‹ La vapeurChapitre 11 sur 26 · LES MANOMÈTRES · texte numérisé non relu

LES MANOMÈTRES

Manomètre à air libre, à branches multiples ; à air comprimé. — .Manomètres métalliques. — Qualités d'un bon mécanicien et d'un chauffeur de machine : économie et sécurité qui en sont la conséquence.

11 nous reste à dire comment on peut s'assurer à chaque instant, pendant le fonctionnement d'une machine, des variations de la tension de sa vapeur. Les instruments qui fournissent cette indication en atmosphères et fraclions d'atmosphères sont connus sous le nom de manomètres.

Mais les manomètres employés ne sont pas tous basés sur le même principe. Les uns, comme le manomètre à air libre^ sont tout simplement des baromètres à siphon dont la grande branche est ouverte ; seulement ce n'est pas la pression de l'air atmosphérique qui soulève la colonne de mercure, c'est celle de la vapeur, la petite branche étant mise en communication directe avec la chambre de

i-îi L.\ V-vrtuii.

vapeur df lacliaudièie. C'est la différence des hauteurs du mercure dans les deux brandies, augmentée de la pression Laromélrique, qui exprime la pression de la vapeur.

Dansles machines qui fonctionnent à des pressions élevées, le manomètre a air liljre£st incommode à cause de sa grande longueur. Le manomètre à branches multiples (fig. 52) résout cette difficulté, parce que la hauteur de la colonne qui marque la pression de la vapeur, déduction faite d'une atmosphère, se trouve à peu de chose près divisé par le nombre des tubes ""^ qui en forment les courbures successives'.

Les manomètres à air comprimé (fig. 3â) ne sont autre chose que des tubes de Jlariotte. Par l'une des branches, la vapeur exerce librement la pression qui, dans l'autre branche, est équilibrée par l'air comprimé, plus par la différence de niveau du mercure. L'instrument est réglé de sorte que le mercure est à une même linuteurin » dans les deux brancliob, si l,i pie^sion de la \apeui \ tut une at-

pom Id dimonsliitioii cli. clIU <1 I 1 111^ lort fimplc' aia Ttaitos di. [ihjBiijuc ou i.n(.oi liDnnmi'e des Utilliémriligtiet a/ipltqi t'es de H Soiinil

Lk

U GH.UDIERE. 1!5

mosphêre. Quand celte pression devient graduellement plus forte, le niveau s'élève en A mais à des hauteurs décroissantes pour d'égales augmentations de pression, selon la loi de Mariotte. L'instrument

est donc de moins en moins sensible aux pressions les plus élevées. On remédie à cet inconvénient en donnant au manomètre la disposition que monti'e la figure 53. La forme conique de la branche qui renferme l'air donne aux divisions correspondant aux atmosphères successives des longueurs à peu de chose prés égales, de sorte que la lecture des

^- loi iii-'» cr iiair- ^ .^r^ik»*. x-muiiti

Ire il 4k* %ktiiU:ziufU3^^ â dt;^ cùbtrôles a^ec les iMkm0ttUit^ j^iuA exaeU. L'îuciMivéïiîeiit de o»âx-<i %mA Mirtout de la maliére ^ les comfn^se^ du

Lk UUAUDIEHE. 127

verre qui s'encrasse et perd sa transparence, et au travers duquelil faut observer le mercure, de leur fragilité ; il arrive aussi que le mercure du manomètre à air comprimé s'oxyde, ce qui diminue le volume de l'air : alors l'instrument marq^ue des pressions plus fortes que la pression réelle.

lîg. 3S. — KanvBiétre méltdliqat

Tel est, dans ses parties essentielles, l'appareil générateur de vapeur connu dans la pratique sous le nom commun de chau-diére. La chaudière, J6 l'ai déjà dit, varie beaucoup de dimeiisions et de formes, selon les types de machines auxquelles elle fournit la force ou le moteur. Plus, loin, nous verrons quelques-unes des dispositions ks plus usitées et les pLus originales des chaudières dans les ma^ cfiines fixes, dans les machines mai'ines et dans les machines mobiles, locomotives ou locomobiles. Mais

128 l,A VAPEl'Il.

dans toutes, nous retrouverons les mêmes parties principales, et les mêmes organes accessoires.

