CONCLUSIONS
1 La bactériothérapie ou vaccinothérapie de la fièvre typhoïde est actuellement employée depuis vingt ans, 146 auteurs différents l’ont expérimentée el le nombre des cas traités atteint 2.294.
On peut donc à l’heure actuelle se faire une idée de sa valeur, même en tenant compte de la loi des séries.
2° k vaccins à l’heure actuelle sont employés en France.
a) Le vaccin chauffé à 56° type Chantemesse (60 millions de bacilles par cme.).
b) Le vaccin éther polyvalent type Vincent (400 mil- Hons de bacilles par eme.).
c) Le vaccin sensibilisé vivant type Besredka (1 milliard par cemc.).
d) Les auto-vaccins chauffés.
3° L’antigène, toujours le même quelle que soit sa préparation, va donner dans l’organisme naissance à des anticorps de défense.
L° L’injection se fait dans la région sous-claviculaire.
Les doses habituelles sont pour le :
Vaccin de Chantemesse. De. T 1/K a leme:
Vaccin de Vincent . . . . 1 — Vaccin de Besredka. . . . 14 2e—
Les injections sont répétées tous les deux ou trois jours, en général 4 suffisent.
En présence d’une forme hypertoxique il faut diminuer les doses.
Une seule contre-indication absolue, l’hémorragie intestinale.
5° Les réactions locales sont insignifiantes (rougeur et douleur légère).
Les réactions lymphoïdes (hypertrophie des ganglions satellites et de la rate sont presque constantes.
Les réactions générales sont presque toujours nulles.
6° Les résultats obtenus sont dans leurs grandes lignes favorables à la méthode.
a) L'état général est nettement et rapidement influencé :
Disparition presque constante de la stupeur.
Diminution fréquente de la diarrhée.
Baisse inconstante de la température.
b) La durée totale de la maladie est raccourcie en moyenne de huit jours.
1/4 des cas prend forme de typhoïde abortive et évolue en quinze jours.
1/2 des cas évolue de vingt jours.
1/4 des cas ne semble pas influencé par le vaccin.
c) La mortalité est diminuée: sur 2.256 cas, le pour-
centage de mort est de 5,71 ‘/, tandis que les meilleu-
res statistiques générales donnent le chiffre de 9,9 °/..
d) Les perforations intestinales deviennent exceptionnelles. La fréquence des hémorragies est moins nettement diminuée.
Les rechutes ne sont pas supprimées par le traitement.
7° Les 3 vaccins français donnent des résultats absolument comparables.
8° Nous sommes donc en présence d’une méthode intéressante dont les résultats bien qu'inconstants sont cependant évidents. Nous croyons qu'ils surpassent en valeur ceux que donne la balnéothérapie, et nous pensons qu’à l’heure actuelle, il y a intérêt à associer ces deux méthodes.
Vu : le Président de la thèse WIDAL
Vu : le Doyen, LANDOUZY Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,