‹ La vaccination préventive contre la tuberculose par le "BCG,"Chapitre 61 sur 116 · RENSEIGNEMENTS FOURNIS SUR LES DÉCÈS PAR TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

RENSEIGNEMENTS FOURNIS SUR LES DÉCÈS PAR TUBERCULOSE

a) Contact avec mère tuberculeuse : deux décès.

1° Enfant A. G..., né le 3 mars 1925, Avignon (Vaucluse), de mère bacillifère. Signalé comme mort de méningite le 18 février 1926, à onze mois. (D1 Brunsschwig.)

2° Enfant C. L..., née le 15 janvier 1925, Tourcoing, de mère phtisique. Père disparu. Tante vivant dans la même maison, elle-même phtisique, décédée peu après la naissance. L'enfant, née avant terme, présente dès après sa naissance un écoulement d'oreille. Opérée à quatre mois, puis à cinq mois, de mastoïdite. Morte à six mois de méningite. (Bureau d'hygiène.)

b) Contact avec père tuberculeux : trois décès.

1° Enfant D..., né le 11 octobre 1925, Sanvic-le Havre (Seine-Inférieure) ; contact constant avec père phtisique décédé le 22 juin 1926. Couchant dans la même chambre, souvent dans le même lit. Croissance normale jusqu'en septembre 1926. A partir de cette époque, amaigrissement brusque, puis signes de méningite basilaire. Mort le 10 octobre 1926. (Dr Porcheron.)

2° Enfant X..., Rethel (Ardennes), née en octobre 1925. Père bacillaire, mère suspecte. Aucune précaution d'hygiène, malgré les conseils. Méningite à sept mois. Ponction lombaire, mais le liquide céphalo-rachidien n'a pas été examiné, le tube ayant été brisé. L'enfant est morte

quinze heures après le début de la méningite. (Dr Péchenart.)

3° Enfant D. L..., Neuf château (Vosges), né le 18 février

1925. A vécu en contact permanent avec un père tuberculeux bacillaire qui est décédé au début d'octobre 1926. Cet enfant a succombé à une méningite bacillaire le 27 octobre

1926, à l'âge de dix-huit mois. (Dispensaire d'hygiène sociale.)

g) Contact avec collatéraux tuberculeux : un décès.

Enfant W. Z..., Eoubaix (Nord), née le 16 novembre 1926. Croissance normale pendant quinze jours. Vit dans un taudis où le frère et la sœur du père sont morts tuberculeux. Le père fait des hémoptisies. Morte à un mois et demi d'entérite avec convulsions et signes de méningite. (Bureau d'hygiène.)

d) Contact de nature non spécifiée : un décès. Enfant R. C..„ Neuilly-sur-Seine, né le 27 mars 1926 ;

aurait succombé le 12 juin 1926 à une méningite. On n'a pas pu avoir de renseignements plus précis. (Infirmière visiteuse, Mlle P. Marchand.)

e) SÉPARÉS DÈS LA NAISSANCE ET PLACÉS EN NOURRICE : Un

décès.

Enfant L..., Cunfm (Aube), né en mai 1925 de mère atteinte de tuberculose généralisée , morte quelques semaines après l'accouchement. L'enfant, vacciné, a été mis en nourrice dans l 'Aube. Après avoir végété environ treize mois, il serait mort de méningite. (Dr E. Baudoin, Paris.)

Nous devons ajouter à cette liste le décès d'un enfant que nous n'avons pas compté parmi ceux qui ont été en contact avec des tuberculeux contagieux, et dont la mort a donné lieu, dans les cercles médicaux, à de nombreuses controverses sur le BCG parce qu'il avait été vacciné par sa tante, interne des hôpitaux, et que le milieu dans lequel il a vécu était apparemment indemne de tuberculose.

Il s'agit de la fillette B. Martine, née le 22 novembre 1925, de mère en bonne santé. Famille saine, sauf un oncle du père, âgé de soixante ans, qui est porteur d'un abcès froid chronique et qui tousse, mais dont les crachats n'ont pas été examinés. Cet oncle n'aurait vu l'enfant que quatre fois, la première un mois après sa naissance. Croissance normale jusqu'à quatre mois, puis méningite tuberculeuse. L'examen du liquide céphalo-rachidien montra une lymphocytose avec présence de bacilles acido-résistants. L'inoculation au cobaye n'a pas été faite, de sorte qu'on ne peut savoir si ces bacilles acido-résistants étaient du BCG ou des bacilles virulents. (Dr B. AYeill-Hallé.) Pas d'autopsie.

On peut se demander si l'infection de cet enfant ne serait pas due à quelque absorption accidentelle et massive de bacilles virulents, d'origine bovine ou humaine, provenant d'une source insoupçonnée.

L'évolution des accidents méningés a coïncidé avec la vaccination jennérienne subie par l'enfant trois semaines avant le décès.

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