‹ La valise noireChapitre 8 sur 52 · Joseph A Costa, liy. VI, chap. t · texte numérisé non relu

Joseph A Costa, liy. VI, chap. t

princes commandant à des nations entières et couvrant la mer de leurs galions t

On comprend qpielle sensation dut produire cette fortune inouïe. Us 'éleva dans l'Europe entière un cri de surprise et d'admiration. Tous les yeux se tournèrent vers la nouvelle terre promise, toutes les voix yi mirent à interroger. La réputation de ses prodiges alla grosissant. Ce ne fUt plus seule* ment un jardin des Hespérides, mais un Eldorado qui réalisait toutes les fables de la féerie. L'or en était la moindre merveille. Là s'élevaient des rocs entiers de lapis lazuli * , et se trouvaient des animaux au front desquels brillait l'escarboucle féerique 2; des plantes souveraines y guérissaient sûrement tous les maux 3; de miraculeuses fontaines rendaient la jeunesse aux vieillards *. Mais les Espagnols et les Portugais, munis de la bulle pontificale qui leur conférait la propriété du Nou-

Page 1