A l'origine, ces appareils étaient grossièrement construits ; au point de vue de la si^curitiS comme au point de vue de l'économie, ils étaient loin d'atteindre la perfection que les progrès des sciences et ceux de la mécanique pratique ont rendue possible. Toutefois, quelques garanties qu'offre une cliaudiérc quand elle sort neuve des ateliers du constructeur et qu'elle a subi les épreuves officielles, elle exige, pour son bon fonctionnement des soins constants, une surveillance qui ne se ralentisse pas, de sorte qu'aussitôt un vice constaté, une dèlcrioratiou aperçue, elle doit être l'objet immédiat d'une réparation convenable.

Avant tout, elle doit être confiée à un chauffeur intelligent, laborieux, sobre, ayant conscience de la responsabilité qui lui incombe, et doué du sang froid nécessaire dans le cas d'un dérangement imprévu. La façon dont il conduit le feu, la régularité avec laquelle m'entretient sont pour beaucoup dans la question d'économie, si importante pour une industrie quelconque. Il doit veiller avec soin à entretenir un niveau constant de l'eau dans la chaudière, et avoir l'œil et l'oreille, par conséquent, aux indicateurs et aux flotteurs. De temps à autre, il doit vérifier l'état dessoupapes qui peuvent se trouver accidentellement surchargées, ou adhérer sur leur

LA CHAUDIÈRE liO

siège. Ce sont là des soins qui regardent la sécurité. Relativement à Téconomie, c'est par Tentrelien régulier d'un feu toujours également vif qu'un bon chauffeur peut y contribuer. La couche de houille ne doit être ni trop mince, ni trop épaisse (de 10 à 15 centimètres au maximum) très-uniformément étalée sur toute la surface de la grille, dont les barreaux doivent toujours laisser passage à l'air pour le tirage.

Au moment de l'allumage et de la mise en train, il y a une perte inévitable de combustible. Mais quand le foyer est bien ardent, que le feu est partout d'une égale blancheur, alors il faut, à mesure de la combustion, charger de nouveau combustible : ni trop souvent, car la nécessité d'ouvrir les portes du foyer causerait des pertes trop fréquenles de chaleur; ni à des intervalles trop éloignés, car le même inconvénient proviendrait du refroidissement du foyer par une trop grosse surchagede houille fraîche.

L'économie qui résulte du bon entretien d'une chaudière ne porte pas seulement sur le combustible, mais encore sur la durée de l'appareil, dont la valeur représente un capital assez considérable, que les réparations accroissent encore. Donc le chef d'une usine a le plus grand intérêt à confier sa machine à un homme capable, actif, habile.

Mais les pertes de chaleur ne sont pas toutes dues,

tant s'en faut, à l'impéritie d'un chauffeur. Nous

no lA VALEUR.

avons dit déjà qu'il y en a d'inévitables. A celles-là s'ajoutent celles qui sont le fait d'une mauvaise disposition dolachatuiièreelderemploi d'un combustible de mauvaise qualité.

n y a encore les pertes de chaleur que subit la chaudière par le fait du rayonnement. Bans les chaudières établies à poste fixe, à l'intérieur d'un massif de maçonnerie, cette cause de déperdition estmoindre que dans les antres. Néanmoins, il y a toujours la partie supérieure du corps principal et le tuyau de vapeur qui sont exposés à ce refroidissement. Le remède est dans les enveloppes protectrices faites de matières qui ont la propriété de conduire mal la chaleur. Les chaudières des locomotives ont de doubles enveloppes entre lesquelles l'air interposé, mauvais conducteur de la chaleur, suffit à atténuer les pertes par rayonnement *.

' On emploie avec bea p d g d p quelques an-

nées, l'enduit PimonI (da om il 1 t ) -d rifuge plas-

tique. C'est une aorlo de m b mp f de len rpileuse, de poile d'animaux el de far d ) V i t U. d'un cerliScat que cite H. A. Moria q tLm "rt d I> flels de celte

appitcation; il a été dél vré p 1 d ecte d t Société des paquebots du Havre â H ur > n p conslaler les

améliorations suivantes dp 1 ppl t d I ni ge plastique de H. Pimant, sur les ch d ère tuj d d I de vapeur el cylindres du ateaurcr h Français : 1° ccoiiomia réalisée dans l'em ploi du combustible, environ 10 pour 100 ; 2" condensation à peu prés nulle dans les lujaui et dans tes cflindrcs ; 3° ^rantie contre la clialeur, pour les mécaniciens et les chaufieurs, telle que le i Ibermomélre, dans la cliamliro des machines, marquait 18 i S2° cenligi-ades lorsque la lempéralure ou dehors était de H". ■

L\ CHAUDIÈRE. 13i

Page 1