Grecescu, op. cil., p
2. Brândza. Despre vegetatiunea României, Ac. Rom., av. 1880.
3. Bielz. Siebenbûrgen, 1899 et Fauna der Land und Sûsswasser Mollusken Siebenbiirgens, 1867.
4. Mojsisovics von Mojsvar. Das Tierleben des Oesterreischich Ungarischen Tiefebeuen, Wien, 1897.
Le monde des invertébrés a seul, jusqu'à présent, été l'objet d'un certain nombre d'études de détail. Les recherches centralisées et publiées par M. Jacquet 1 ont amené la découverte de plusieurs espèces nouvelles d'Arachnides, de Curculionides, d'Orthoptères, etc. On signale, parmi les régions les mieux connues au point de vue des Macrolépidoptères, le versant valaque des Karpates et les environs de Bucarest 2. La Roumanie serait sensiblement plus riche en espèces de cette famille que la Transylvanie et la Bukovine 3.
D'après Licherdopol, ]a faune malacologique de la Yalachie la rattache à la région pontique de Fischer. Elle est remarquable par le grand développement de la famille des tlnionidae (plus de 40 espèces, alors que l'Europe occidentale n'en compte que 16). Plusieurs espèces à'Unio, Sphœrium, Vivipara, Hélix, Bulimulus la rattacheraient aux pays d'au delà du Danube et la sépareraient de la Transylvanie 4.
On manque encore d'études systématiques sur les reptiles, les oiseaux, les mammifères. La présence d'une vipère commune dans la région méditerranéenne (Viper a ammodytes), près de Turnu Severinu, et la découverte d'une espèce nouvelle de Triton (Triton Montandoni), montrent cependant que des recherches dirigées dans ce sens pourraient donner des résultats intéressants. Il est peu de régions en Europe où le monde des oiseaux présente autant de richesse et de variétés que les marais du bas Danube ; et l'étude des mammifères rongeurs dans les steppes du Baragan révélerait peutêtre de curieuses affinités avec la Eussie méridionale.
Les données dont nous disposons sont insuffisantes pour apprécier le caractère d'ensemble de la faune valaque ; mais il est peu probable que les recherches à venir puissent modifier le tableau que nous avons esquissé de la physionomie physique de la Yalachie, en étudiant son relief, son climat et sa végétation.
Il n'est pas de région naturelle, si bien limitée qu'elle soit, où l'on ne puisse saisir des affinités avec les contrées voisines, et qui ne soit, à certains égards, une région de transition. La Yalachie, malgré des
1. La faune de la Roumanie, Bull. Soc. Se. Bue, 1898, sq. passim.
2. Ed. Fleck. Die Makrolepidopteren Rumâniens, Bull. Soc. Se. Bue, VIII, pp. 682-773.