (cette épreuve ne devant entraîner normalement aucune réac-

tion locale), et que d'autre part, il ne faille pas es- ;

pacer les injections de plus d'une semaine, pour éviter des réactions allergiques dues vraisemblablement à la présence des protéines étrangères contenues dans le vaccin.

Vaccination dans une collectivité allemande

(nombre de sujets vaccinés non précisé) : on obser-

va un cas de rougeur locale avec œdème et trois cas de douleurs articulaires localisées à l'épaule et au coude, apparues 2 ou 3 jours après la première in-

Le

jection ; dans l’un de ces trois cas, chez un ancien rhumatisant articulaire, les douleurs étaient assez violentes (surtout la nuit) et limitaient les mouvements articulaires de l'épaule et du coude.

D'autre part, répondant au vœu du Service de Santé militaire, M. le Professeur Lemierre a bien voulu, assisté de M. le Médecin-Commandant Sohier, Professeur agrégé du Val-de-Grâce, se rendre en Allemagne en Janvier 1942, pour visiter les camps de prisonniers français où des cas de typhus s'étaient déclarés. |

C’est grâce à leur haute intervention que les autorités militaires allemandes de Berlin ont accepté l’application de la vaccination antityphique dans les camps, sous la responsabilité du Service de Santé français. 45.000 doses de vaccin ont pu ainsi être envoyées par le Docteur P. Giroud dans les camps entre Décembre 1941 et Mai 1942.

Notre Maître M. le Docteur Giroud a bien voulu nous confier les fiches de vaccinations qu'il a pu recevoir des camps de prisonniers en Allemagne. De l'examen de ces fiches, nous avons pu tirer les conclusions suivantes. Globalement, sur le total des 4.156 fiches reçues, il a été relevé 45 cas de réactions : locales légères {r % des cas) : rougeur, œdème, adénopathie cervicale, sans ‘autre signe particulier.

Comme réactions générales, on peut relever 52 cas de réactions fébriles simples (1,2 % des cas) ; ces réactions fébriles furent toutes aux environs de 38°, sauf un cas à 38°5 et deux cas à 4o°. Elles ne durè-

rént jamais plus de 24 heurés, sauf dans üun cas où la fièvre persista 4 jours entre 38°5 et 39°, chez un: sujét qui présentait d'ailleurs dés réactions analogues après vaccination antityphoïdique. Ces réactions fébriles étaient presque toutes uniques et survenaient plutôt après la 1° ou la 2° injection.

En outre, il est signalé 5 cas de syncope ou de manifestations diverses de choc (nausées, vertiges, bourdonnements d'oreilles, sueurs froides) chez des sujets peut-être sous-alimentés ou pusillanimes, r cas de douleurs lombaires avec hématurie micros copique, 1 cas d’albuminurie transitoire, 1 cas d'ictère et 1 cas de réaction douloureuse vésiculaire. Une douzaine de cas d’oreillons seraient apparus en cours de vaccination.

En résumé, les réactions consécutives à cette vaccination sont bénignes et excessivément rares. Localement, elles se bornent à une sensation momentanée de cuisson, avec parfois un peu d'œdème et de congestion locale, sans aucune impotence fonclionnelle. Les réactions cénérales sont très” rares aussi, et'se bornent à uné petite asthénie le lendemain des injections, un état sübfébrile durant toujours moins de 24 heures ou dés manifestations cutariées diverses. Toutefôis, chez la femme, les troubles du eyele menstruel semblent'assez fréquents; et consistént enr aHongèment où uneprécocité anorz

male des règles:

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