A LA PRÉMUNITION PAR VOIE BUCCALE
Ces essais ont été faits par B. Weill-Hallé et Turpin depuis 1923, dans le but de se rendre compte s'il était possible de réaliser, par une seule injection sous-cutanée d'une faible dose de BCG, un état de résistance aux réinfections tel que des enfants qui n'avaient pas pu être vaccinés par voie buccale à leur naissance et qui, ne réagissant pas à la tuberculine, ne semblent pas encore infectés, puissent vivre impunément en milieu contaminé.
L'injection était pratiquée en arrière de l'épaule, une seule fois, avec une dose qui a varié de 1 milligramme à 0 mgr. 25, c'est-à-dire de quarante millions à dix millions de bacilles.
Disons toute de suite que cette dose peut, sans aucun inconvénient, être réduite à 1 centième de milligramme (soit quatre cent mille bacilles), qui est parfaitement toléré et qui ne détermine aucun trouble physiologique ni incident quelconque.
Les suites de l'injection sont 'très bénignes. Elle ne dorme
lieu à aucun phénomène général, n'influe en rien l 'accroissement en poids du nourrisson. Mais, à partir de la dose de 1 milligramme, elle détermine le plus souvent l'apparition, après deux à trois semaines, dans le tissu cellulaire, d'un nodule dur qui constitue bientôt un petit abcès froid, sans aucun retentissement ganglionnaire de voisinage. Vers la quatrième ou la cinquième semaine, cet abcès froid s'ouvre à l'extérieur si l'on n'a pas pris soin de le ponctionner, et il s'en échappe un pus d'abord crémeux, inodore, puis séreux. Le suintement persiste un à deux mois par une fistule qui s'obture spontanément, laissant une cicatrice punctiforme adhérente aux tissus sous-jacents.
La cutiréaction tuberculinique devient positive après deux à trois mois.
Les premières observations de B. Weill-Hallé et Turpix ont porté sur dix enfants dont les antécédents tuberculeux sont brièvement résumés ci-après :
VTos
Noms
lo
Age rs de la
vaccination
semaines.
mois.
semaines.
Antécédents