VI. Le cow-pox, le horse-pox et le vaccin
humain sont identiques dans leur nature et leurs effets.
CONCLUSIONS
VJ J. — La vaccine préserve de la variole ; de puis qu’elle existe, elle a considérablement diminué la gravité de la variole, et, dans les pays où la vaccination et la revaccination sont obligatoires, la mortalité variolique est devenue presque nulle.
VIII. — La vaccine chez l’homme produit des phénomènes locaux et généraux. Les phénomènes locaux constituent l’éruption vaccinale qui passe par une série de transformations successives, de la petite tache rouge et de la papule à bi vésicule et à la pustule, pour se terminer parla cicatrice gaufrée et indélébile si connue.
Les phénomènes généraux sont le plus souvent à peine marqués et donnent rarement naissance à une fièvre dite vaccinale.
IX. — La vaccine est vraie ou n'est pas : il n’y a pas de fausse vaccine, et celle qu’on a ainsi appelée est de la vraie vaccine.
X. — Des anomalies peuvent se présenter dans la vaccine, qui sera retardée ou latente, fruste ou sans éruptions, généralisée ou migratrice. La vaccine est encore parfois dite rouge, et hémorrhagique.
XL — Des éruptions ou dermatoses vaccinales diverses naissent quelquefois à la suite de la vaccine ; elles sont sans gravité. La vaccine peut produire un travail ulcératif, tel que la vaccine ulcéreuse ou chancriforme. L’érysipèle, les
CONCLUSIONS
phlegmons, la septicémie sont des accidents capables de se produire avec le vaccin humain ; mais le vaccin animal inoculé avec les soins d’antisepsie employés à notre époque ne détermine aucun de ces accidents, et ne transmet ni la lèpre, ni la syphilis, ni la tuberculose.
XII. — La nature du vaccin n’est pas encore connue : dans l’évolution des pustules, il se produit surtout une infiltration leueocytique, avec un exsudât, dans lequel on a trouvé de nombreux microbes, qui ne sont pas ceux de la vaccine ; la production de celle maladie est attribuée actuellement aux corpuscules noirs de Chauveau.
XIII. — La vaccine et la variole paraissent être deux maladies distinctes : leur identité a eu de nombreux défenseurs ; mais, si l'on s’eu rapporte aux faits cliniques, la dualité des deux maladies est réelle. La découverte du microbe spécial à chacune d’elles pourra seule trancher la question.
XIV. — La vaccine confère l’immunité vis-àvis de la variole et de la vaccine elle-même. Cette immunité est vraisemblablement produite par la phagocytose, c’est-à-dire par une sorte d’imprégnation vaccinale générale des leucocytes, par suite de la digestion des microbes par les leucocytes eux-mômcs.