Bibliothèque des niei veilles
vement par la rotation de l'arbre moteur, viennent successivement plonger dans Teau, et, s'appuyant sur la masse liquide, font avancer le bateau en sens contraire de leur propre mouvement.
Les roues sont toujours, pour la symétrie et l'équilibre, au nombre de deux; elles sont montées sur le môme arbre ou axe, qui traverse le navire perpendiculairement à sa longueur; et quand elles plongent dans Teau verticalement, le bord supérieur des aubes doit être recouvert par le fluide d'une hauteur de 0«,10 à 0«»,20.
Il en est du travail mécanique des aubes sur Teau comme de celui des rames; il ne produit un effet utile, c'est-à-dire la propulsion du bateau en avant, que parce qu'il donne lieu à un mouvement de l'eau en arrière; ce dernier mouvement, sans lequel le premier qui en est la réaction n'existerait pas, se nomme le recul; il absorbe une quantité considérable du travail de la vapeur, indépendammentdes pertes occasionnées par le frottement. Comme exemple de cette répartition du travail moteur, nous citerons celui que donne M. Sonnet*; il est déduit d'expériences faites sur le bateau à vapeur le Castor, qui fait le service de Honfleur au Havre. « Sur 100 chevaux-vapeur fournis par la machine, dit-il, il y en a 33.9 employés à vaincre la résistance de l'eau sûr la carène, c'est ce qui constitue le travail utile; 58.2 sont consommés par le recul, c'est-à-dire pour mettre l'eau en mouvement; le frottement n'en emploie que 7.9.