SCÈNE VII
Les Mêmes, excepté REUBEN.
D.AMEL.
Je le crois frapiié d'idiotisme... malheureux jeune crétin que tu es, va!
MARiil ERITE, ;i Fleur-(l.s-('.lianips.
Mais, dites-moi donc, mesdemoiselles, vous êtes restées bien long-temps dans la prairie?
FLErR-DE9-r,HA.MPS.
C'est que voyez-vous, ma tante, nous venons d'assister à un concert.
-MARiJlKRITE.
A un concert?
FLEIR-DES-CHAMPS.
Oui, à l'entrée du petit bois. Je crois en vérité que tous les oiseaux du pays s'étaient réimis sur le vieux chêne, vous savez ben... ce gros arbre (|ui a plus de 2(N)n ans... voilA (pi'ils st; sont mis à chanter tous ensemble... on aurait dit un air du pays; aussi, nous étions là. autour de l'arbre, prêtant l'oreille , et ne disant pas im seul mot.
DAMEL
V'Ià le plus fort !
FLErR-DES-CHAMPS.
Et, maintenant, nous savons l'air que les oiseaux rhanliiiiMii . <•! i\ la veillée, nous vous le ferons entendre.
HAMEI .
Oh ! tout de suite? hein ? I(»ul de .■^uile! ca doit être curieux !
FI.EIR-UES-rUAMPS.
V étes-voiis toutes, tnesdcntoi^elles?
' I» Ml SEE DRAMATIVl.*:
TOITKS.
Oui ! oui ! oui ! '
FLEt'R-DES-CHAMPS.
Am tyrolien de M. Flalaw. .Voyez à la lit.)
Ecouliez .. m'y voilà:
Li- rossignol d'aboni se Tait entendre . Comme sa voix- est douce et tendre ' Ah! ah : ah! ah! àh! ah!
Puis la fauvette Vive et coquette Lui répond comme cela -.
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
La tourterelle , Tendre et fid«^le , Roucoule un amoureux soupir...
Et l'alouette Tout haut caquette...
CVsl un bruit à vous étourdir.
Ah : ah ! ah! ah :