‹ La vapeurChapitre 5 sur 26 · FORCE ÉLASTIQUE DE LA YAPEIU · texte numérisé non relu

FORCE ÉLASTIQUE DE LA YAPEIU

primer et s'abaisser jusqu'à un certain point b, A quoi est due cette dépression instantanée? Évidemment à la vapeur d'eau qui s'est formée dès que le liquide a pénétré dans Fespace vide de la chambre. On peut s'assurer, en effet, ou bien que le liquide a disparu complètement, ou s'il en reste encore au-dessus du mercure, que son volume a diminué.

Que prouve cette première expérience? Que, dans le vide, les liquides se réduisent spontanément en vapeur, et que cette vapeur est douée d'une certaine force élastique ou tension. La différence de niveau des surfaces a, 6, du mercure dans les deux tubes est d'ailleurs la mesure de cette force, qu'on peut comparer ainsi à la i)ression atmosphérique au moment de l'expérience.

Examinons maintenant à part chacun des cas qui peuvent se présenter.

Supposons que tout le liquide introduit ne se soit pas réduit en vapeur, qu'il en reste un excédant audessus du mercure. Abaissons rapidement le tube dans la cuvette : que voyons-nous? Le niveau b reste à la môme hauteur au-dessus du mercure de la cuvette, bien que la chambre barométrique ait diminué de volume, c'est-à-dire bien que l'espace occupé par la vapeur soit moins grand qu'au début de Texpérience. 11 faut en conclure que la force élastique de la vapeur n'a pas changé. Seulement, Irf quantité de liquide qui surnage a augmenlé

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comme on pt'iil le voir, ce i[ii\ pmvienl évidenimenl du retour d'une parlie de la vapeur d'eau à l'élat lirjuide. Si, au lieu d'eau, on employait, pour les expériences que nous venons de décrire, iin liquide très-volalil comme réther ou l'alcool absolu, l'accroissement d'épaisseur de la couche liquide qui surmonte !e mercui-e serait plus aisément appréciable. Remontons maintenant le tube à son premier niveau ; les choses reprendront leur premier état, et si l'on continue à agrandir la chambre barométrique par l'ascension du tube, on reconnaîtra que le niveau b reste invariable tant que le liquide re;sie eij çxcès, c'esl-à-dirc n'est point enti<>remenl vaporisé.'

Arrive un moment, toutefois, où l'eau est «niièrement réd.uitc en vapeur. Là, encore, le niveau fr n'a point changé ; nigis si l'on continue à soulever le tube, le mercure remonte progressivement ; b se rapproche du point a sans d'ailleurs jamais l'atteîndie. Quand la vapeur n'est plus en contact avec le liquide qui l'a formée, sa tension diminue donc : elle devient d'autant plus faible que l'espace vide occupé par celte vapeur est plus grand. Dans cette condition particulière,' la vapeur se comporte comme un gaz, et la loi des variations de sa tension est, en effet, la même que la loi de Mariolle*.

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